L’éloquence… il vaut mieux parfois se la fermer !
L’éloquence confère à la personne qui la possède, l’aptitude à s’exprimer avec aisance, la capacité d’émouvoir, de persuader, d’entraîner avec soi, de motiver, de responsabiliser, de faire se développer l’autre par la parole.
Quand un patron d’entreprise n’a pas l’éloquence (je n’ai pas dit charisme…) pour motiver, fédérer, développer l’implication et la créativité de ses employés et de ses clients, il pourra se payer toute les plus belles campagnes de communication et de marketing, il détruira ses investissements à chaque fois qu’il ouvrira sa bouche. Pour autant certains n’arrêtent pas de l’ouvrir et plus ils parlent et plus l’énergie baisse.
Quand un syndicaliste ne possède aucune éloquence, il devient pathétique.
Quand un professionnel de la communication ou du marketing multiplie les contre sens, les erreurs de syntaxe, de conjugaison, de grammaire, il devient tout simplement ridicule… même avec sa BMW et sa montre Rolex… même plus peut-être !
Mais ce ne sont là que quelques exemples en passant…
Les mots, les phrases, la lecture, le discours, le débat, la confrontation verbale, les jeux de mot sont des exercices qui actionnent les neurones, qui activent les synapses.
Posséder une richesse de vocabulaire, la connaissance de la grammaire, le sens des mots et des phrases, tout cela amplifie la pensée, développe la force de conviction, engendre la créativité, permet l’analyse critique…
Tous ces exercices provoquent des connections au niveau des neurones et entretiennent les synapses.
Une vraie gymnastique mentale qui permet de garder l’esprit jeune… ce qui est parfois plus utile que d’entraîner son corps à outrance pour paraître jeune tout en ayant un esprit vieux… ou vide !
La conséquence d’une richesse linguistique est la fierté de soi, de l’aisance, des émotions positives, de l’impact, un pouvoir de persuasion, la capacité à partager, à échanger, à s’enrichir de l’intérieur avec les autres, à s’exprimer en lieu et place de la violence. Bref ! À vivre semble-t-il de façon humaine… avec un cerveau qui fonctionne !
Il paraît que tout cela ne s’enseigne plus dans les écoles… Ah ? Ben alors… Cela m’explique bien des choses.
Mais de quoi je me mêle ?
Qui suis-je pour expliquer cela ?
Après tout un pays fait d’esclaves enchaînés à leurs cartes de crédit, un peuple composé de badauds esbaudis devant la médiocrité n’est-ce pas plus facile à manipuler…
Jusqu’au jour ou….
Mais bon ! Tant qu’il y aura de la junk food et des promesses électorales à quoi peut servir l’éloquence ?
Je ferai mieux de me la fermer
Didier Reinach
Pas de commentairesUn peuple qui ne cherche pas à s’instruire et qui ne préfère pas à toutes choses les richesses de l’intelligence, ne sera jamais un peuple libre. »
« Les peuples qui servent des maîtres injustes et qui obéissent tout en se plaignant de leurs maîtres, ne sont que de mauvais esclaves. Il faut les surveiller pour qu’ils ne se révoltent pas, et les punir lorsqu’ils murmurent.
Nulle domination n’est injuste tant qu’un peuple la souffre : car les peuples savent bien qu’ils sont les plus forts dès qu’ils le veulent.
Mais un peuple qui a peur n’est pas un peuple ; c’est une meute de chiens édentés.
Un peuple qui veut manger et boire, et qui se soucie peu d’être libre, n’est qu’un troupeau d’animaux immondes.
Un peuple qui ne cherche pas à s’instruire et qui ne préfère pas à toutes choses les richesses de l’intelligence, ne sera jamais un peuple libre. »
— Éliphas Lévi, le Testament de la Liberté
Pas de commentairesVite gardons l’espoir !
Quand en pleine réunion marketing un cadre demande que signifie le mot consumérisme…
Quand un patron de PME qui rêve de devenir une multinationale, refuse de former ses employés car, cela coûte cher et cela leur permettrait de développer leur sens critique et leur culture générale.
Quand on sait que la créativité est une des clés principales de réussite des entreprises occidentales.
Quand 70% des les jeunes qui arrivent sur le marché du travail n’ont pas ou peu de vocabulaire pour exprimer leurs idées au travail et encore moins pour gérer des projets, impliquer et motiver les équipes.
Quand dans une séance de créativité plus de 50% des personnes ne connaissent pas le mot tellurique.
Quand un avocat, au demeurant excellent technicien du droit, ne possède aucune éloquence et se moque complètement des besoins psychologiques de ses clients et de la partie adverse.
Quand un syndicaliste se bat pour 1% d’augmentation des salaires dans une usine alors que les douches sont vétustes et quasiment insalubres et que les employés ne reçoivent pas le minimum de respect de la part de la direction.
Quand un expert comptable ne comprend pas la stratégie de l’entreprise pour adapter la gestion financière.
Quand un médecin ne pose aucune question et répond au problème de son patient sans prendre en considération l’individu dans son intégralité.
Quand un employé de 35 ans qui postule à un poste en interne se fait répondre par sa direction des ressources humaines que son diplôme à plus de 10 ans et qu’il est donc obsolète.
Quand on confond image de marque et identité.
Quand un professeur de français ne corrige plus les fautes d’orthographe et ne les prend pas en compte dans la note d’une dissertation.
Quand les politiques voyagent sans but au frais des contribuables.
Quand 30% de l’argent circulant dans l’économie est celui du crime et qu’Il va être très difficile de s’en passer sans risquer de faire chuter l’ensemble du système.
Quand « du pain et des jeux » deviennent la préoccupation principale des citoyens.
Quand les gouvernements cautionnent le pillage de la planète en privilégiant la richesse de quelques uns au détriment du plus grand nombre.
Alors,
Je garde l’espoir de voir naître de vrais leaders capables de nous emmener plus loin, de voir plus grand, de nous sortir de nos egos rétrécis, de nous proposer un nouveau modèle de société, des leaders, des vrais leaders capables d’oser au nom de l’intérêt général et non au nom de l’intérêt particulier.
Je garde l’espoir de participer à cette renaissance et d’y être accompagné par le plus grand nombre.
Je garde l’espoir que mes enfants soient un jour des leaders capables de participer à ce renouveau.
Je garde l’espoir quoiqu’il advienne car tous les dirigeants incultes qui pensent être plus forts et plus malins que les générations précédentes, tous les égoïstes maniaco-dépressifs en quête de pouvoir et de gloire ne sont que les clones inconsistants de ceux, les mêmes, qui ont fait chuter tous les empires depuis 3 000 ans, de la même façon, avec les mêmes formes de pensée et les mêmes comportements.
Ces usurpateurs stériles sont totalement incapables d’imaginer autre chose, autrement, d’en être les modèles et encore moins les moteurs.
Alors,
Je garde l’espoir de voir des femmes et des hommes s’éveiller et agir, se regrouper et créer dans le respect de l’humanité.
Réapprenons la vie et l’amour, sortons de l’ignorance… vite gardons l’espoir !
Didier Reinach
Pas de commentairesAir Canada ou l’art sans manière de se foutre de la gueule du client….
Air Canada ou l’art sans manière de se foutre de la gueule du client….
Départ de Gaspé le 30 septembre à 14h45…
Air Canada Jazz ne charge pas, volontairement, les valises de ses clients… mais le dit-elle à ses clients ?
Non rien !
Aucun respect, aucune civilité, aucun courage d’annoncer la situation aux passagers qui embarquent à Gaspé !
L’avion n’a pas la place de prendre les bagages des clients, nous l’apprendrons à l’arrivée.
Air Canada Jazz sait ce qu’elle fait sciemment, consciemment, sa décision est pleine et entière, tant pis pour ceux qui ont une correspondance pour l’étranger, tant pis pour ceux qui ont des médicaments vitaux pour leur santé dans leur valise, tant pis pour ceux qui ont leur matériel de travail pour le lendemain matin ou le soir même.
Air Canada Jazz se fout royalement des conséquences pour ses clients.
Pas un mot d’excuse, pas un seul comportement aimable.
À l’arrivée à Montréal nous sommes « convoqués » à donner nos coordonnées et on nous précise, sans excuses, sans remords, que « normalement » nos valises devraient arriver demain en fin de matinée.
Évidemment air Canada Jazz s’en fou, ils ont l’exclusivité de la ligne aérienne. Si les employés d’Air Canada sont traités comme les clients qu’elle compagnie !
Air Canada Jazz pouvait-elle simplement dire la vérité, assumer sa situation dès le départ, indemniser ou faire un cadeau à ses clients, poser un geste positif, se faire pardonner ?
Il y avait 1000 façons de traiter la situation positivement. Mais là ce fût du mépris, de l’indécence, une certaine forme de cynisme…
Vivement que la concurrence s’établisse et que des tels agissements disparaissent…
Et pendant ce temps là le patron d’air Canada empoche…. Voir l’article
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/320882/prime-a-la-fidelite-air-canada-paie-le-prix-fort-pour-garder-rovinescu
Je crois que le politiquement correct n’est plus de mise…
Voici la démonstration totale du manque de leadership…
La culture et les ados, quel avenir souhaitez-vous ?
J’ai le plaisir de vous inviter à vous joindre à nous pour appuyer une mission d’éducation à la culture pour les adolescents de 12 à 18 ans.
Cette mission d’une extrême importance pour l’avenir de nos jeunes, l’avenir de notre pays et de nos entreprises est la vocation du théâtre Longue Vue La Suite.
Le mercredi 14 mars 2012, à une soirée exceptionnelle permettra de réunir un vaste public soucieux d’apporter un soutien inconditionnel à cet enjeu de la culture auprès des jeunes.
Le thème de cette soirée, l’amour et la haine, deux éléments fondamentaux de nos vies, deux facteurs qui touchent profondément les jeunes, sont mis en scène avec brio par Philippe Côté autour de la pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette.
Lors de cette soirée vous aurez le loisir de rencontrer les comédiens de la pièce et les membres du Comité d’honneur dans le cadre d’un goûter de fin de soirée, dont : Janine Sutto, Edgar Fruitier, Lénie Scoffié et Jean-Pierre Chartrand.
La soirée se déroulera au Gesù, 1200, rue Bleury, à Montréal, débutera à 18h00 par un cocktail dinatoire dans la magnifique église. La pièce elle-même sera présentée dans l’amphithéâtre, à compter de 20h00.
Le THÉÂTRE LONGUE VUE la suite (LV2) jouit depuis 15 ans d’une renommée enviable dans le milieu de l’éducation et dans le milieu culturel. Près de 30 000 adolescents ont assisté à ses pièces, l’année dernière.
J’aurai plaisir à vous informer plus en détail sur les grandes lignes sur la Soirée bénéfice et comment les profits de la soirée seront utilisés.
Si vous partagez le fait qu’un manque de culture représente à terme pour un pays, un risque social et économique.
Si vous partagez le fait que la culture permet de développer la pensée, la créativité, le débat, l’estime de soi, la confiance, la communication, le sens de l’analyse, l’ouverture aux autres et au monde…
Si vous souhaitez profiter de la visibilité offerte aux leaders d’honneur qui réservent 10 billets ou plus pour leurs clients, leurs amis, leurs employés,
Si vous souhaitez offrir une place à un jeune, si vous voulez participer, vous impliquer, joigniez-vous à nous à quelque titre que ce soit.
Contactez nous sans plus tarder pour recevoir les documents de réservation, le nombre de places est malheureusement limité par la taille de la salle.
Il me fera plaisir d’en discuter avec vous, si vous le souhaitez, didier@elixihr.com
En tant de co-président d’honneur de la soirée bénéfice du théâtre Longue Vue la suite, je vous remercie par avance de votre soutien, de faire circuler l’information, de toutes vos critiques, suggestions, recommandations pour nous permettre de réussir cette soirée.
En attendant le plaisir de vous retrouver dans cette belle aventure .
Didier Reinach
514 349-9685
Pas de commentairesVos compétiteurs sont-ils en train de vous piquer vos meilleurs talents et vos meilleurs clients ?
Vos compétiteurs sont-ils en train de vous piquer vos meilleurs talents et vos meilleurs clients.
Que faites-vous pour assurer votre performance, pour capter, fidéliser, développer les talents de vos employés?
Nous avons récemment téléphoné à quelques entreprises pour proposer nos services….
Voici quelques réponses étonnantes de grandes entreprises :
- oui je sais qu’on a une université mais je ne sais pas où elle est ni qui s’en occupe.
- Non merci nous sommes leaders dans notre domaine on n’a besoin de rien.
- Pas la peine nos employés sont en moyenne depuis plus de 10 ans à l’emploi chez nous, ils n’ont plus besoin de formation.
- Envoyez nous le contenu de vos formations, on a quelqu’un chez nous qui s’occupe de l’utiliser auprès de nos employés.
- On est un cabinet d’avocats on n’a pas besoin de formation à la communication et à la négociation.
- Nous ne faisons que des formations technologiques sur la suite office et sur des logiciels.
- On est une PME en plein succès, on n’a pas besoin de formation.
Quand le monde change, que la compétition est rude, mieux vaut ne rien laisser au hasard.
Pas de commentairesLe leadership et la création de valeur en 9 mn
Tout ce que vous avez-vous savoir sur le leadership et la création de valeur.
Conférence du 8 septembre 2011
Pas de commentairesGrandeur et décadence ! – Les scandales ne servent qu’à vendre de l’info…
L’excellent article du blog de Christian Dumont m’a inspiré…
http://christiandumont.ca/2011/09/03/quand-la-politique-donne-des-ailes/
Grandeur et décadence ! - Les scandales ne servent qu’à faire vendre de l’info…
Quand un peuple se bat pour avoir un colisée estimant cela plus important que des services de santé ou de l’éducation, ou de la culture,
Quand certains syndicats fonctionnarisés font de la démagogie par pur électoralisme,
Quand des chefs de partis ignorent avec superbe la voix du peuple,
Quand des élus politiques jonglent entre démagogie, dédain et manipulation,
Quand le peuple lui-même n’éduque plus ses enfants,
Quand quelques patrons de grandes entreprises se comportent en mercenaires et pillent la caisse en toute impunité,
Quand les quelques rares personnes qui possèdent des valeurs et des comportements qui expriment le respect, l’engagement, la fierté, le partage, l’écoute, l’accueil, l’ouverture, l’opiniâtreté, l’honnêteté, la loyauté, la sincérité, la réalité, la constance, la patience, la transparence, n’ont plus le courage de les défendre,
Que croyez-vous qu’il advienne d’un peuple ?
Si nos gouvernants se permettent l’intolérable, le cynisme et la duperie, quelle est d’après vous l’estime qu’ils ont pour nous ?
D’années en années ils abaissent le niveau culturel, réduisent les facultés intellectuelles, du pain et des jeux tel est leur credo !
Consommez, jouissez, enchaînez-vous au crédit, soumettez-vous, la féodalité et l’esclavage sont bien présents, acceptés de tout un chacun, car tel est le choix que fait chacun d’entre-nous, chaque jour dans ses comportements de consommateur, spectateur passif d’une décadence inexorable.
Mais qu’importe, les élus actuels ou les futurs élus vous feront des promesses aux prochaines élections… ils vous feront rêver, demain « on rasera gratis » et le peuple y croira encore… Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent !
Alors tels des princes nos élus et autres représentants despotiques se servent à pleines mains, avec la rhétorique et la commission d’enquête comme alchimie soporifique.
Ils savent que le peuple ne bougera pas car les révolutions n’ont lieu que lorsque le peuple à faim.
Et aujourd’hui le peuple ne bougera pas car il est enchaîné à sa carte de crédit, il a peur pour demain, on l’alimente de crises économiques pour qu’il se terre et le faire taire et surtout il n’a pas faim, les Mc Do et autres « obésogènologues » certifiés s’occupent de le rendre impotent.
Nous irons donc ainsi de scandales en scandales, et avec le temps, telle une accoutumance à la pire des drogues, ces comportements déviants seront normalisés, vous deviendrez anormal en n’étant pas compromis.
Bien sût on pourrait rêver et se dire qu’un jour,
On enseignera les valeurs humanistes,
Les enseignants retrouveront la fierté d’être les défenseurs de la culture, de la langue, de la grammaire,
L’école enseignera le sens de l’effort, l’esprit critique, la rigueur,
Tous les parents éduqueront leurs enfants à être et non à avoir au lieu d’en faire des enfants rois ou des abandonnés, au lieu d’enseigner l’amour et la passion.
Les mots respect, engagement, fierté, partage, écoute, accueil, ouverture, opiniâtreté, honnêteté, loyauté, sincérité, réalité, constance, patience, transparence existeront au travers des comportements de chacun,
Les syndicats fonctionnarisés défendront le peuple, défendront des valeurs au lieu de faire trop souvent de l’électoralisme,
Tous les fonctionnaires seront fiers de servir leur pays et auront le courage de dénoncés l’inconcevable, (Heureusement il en existe certains qui portent en eux le sens de l’état)
On apprendra aux enfants à penser, à débattre, à avoir de l’éloquence.
Mais pour en arriver à cela il faudrait que nos dirigeants deviennent de vrais leaders, des stratèges ayant l’ambition de créer une nation solide, durable, créatrice…
Tel n’est pas leur ambition, leur vision, leur projet, leur ego est tourné vers eux-mêmes, leur pouvoir, leur réussite.
Ainsi sont mortes toutes les grandes civilisations.
La fierté d’un peuple, la force d’une civilisation, la puissance d’une nation, reposent sur son niveau culturel, sa capacité à débattre, à créer, à entreprendre, à défendre ses valeurs, ses racines, son histoire, ses passions, ses talents, à imaginer son avenir et à le prendre en main pour le plus grand bénéfice de tous, pas seulement le sien.
À chacun ses choix, mais chialer la cul dans son fauteuil une bière à la main c’est comme volontairement donner les clés de chez soi au voleur qui vous subtilise votre portefeuille.
Pas de commentairesLes diplômes ne valent rien… Embaucher des artistes !
Un véritable artiste est une personne qui possède son art, maîtrise la technique, imagine des solutions, est centré sur le résultat, l’aboutissement de son œuvre. Un artiste est, normalement, une personne impliquée, motivée, passionnée.
Oui mais, pour que les employés deviennent des artistes il leurs faut des agents d’artistes, des metteurs en scènes, des promoteurs de talents, des coachs.
Ce rôle revient désormais aux gestionnaires / managers.
Récompenser la performance et le résultat des gestionnaires est désormais la plus grave erreur des entreprises. Le gestionnaire performant est celui qui a une équipe impliquée, motivée, passionnée.
Mesurer la passion des employés permet d’évaluer intelligemment les gestionnaires.
Un gestionnaire dont les employés sont déprimés, absents, défaillants doit être sanctionné et écarté de l’organisation.
Comment recruter de bons gestionnaires ?
Non pas sur la base de son diplôme ou de son ancienneté.
Un diplôme, aussi important soit-il, n’est qu’un outil. Il ne doit plus être un « laisser-passer » vers la gloire, le pouvoir et l’argent.
Un diplôme prend toute sa valeur par les qualités de la personne.
Recruter les bons gestionnaires cela signifie prendre en compte les facteurs suivants :
Son état mental, la taille de son ego, son rapport au pouvoir, ses comportements, ses croyances quand à son métier, ses aptitudes à communiquer, à expliquer, à motiver, à développer les talents, à écouter, à impliquer, à responsabiliser, à déléguer, à faire confiance, à imaginer…
En métaphore, embaucher des artistes, des philosophes, des metteurs en scènes, des coachs, c’est enrichir l’entreprise !
Et qui a dit que les personnes qui ont des qualités d’artistes, de philosophes et de coachs n’ont pas le sens du résultat et du concret ?
Didier Reinach
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Pas de commentairesL’incivilité, l’irrespect, la goujaterie et l’inconvenance voire le cynisme, semblent devenir à la mode !
Que ce soit en travail comme en amour l’incivilité est de mise, le respect est absent, la goujaterie et l’inconvenance voire le cynisme, semblent devenir à la mode.
En une semaine j’ai juste noté quelques 26 comportements de totale non-éducation :
1. Arriver au bureau avec l’air d’être le centre du monde, hautain ou dédaigneux !
2. Rejeter la porte sur celui ou celle qui arrive derrière soi
3. Se dépêcher de ferme l’ascenseur en voyant du monde arriver
4. Garder sa casquette en entrant dans un lieu
5. Mâcher sa gomme lors d’un entretien et avoir l’air d’un ruminant
6. Manger à table la bouche ouverte en claquant des lèvres
7. Parler la bouche pleine
8. Tenir ses couverts comme des outils de chantier
9. Faire payer l’addition à son client lors de la conclusion positive d’une affaire
10. Se tenir mou lors d’une réunion et ressembler à un homo sapiens
11. Marcher comme un soldat qui assaille un fortin
12. Faire un compliment déplacé pour se débarrasser de l’autre
13. Passer son temps à poser des questions sur la richesse matérielle de l’autre
14. Piller, voler la création et les idées des autres
15. Critiquer et se moquer de ses employés !
16. Ne jamais dire merci à ses clients
17. Ne pas informer, tenir au courant, donner du feed back
18. Envoyer des courriels avec au moins de 5 fautes d’orthographe par ligne
19. Remplir ses phrases de : « Sti, Tabarn.. Calisse… » toutes les 2 minutes
20. S’habiller en fonction de son seul ego sans avoir le goût de séduire
21. Couper la conversation avec quelqu’un, sans s’excuser, parce que juste à côté ou a vu ou entendu quelque chose de plus intéressant
22. Être en conversation avec son téléphone cellulaire pendant un rendez-vous galant
23. Garder son oreillette à l’oreille lorsque vous êtes invités chez des amis
24. Avoir les mains sales et moites et une haleine de bœuf lors d’un premier rendez-vous avec une blonde
25. Arriver en retard volontairement lors du premier rendez-vous avec un homme
26. Prendre la place de stationnement en arrivant par derrière alors qu’une personne est en train de se garer normalement
Ajoutez les vôtres….
Je me demande à quoi correspond le mot éducation notamment à la suite du mot ministère.
Je me demande si les parents actuels connaissent encore ce mot.
Je me demande… non je constate que si tout le monde s’en fou, nous finirons par ressembler à des troupeaux incultes et quasiment barbares… mais tout le monde s’en fou n’est-il pas ?
Défendons la bonne éducation pour redonner un peu de fierté, de classe, d’étiquette, d’élégance aux rapports humains… à moins que le mot humain, là aussi ne vaille plus rien dire !
Allez, restons optimistes…
Bonne journée !
Didier Reinach
1-514-349-9685
LES GESTIONNAIRES VONT MOURIR….
Un organisme qui n’évolue pas dans son milieu naturel se retrouve confronté à plusieurs choix :
- Mourir et servir de terreaux à d’autres organismes
- Se faire manger vivant par d’autres organismes
- Évoluer par étapes successives pour s’adapter à l’évolution de son environnement
Qu’en est-il des entreprises ?
Si en pratique, pour la plupart, grâce à la publicité et au marketing, elles y parviennent au niveau des produits, au niveau des services et en interne c’est une autre histoire !
Qui peut raisonnablement démontrer que par la seule communication externe, la seule gestion de son image et de sa marque on fait évoluer de façon durable la culture d’entreprise, les comportements, les croyances, la mobilisation et l’implication des employés ?
La qualité des produits et surtout des services, mêmes repensés, repositionnés et « relooké », dépendra de l’énergie, de la créativité, de la mobilisation des forces internes. En synthèse de la résonance et du rayonnement qui part des forces humaines.
On sait aussi que de nombreuses compagnies qui ne communiquent pas ou peu obtiennent des résultats à faire pâlir certains actionnaires et reçoivent spontanément les meilleurs CV.
C’est toute la différence entre les entreprises qui possèdent un certain leadership et celles qui ne font que gérer une image, voire un charisme plus ou moins alternatif.
La clé de la puissance du leadership est le gestionnaire, parfois appeler manager ou manageur en français !
Dans cette évolution incontournable, certaines entreprises sont déjà en pleine transformation. D’ici quelques mois ou quelques années elle n’auront plus de gestionnaires / managers…
Elles auront des leaders en lieu et place de ces gestionnaires, peut-être les mêmes, peut-être d’autres, mais des leaders c’est assuré…
Des leaders qui gèrent des humains avant de gérer des processus et des résultats.
Des leaders dont les qualités premières sont entre autres :
- De mettre en avant les femmes et les hommes de l’entreprise,
- De développer les talents,
- De mobiliser,
- De passionner,
- De donner su sens,
- De développer les compétences,
- De faire évoluer les mentalités et les comportements,
- De faire évoluer les processus et les logiques,
Pour en final obtenir un résultat tangible dont tout le monde est fier, un succès qui appartient avant tout aux employés.
Cela s’appelle créer de la valeur….
Les gestionnaires vont mourir pour renaître en leader !
- Pas tous ? Qui a dit : »pas tous » ?
Didier Reinach
Conférencier – Formateur
Créateur de la mécanique du leadership
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La planification stratégique ne sert à rien !
Il y a quelque temps je rencontrai un haut dirigeant d’une compagnie qui, dans le cadre de sa planification stratégique, cherchait un moyen de la « dérouler » dans son entreprise afin que chaque employé puisse performer au maximum. Il voulait des tableaux de bord, des outils de mesure et de contrôle pour réussir cette action.
Je ne suis pas certain que le capitaine d’une équipe de soccer passe son temps à regarder le tableau des scores pendant le match.
Quelques semaines plus tard je rencontrai un directeur d’une autre entreprise qui cherchait une façon de développer la motivation, l’implication et la performance autour de « sa » planification stratégique. Il m’expliqua qu’il faisait son plan marketing et ses plans de vente en fonction des bonus que les différents services et produits lui rapportaient personnellement en fin d’année.
Il ne me semble pas que le coach d’une équipe de hockey enseigne aux joueurs de ne passer la rondelle qu’au capitaine de l’équipe pour que lui seul marque des buts.
Développer le leadership des gestionnaires, de l’entreprise, des produits et des services, mettre en place une planification du leadership est un exercice que tous les gros ego refusent ou contournent de peur d’être démasqués.
Être un leader c’est être en permanence ancrer dans la réalité avec un esprit de conquête, d’évolution, de créativité qui soit positif pour son organisation. C’est posséder l’obsession de s’entourer des meilleurs, de leur faire confiance et de leur donner les moyens de se développer. C’est posséder une vision et une compréhension claire de sa mission bien au delà de ses bénéfices personnelles. On retrouve chez eux des valeurs humanistes au travers de leurs comportements…
Y a t-il une corrélation entre la qualité du leadership des dirigeants et des gestionnaires et la performance des entreprises ?
Sauf erreur de ma part l’analyse de la qualité de la planification du leadership permet assez clairement d’anticiper sur les entreprises qui vont obtenir d’excellents résultats par rapport à celles qui devront faire face à des problèmes de croissance ou à des problèmes sociaux.
Combien y-a-t-il d’entreprises qui investissent sur leur planification stratégique alors que la déclinaison de cet exercice reste lettre morte dans son application ?
C’est un peu comme si les dirigeants d’une équipe sportive analysait les chances de gagner face à une concurrence agressive et se contentait de cette analyse pour communiquer aux joueurs les scores à marquer.
La confiance, l’entraînement, l’encadrement de l’équipe étant réduits à leur plus simple expression.
Comme me confiait un des actionnaires de l’une de ces entreprises :
» je me demande parfois à quoi sert la planification stratégique, si ce n’est à nous faire rêver et à préparer des excuses en cas de problèmes. Ces personnages sont à mon sens des usurpateurs. Payés grassement grâce peut-être à des succès passés ils sont devenus cyniques tout en étant obséquieux vis à vis de leur hiérarchie, ils souffrent d’arthrose mentale, de cécité et de surdité managériale…. il serait temps que nous actionnaires, nous puissions évaluer les patrons et les entreprises sur la qualité de leur leadership et non sur la taille de leur ego ou de leur charisme…à long terme ce sera sans aucun doute plus payant »
À bon entendeur…. le monde bouge et c’est une excellente chose !
Didier Reinach
Pas de commentaires13 Comportements clés pratiqués par les patrons leaders…
1- Ils ont une ambition clairement exprimée de ce qu’ils veulent accomplir, c’est leur passion.
2- Ils ont donc défini explicitement leurs objectifs ce qui explique leur métier.
3- Ils ont précisé leurs valeurs et leurs convictions, ils sont conscients de ce fait des conditions dans lesquelles ils vont accomplir leur mission. Leurs valeurs et leur passion ne sont pas négociables.
4- Ils s’entourent des meilleurs employés, c’est à dire de ceux qui possèdent l’expertise, qui partagent leurs valeurs et leur passion et qui disposent des compétences intrinsèques pour s’investir de façon autonome et responsable dans la réalisation des objectifs.
5- Ils délèguent le travail tout en inspirant leurs équipes, ils accordent le droit à l’erreur, ils reconnaissent la valeur des personnes, ils encouragent la prise de risques, ils sont justes dans leurs sanctions.
6- Ils confrontent* leurs employés, brassent les idées, permettent à chacun de s’exprimer pour sans cesse développer les meilleures idées et les meilleures solutions.
7- Ils se forment et forment leurs employés entre 3 à 10 jours par an pour faire évoluer leur expertise mais aussi leurs convictions et leurs comportements.
8- Ils décident après consultation, ils écoutent, donnent du temps à leurs équipes, les confortent, les renforcent dans leurs compétences.
9- Ils sont sur le terrain, écoutent leurs pairs, échangent, participent, se tiennent informés des évolutions internes et externes, ils sont ouverts au monde.
10- Ils ont l’humilité d’accepter la contradiction, les remises en cause, ils en nourrissent leur vision et leur esprit de décision. Ils sont capables de sens critique, de remises en cause, sans perdre leurs objectifs ni douter de leur mission.
11- Ils écoutent leurs clients, le marché, les concurrents, ils s’inspirent et osent.
12- Ils acceptent de s’investir sur le moyen et long terme car ils ont confiance en eux, ils gèrent le court, moyen et long terme simultanément avec une pensée systémique aiguisée.
13- Ils défendent le résultat, l’opiniâtreté, l’engagement et savent partager les fruits sans rechercher les honneurs et la gloire qui viendront peut-être comme récompense, conséquence ultime de leur travail et de celui de leurs équipes.
Ce sont des philosophes du résultat, des créateurs de passion, des générateurs d’implication, des bâtisseurs de tribu, des conquérants de marchés.
*Confrontation : 2 synonymes.
• comparaison, rencontre.
Didier Reinach
1-514-349-9685
Pas de commentaires… La théorie de Peter et le triptyque mortel.
Horacio Vladimir Ben Dupont avait eu un arrière grand père immigré russe qui fût coureur des bois, son grand-père fut coureur cycliste et son père imprégné de cette culture de coureurs fût coureur de jupons.
Lui est devenu chercheur sur cette question fondamentale que tout le monde se pose depuis des années… Pourquoi tout le monde coure et après quoi courent tous ces peuples victimes du stress, de la mégalomanie, de la paranoïa, de la dépression, de l’obésité.
Original par essence et disposant d’un moteur très créatif. Avec ses origines un peu russes, un peu françaises, un peu canadiennes, un peu espagnoles et un peu magrébines, cela faisait de lui un homme du monde mais pas un mondain.
Dans ses recherches incessantes Horacio Vladimir Ben Dupont avait rencontré la fameuse théorie de Peter qui n’avait pas manqué d’interpeller sa sagacité.
Il avait alors additionné les objectifs de ses recherches…
1- Courir mais pour quoi, après quoi et quels en sont les conséquences humaines
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2- Tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence – Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité.
Y-a-t-il une corrélation entre tous ces constats ?
Alors il chercha, couru dans tous les sens car courir faisait parti de son héritage génétique, rencontra des centaines de personnes, participa à de grandes messes capitalistes, passa des soirées dans ces églises nouvelles aux murs très cathodiques ou les gens se retrouvent à l’autel des croyances nouvelles désormais appelé comptoir, rien à voir avec les fameux comptoirs commerciaux, là où les gens partagent le vin et autres spiritueux ouvrant à de nouvelles spiritualités et partageants aussi certains pains entres autres choses….
la suite sur la vidéo….
Pas de commentairesL’art de « flinguer » ses employés….
Caricature de l’entretien d’évaluation… lorsque les gestionnaires ont dépassé leur seuil de compétences…. Juste un peu d’humour sur une époque pas tout à fait révolue…
Pas de commentairesUn jours vous serez obligés de faire ménage à 3….

La puissance de votre communication et de votre marketing dépend de vos Ressources Humaines
Histoire de provoquer et de remuer les méninges…
Mouvement de troupes, fusions, acquisitions, stratégie d’image, belles déclarations dans la presse, promesses merveilleuses, emballages alléchants, soirée de gala, conférence de motivation, réunion de vente…
Nombreuses sont les entreprises qui vantent leurs produits et services avec moultes campagnes de pub et des actions marketing séduisantes. Je n’ai rien contre la pub bien au contraire et encore moins contre le marketing ! Mon rôle de VP de l’APCM (Association des Professionnels de la Communication et du Marketing) me sensibilise au plus haut point.
Mais regardons ces belles campagnes qui nous offrent des services pleins d’attention et d’avenir, des produits dont paraît-il nous ne saurions nous passer. Parfois… je sens comme une irritation neuronale qui perturbe mes émotions humanistes.
Bref, je m’approche, je regarde et j’écoute de plus près. Après avoir traversé l’affiche et passé la porte la déception est bien souvent abyssale. J’ai l’impression de m’être fait séduire par un travesti. Je croyais avoir été dragué par une jolie femme aux allures de diva et au langage suave, j’avais l’impression d’avoir rencontré Vénus et Cupidon et je m’aperçois que c’est une momie liftée avec une voix off. Déception ? Pas à peu près !
Voilà ce qui peut arriver quand on reçoit des campagnes superbes, des messages subtiles, quand on communique et qu’on « markete » en laissant pour compte ceux qui animent le cœur de l’entreprise et qui sont sensés produire le service.
Pourtant je m’interroge, je m’interloque, les vrais stratèges le savent, il n’y a pas de stratégie sans ressources humaines. Alors pourquoi en marketing et en communication ne fait-on pas équipe avec les ressources humaines ? Aucune stratégie ne peut gagner sans prendre en compte les ressources humaines et l’humanité des ressources.
On nous vante la vitesse du réseau, la capacité du débit, les carrosseries sculptées avec classe, des moteurs hautement performants, des services adaptés, la passion du client, des rendements sécuritaires, des placements intelligents, la volonté de comprendre et voilà qu’au moindre problème vous attendez 45 minutes en ligne pour être reçu par des personnes en générale charmantes mais totalement démunies qui parfois vous offrent en prime un parcours téléphonique du genre : « passe à ton voisin… ! ».
Pas de leur faute, ces personnes ne sont pas formées, pas préparées et parfois elles sont victimes d’un mauvais casting. Et je ne parle pas non plus des employés tellement oubliés qu’ils ignorent jusqu’à l’existence de certains produits et services au sein même de leur entreprise… Ces gens là supportent alors avec résignation la hargne du consommateur, l’intolérance de l’acheteur, ils deviennent les souffres douleurs d’un système bien mal rodé.
Cet aspect touche tous les domaines, voitures, téléphonie, internet, banque, assurances, voyages, informatique… J’en oublie !
Combien sont-elles, ces entreprises à avoir « oublié » d’intégrer les fameux qualificatifs dans les comportements de services, dans l’humanité de leurs ressources ?
Ces qualificatifs qui me font vivre la promesse produit en terme de comportements… Vous savez, juste une rencontre client avec des comportements par lesquels je vis les mots exprimés comme, passion, performant, intelligent, volonté de comprendre, écoute, accueil, respect…
La réussite d’une marque, d’une entreprise passe de façon incontournable par une logique de management et de formation qui prend en compte les 4C de la performance RH: Cohérence, Conviction, Compétence et Créativité.
Une entreprise est-elle cohérente avec sa communication et son marketing quand son service client est d’une déficience à pleurer ? Quand les employés non aucune conviction dans ce qu’ils font et qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils sont là ?
Une entreprise est-elle compétente quand la réponse aux questions prend entre une heure et 6 semaines ?
Quand à avoir des employés créateurs de valeurs, nous sommes loin de la coupe aux lèvres !
Le marketing et la communication, à mon avis, doivent désormais intégrer la dimension RH. Le marketing et la communication doivent faire preuve d’un vrai leadership dans lequel la dimension humaine est incontournable.
Et le rôle de l’encadrement est ici stratégique !
En synthèse, plus l’image est forte, plus la promesse est grande et plus l’expérience de la rencontre client doit être à la hauteur. L’investissement en formation, en leadership, fait désormais partie intégrante d’une campagne de communication, d’une action marketing.
Quand je parle de formation et de leadership, je ne parle pas de réunir les employés dans un show de motivation pour crier « youpi ! ».
Je parle d’une action raisonnée avec de la profondeur, du contenu, de la qualité.
Je parle de traiter les employés de la même façon que l’on souhaite traiter les clients… 2 facteurs essentiels de performance, l’effet d’induction et l’effet systémique !
Passer à côté de cette réalité à l’heure de l’évolution des comportements des consommateurs et à l’heure du web 2.0 c’est augmenter les insatisfactions des clients et des employés et prendre le risque de se livrer en pâture à la vindicte numérique, ou de laisser la place à une concurrence plus silencieuse et terriblement efficace en terme de cohérence… Ma grand-mère me l’avait dit : « la parole est d’argent mais parfois, le silence est d’or ! »
Alors ? Si on communiquait et si on « marketait » en intégrant les RH ?
Didier Reinach
Pas de commentairesLa gestion des talents et la communication interne…
La gestion des talents et la communication interne… une histoire de leadership !
Parce que le déficit de leadership au niveau de l’encadrement est le risque majeur des organisations.
Parce que le plus grave problème des entreprises n’est pas le recrutement mais la gestion de la relève et des talents au niveau de l’encadrement.
Parce que cela ne sert à rien d’investir massivement en recrutement si le management interne ne fait que détruire les efforts matériel mis en place pour attirer les meilleurs candidats.
Parce que sans leadership construit, articulé, géré avec intelligence il n’y aura pas de développement des talents ni de mobilisation.
Parce que sans leadership fondé sur des valeurs et sur une méthode éprouvée, il est impossible de fidéliser les meilleurs, d’assurer la créativité et l’évolution des compétences techniques et des compétences intrinsèques.
Parce que seuls les grands stratèges savent que le leadership n’a rien à voir avec le charisme ou des jeux d’ego.
Parce que le leadership s’apprend et qu’il est indispensable de former et d’évaluer les gestionnaires actuels et futurs sur leurs aptitudes à produire un leadership motivant, attractif, passionnant, impliquant.
Parce que 90% des entreprises cherchent des solutions « fast food » pour faire évoluer leur encadrement… comme si l’être humain était capable d’évoluer en 2h !!!
Parce que les ressources humaines sont le pilier central d’un marketing attractif, elles sont l’essence de l’identité et de la performance d’une organisation.
Parce que le déficit de leadership actuel, dans tous les domaines, social, économique, politique, culturel entraîne la dépression et la régression des personnes et des organisations.
Tant et aussi longtemps que l’absence d’un vrai leadership durera, les hommes et les femmes en seront quittes pour choisir entre 4 scenarii de vie : être une proie, être esclave, être prédateur, être mercenaire.
4 scenarii où l’actualisation des compétences et l’auto-réalisation de soi semble poser un problème.
Choisir la voie du leadership c’est sortir de la dépression sociale, économique, politique, culturelle, c’est oser, c’est avoir une ambition, un projet pour sa communauté, son environnement fût-il proche ou très large.
C’est avoir envie de partager avec d’autres et d’attirer à soi les meilleurs pour construire ensemble.
Bien sûr, comme le disait André Gide, Choisir c’est renoncer… pas facile dans un monde ou tant de personnes ont peur de « dis…paraître ».
Mais l’apanage des grands leaders est de savoir faire des choix et d’en être fiers.
À bientôt !
Didier Reinach
Expert en Leadership et Marketing RH
Conférencier – Formateurs – Coach
1-514-349-9685
Pas de commentairesTu n’es pas un leader Maurice….
Tu me fatigues Maurice, tu n’es pas un leader Maurice…
Didier Reinach
1-514-349-9685
Les gestionnaires porteurs des valeurs de la marque…
Les gestionnaires générateurs d’identité…
Pas de commentairesQuand la formation vient au secours de la publicité et du marketing
Quand la formation vient au secours de la publicité et du marketing
Pas de commentairesPour ne pas confondre Charisme et Leadership…
Mais pourquoi faut-il donc apprendre le leadership ?
Pas de commentairesLa femme sera-t-elle vraiment l’avenir de l’homme… suite 3
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Il se penchait vers son coffre à cigares et en l’ouvrant une odeur magnifique venait à mes narines. Vous savez peut-être, cette odeur unique que vous avez peut-être croisée un jour, ce mélange de cuir, de bois, de feuilles qui s’entremêle pour donner ce parfum incomparable.
Puis choisissant avec soin un cigare en l’écoutant et en le humant avant de me le tendre en m’expliquant que celui ci devait être parfait, il me dit :
-Sais-tu Didier, qu’au Yucatan, fumer le cigare était réservé aux rois et aux prêtres !
Oui, lui dis-je, et ajoutant en souriant, il paraîtrait même que cela leur permettait d’entrer en contact avec les puissances invisibles. Alors à défaut d’être rois ou prêtres, laissons les vertus de ces cigares prolonger cette exquise soirée.
Et allant droit au but :
Je vous proposai donc de disserter sur une nouvelle éducation.
En fait je ne sais si elle est nouvelle ou si nous devons retrouver certaines vertus autrefois enseignées. Mais d’abord je voudrai bien faire la différence entre l’enseignement et l’éducation.
Je vois ce que tu veux dire me dit-il en s’installant confortablement dans son fauteuil de cuir tanné par les années. Ce fauteuil qui, s’il avait eu des oreilles et une mémoire avait du participé à bien des conversations avec des personnages économiques et politiques des plus importants qui venaient le rencontrer régulièrement.
Oui, repris-je, l’éducation est pour moi le rôle des parents et l’enseignement en partie le rôle des écoles. Or ne constatez-vous pas que depuis des années les parents n’assument plus leur rôle d’éducateur, on dirait qu’ils ont démissionné en remettant tout à l’école. L’éducation, l’apprentissage des valeurs, du respect, l’apprentissage du raisonnement, du dialogue, du discours, de l’échange ne fait plus, semble-t-il, partie intégrante de la famille.
Entre les parents qui se contentent de répondre aux besoins matériels des enfants, ceux qui laissent faire en accordant la toute puissance à l’enfant, ceux qui utilisent leurs enfants pour se faire servir, ceux qui se dédouanent de leur absence à coup de cadeaux et d’argent, ceux qui ne sont même pas conscients qu’ils ont des enfants et que ces enfants sont l’avenir de notre humanité, les exemples ne manquent pas.
Quant à l’enseignement j’ai l’impression qu’il se paupérise d’année en année. Les bulletins de notes et les mentions des professeurs avec des fautes d’orthographes. Le niveau de culture générale qui est réduit à sa plus simple expression, l’apprentissage de textes fondamentaux, les dissertations, les débats contradictoires qui façonnent la pensée…
J’ai comme l’impression qu’on fabrique des robots, des êtres qui répondent à un besoin techniques mais pas des hommes et des femmes capables d’autres choses que de consommer.
Je partage ton point de vue me dit-il alors, c’est vrai que le mot « éducation » qui est directement issu du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de »), faire se développer un être vivant.
Les gouvernements ont fait croire qu’ils allaient s’occuper de tout et garantir à nos enfants une éducation et un enseignement. Et effectivement c’est faux car cela n’est pas réaliste, ni possible. Chaque famille, chaque tribu possède ou devraient posséder ses croyances, ses valeurs, ses codes de fonctionnements. C’est cette diversité, ces différences qui font la richesse de l’humanité qui provoquent la créativité.
Pendant des centaines d’années les femmes avaient la responsabilité de l’éducation et de l’enseignement des enfants. Les garçons rejoignaient le clan des hommes à un âge défini par chaque communauté. Il recevait alors une éducation et un enseignement qui lui permettait de se construire. Les filles pouvaient elles aussi se construire et acquérir des connaissances dans le monde des femmes.
On le sait, les femmes ont beaucoup plus contribué à l’évolution de la société, au développement de la culture que les hommes. Et puis depuis 50 ans ont construit un monde dans lequel hommes et femmes devraient être à égalité.
Se redressant dans son fauteuil et de sa voix profonde il exprima, Là aussi c’est faux ! Les écarts de salaires, les comportements, les jeux de pouvoir… pour autant je crois qu’aujourd’hui le problème majeur de notre société est l’éducation, pas l’enseignement. Ce ne sont les accumulations de diplômes qui construisent des femmes et des hommes. J’ai même l’impression que ce serait le contraire.
Tu vois Didier, dit-il en me regardant les yeux perdus dans le vague en tirant sur son cigare, des personnes bien éduquées et autodidactes me semblent souvent plus entreprenantes et parfois plus créatives que des diplômés. Aujourd’hui tu cherches à apprendre une technique, un savoir, si il n’est pas en ligne, tu le trouves dans une école, un Cégep, une université. Mais l’éducation, ta façon de te comporter, ta façon de penser, ta relation avec les autres, les relations hommes et femmes, ta capacité à manager des équipes, à attirer les meilleurs talents, ton potentiel créatif, tes compétences à raisonner en stratégie et en effet systémique, tout cela c’est de l’éducation et non de l’enseignement. Les deux se complètent mais l’éducation est à la base de tout et est, de mon point de vue de la responsabilité des parents ou à défaut d’école dont l’éducation est intégrée comme une matière à part entière.
J’en sais quelque chose, lui dis-je, me mettant debout et tournant autour de mon fauteuil, mais tout est mélangé, on confond les mots. Je suis intimement convaincu que la majorité des parents confondent éducation et enseignement. Tout comme on confond vérité et réalité, la vérité est ce qui est vrai pour moi mais par forcément pour l’autre alors que la réalité est ce qui existe effectivement.
Se levant à son tour et prenant la pose du philosophe dont les idées se bousculent, oui Didier, nous sommes face à un déficit d’éducation prodigieux et non face à un déficit d’enseignement. Si j’étais plus jeune je créerai une école d’éducation. Une école où on apprendrait à penser, à débattre, à développer des valeurs. Une école avec une partie des cours où les enfants et les parents seraient présents ensembles. Les enfants, nos enfants ont besoin d’un cadre, ils ont besoin d’avoir en face d’eux des adultes, vrais, des modèles, des sources d’inspiration. C’est cela qui les nourrit, les fait grandir et leur apporte de la sécurité et de la fierté d’être eux.
Relever ce déficit d’éducation est crucial pour les années à venir, pour faire face aux changements qui vont s’annoncer.
Ce n’est plus seulement le rôle des femmes.
Femmes et hommes convaincus de cela doivent se retrouver autour de ce projet d’éducation es enfants. Eduquer les enfants ce n’est pas répondre à leur demande d’avoir mais les conduire à être.
Être des femmes et des hommes avec des valeurs, fiers de ce qu’ils sont, possédant une estime d’eux mêmes.
C’est un vrai investissement pour construire une société qui se tient debout. Je vais plus loin dans ce modèle. Les familles dont l’un des parents s’investit dans l’éducation des enfants, au détriment peut-être de sa carrière professionnelle, devraient avoir des avantages fiscaux, des déductions d’impôts.
Les écoles éducatives que je distinguerai dans écoles d’enseignement devraient être financées ou subventionnées plus largement que les autres et les parents devraient pouvoir déduire 100% des frais de cette véritable éducation.
Utopique mon cher Didier ?
Le fondement d’une société, d’un pays, ses richesses, son avenir, son rayonnement, son développement, passent par l’éducation au sens étymologique du mot et les utopies sont parfois à l’origine de grands changements.
Il s’exprimait en levant les bras tel un avocat débattant de la sentence. J’aurai pu l’entendre dire :
Nous allons droit dans le mur monsieur le Président ! Sans éducation nous devenons une société d’esclaves ou de mercenaires. Le peuple n’est pas coupable, les gouvernements lui ont fait croire qu’il prenait l’éducation en charge ! Il n’en est rien ! Vous le savez monsieur le Président ! Les gouvernements ne sont pas des modèles, les gouvernements ne sont pas inspiration ni motivation. Nous devons défendre nos valeurs, notre culture, notre éducation, non pas avec des festivals et des fêtes publiques plus ou moins culturelles, mais en revenant au fond, à l’essentiel. Nous devons donner à nos enfants une éducation qui fasse d’eux des femmes et des hommes libres, libérés de la consommation, libérés du paraître.
En pensant cela je me disais aussi qu’un tel modèle allait sans doute à l’encontre des objectifs mercantiles des multinationales qui préfèrent manipuler des esclaves ou des mercenaires.
Alors que j’étais adossé à son piano sur lequel il jouait ses sonates avec à chaque fois tant d’émotions et de recueillement, en l’écoutant déclamer sa passion, je me mis à marcher vers lui.
Je vous comprends ! Et bien des situations et des exemples me viennent en tête, de ces personnes riches matériellement et pauvres d’éducation et inversement de personnes peu aisées mais tellement riches de qualités et d’éducation.
J’aime bien votre idée d’écoles éducatives. Passer d’un soit disant programme pédagogique à un programme éducatif qui soit ancré dans la réalité avec du contenu concret qui va au delà du savoir. Mais, je me permets un mais si vous me le permettez, et reprenant ma pensée je dis :
Ne pensez vous pas qu’un tel modèle va à l’encontre des objectifs mercantiles des multinationales qui préfèrent manipuler des esclaves ou des mercenaires ?
Toujours debout comme un ténor du barreau, il continua,
Le monde est en marche Didier, regarde bien l’histoire, regarde bien les comportements, les mouvances, regarde les problèmes des entreprises pour embaucher, motiver, encadrer, impliquer, créer, évoluer. Regarde le déficit ahurissant de l’encadrement, si elles-mêmes ne prennent pas cela en compte, elles vont disparaître, laissant la place à un nouveau modèle de management qui sera développé par des concurrents beaucoup plus éthiques qui généreront de l’éducation, de la fierté sincère, qui posséderont des codes de conduites respectables, des valeurs non négociables. Certains appellent cela du marketing éthique, du marketing durable, moi j’appelle cela de la conscience éducative, du management éducatif. Développer cette conscience éducative pour enrichir ses employés et se clients.
Le regardant avec une certaine fierté, les mains ouvertes comme recueillant un trésor je lui répondis :
Vous avez sans doute une fois de plus raison. Je dois constater que lors de mes conférences et de mes formations sur le leadership que vous connaissez, lorsque je rencontre des entreprises qui pensent et qui se posent les bonnes questions, le problème de l’éducation est central. Elles s’orientent inexorablement vers des formations pour éduquer leur encadrement et de leur futur encadrement. Elles intègrent de plus en plus cette notion d’éducation. Apprendre à débattre, apprendre à écouter, apprendre à motiver, apprendre à impliquer, apprendre à respecter, apprendre à partager des valeurs et à le faire avec ses employés et avec les clients. Je pense qu’on peut déjà faire une liste de celles qui sont déjà en chemin pour franchir cette étape.
Et je te le prédis dit-il en me pointant du doigt, je te prédis… tu verras que si les femmes s’accaparent cette dimension et la mettent en place, si les femmes comprennent cette dimension, elles deviendront à la fois les nouvelles muses et les nouveaux leaders.
- Sans aucun doute, mais laissez quand même une chance aux hommes lui rétorquais-je en riant. Il existe quand même des hommes qui s’engagent dans cette voie.
- C’est sur Didier, mais, statistiquement, je pense qu’ils iront moins vite et moins au fond des choses que les femmes.
- C’est à voir, le provoquai-je alors ! j’en connais qui sont bien allumés sur le sujet !
- On en reparle bientôt dit-il en écrasant son cigare. Je crois qu’il est l’heure de se coucher et il commence à neiger. Divine soirée !
Avec cette prestance qui le caractérise, il me proposa un café de départ. Il était effectivement l’heure de se quitter même s’il est de ces instants ou le sommeil ne vient pas, ou nous sommes tellement stimuler que nous y passerions la nuit.
Nous sortîmes sur le perron de sa maison, regardant la neige qui floconnait doucement.
Merci de cette magnifique soirée lui dis-je. C’est toujours extraordinaire de pouvoir échanger et débattre avec vous.
A bientôt, je le souhaite sincèrement ajoutai-je !
Rentre bien, sois prudent. On se reparle à mon retour de voyage, je pars quelques semaines en Afrique aider une association dont le but est d’éduquer les jeunes.
Décidément cet homme est increvable me dis-je en me dirigeant vers ma voiture. Quel bonheur de discuter pendant des heures sur les valeurs, l’humanité et les valeurs humanistes et quel cadeau que d’avoir des amis comme lui ou d’autres dans mon entourage.
Didier Reinach
1-514-349-9685
La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme… suite
Jeudi 30 décembre 2010 22h
Portant un magnifique plateau de fromages en bois d’olivier dont les veinures du bois expriment le temps, les années à se développer, les méandres de l’effort à pousser vers le ciel avec force et splendeur, il revint ayant le pas alerte ayant glissé un livre sous son bras gauche.
Tiens ! Me dit-il, toujours joyeux, me rappelant les 4 éléments clés d’un épicurisme réfléchit, « on ne doit pas craindre les dieux, on ne doit pas craindre la mort, le bien est facile à atteindre, on peut supprimer la douleur ».
Sent ces fromages mon ami ! Du chèvre, du vrai, directement du producteur. Sent cette odeur de campagne, de cave, de fraîcheur !
Vas-y, sers-toi et reprend du vin !
Je te parlais tout à l’heure du livre de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales. Je vais te lire un extrait qu’elle a elle-même extirpé d’un autre livre du 12ème siècle, le Traité de l’amour d’André le Chapelain.
Écoute bien ceci !
« Je tiens pour certain que tous les biens de cette vie sont donnés par Dieu pour faire votre volonté et celle des autres dames. Il est évident et pour ma raison, absolument clair que les hommes ne sont rien, qu’ils sont incapables de boire à la source du bien s’ils ne sont pas mus par les femmes. Toutefois, les femmes étant à l’origine et la cause de tout bien, et Dieu leur ayant donné une si grande prérogative, il faut qu’elles se montrent telles que la vertu de ceux qui font le bien incite les autres à en faire autant; si leur lumière n’éclaire personne, elle sera comme la bougie dans les ténèbres (éteinte), qui ne chasse ni n’attire personne. Ainsi il est manifeste que chacun doit s’efforcer de servir les dames afin qu’il puisse être illuminé de leur grâce; et elles doivent faire de leur mieux pour conserver les cœurs des bons dans les bonnes actions et honorer les bons pour leur mérite. Parce que tout le bien que font les êtres vivants est fait par l’amour des femmes, pour être loué par elles, et pouvoir se vanter des dons qu’elles font, sans lesquels rien n’est fait dans cette vie qui ne soit digne d’éloge ».
Quand penses-t, Didier?
- il faudrait que je le lise lentement et attentivement pour bien l’intégrer car comme vous le savez, on ne retient que ce que nos canaux et nos émotions veulent bien laisser passer. Ceci dit la phrase qui m’interpelle le plus est celle-ci : » chacun doit s’efforcer de servir les dames afin qu’il puisse être illuminé de leur grâce ». Outre le romantisme qui m’interpelle et cette croyance que j’ai dans la dynamique du couple et le rôle de la femme dans notre société, on y retrouve là le principe de l’effet pygmalion. Pygmalion dont Ovide s’est inspiré, si j’ai bonne mémoire. J’aime bien aussi la dernière phrase : » Parce que tout le bien que font les êtres vivants est fait par l’amour des femmes, pour être loué par elles, et pouvoir se vanter des dons qu’elles font, sans lesquels rien n’est fait dans cette vie qui ne soit digne d’éloge ». Cela vient bien supporter votre vers de Louis Aragon :
« L’avenir de l’homme est la femme
Elle est la couleur de son Ame
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans Elle, il n’est qu’un blasphème »
On peut voir cela sous cet angle effectivement Didier, Il est certain que le texte est riche d’informations.
Il semblerait effectivement qu’il soit inspiré du texte d’Ovide sur « L’art d’aimer ». Et comme tu le constates toi-même, en philosophie, au travers des âges, bien des choses évoluent mais l’essentiel demeure par dessus tout. Comme on dirait mathématique, les constantes et les variables.
Expurge la notion de Dieu dans le texte d’André le Chapelain, peut-on dire en synthèse que lorsqu’une femme est complétement femme, lorsqu’elle possède la confiance en elle et donc le lâché prise, quand elle possède la philosophie et la grandeur d’âme, la séduction et l’expression, elle a tous les honneurs et les hommes à ses pieds ?
Mon expérience me dit que lorsqu’elles chassent, elles ne peuvent ramasser que des proies, quand elles veulent dominer elles n’attirent que des soumis, mais là n’est pas mon propos. Si tu compares cela avec la notion du leadership, tu t’aperçois qu’un ou qu’une vraie leader possède ces talents.
Les vrais leaders n’ont pas besoin de penser à plaire en permanence, les vrais leaders n’ont pas besoin d’orchestrer leur séduction ni de chercher à se mettre en avant ou à faire parler d’eux sans cesse. Ils n’ont pas besoin de soumettre et de s’ingérer partout.
En synthèse, les vrais leaders n’ont pas besoin de gérer leur domination et les femmes qui ont pris conscience de leurs talents, tel que je les énumérai précédemment, possèdent naturellement et de façon intrinsèque tous les attributs d’un vrai leadership.
Dans le monde où nous sommes actuellement, dit-il en regardant en direction du plateau de fromages sans pour autant le distinguer, nous sommes face à la mort prochaine d’une forme de capitalisme exubérant et à la mort certaine des partis de gauche. La place est bientôt libre pour une nouvelle forme de politique, sauf si cette place qui se libère est prise par un dictateur.
- ce que j’entends dans ce que vous dites est qu’il est l’heure de créer un nouvel idéal politique. Un nouveau leadership ?
Exactement ! S’exclama-t-il en se redressant vivement, un formidable défi nous attend ! Qu’en penses-tu Didier ?
- je partage votre opinion, et rassemblant mes idées pour essayer de les mettre dans un ordre cohérent je lui dis,
Je partage votre opinion sur le fait que les femmes ont un rôle capital à jouer dans la création d’un nouveau leadership, bien qu’il me semble que bien des hommes soient aussi dans cette mouvance. Certes nous en sommes d’accord, les vrais leaders, hommes comme femmes sont souvent inconnus et les médias nous présentent bien plus des tribuns charismatiques que de vrais leaders.
Il y a aussi une autre analyse que je fais et vous me direz si je m’égare.
Je le voyais alors prendre le temps de déguster son chèvre favori, un sainte maure cendré bien à cœur qu’il laissait fondre dans sa bouche…
Vas-y je t’écoute ! me dit-il…
Mes idées foisonnaient et je me lançai ainsi :
Je crois que nous payons en ce moment le manque de vision total de nos politiciens, leur lâcheté et leur inculture chronique. Il n’y a plus de débats d’idées, de créativité, de propositions intelligentes et surtout ils n’ont pas compris l’évolution de la communication, les besoins de la population, le sens indispensable d’une forme de pédagogie pour échanger avec le plus grand nombre. Ils ont des discours d’une pauvreté pathétique et aucune vision d’avenir autre que quelques données économiques et une incompétence sociale caractérisée. Ils ont peur des syndicats qui eux ne possèdent plus qu’un seul credo, la démagogie et l’absurdité économique et sociale.
Il en va de même de la bêtise, de l’absurdité et de la lâcheté dans un grand nombre d’organisations publiques ou privées, jeux de pouvoir, copinages, bidouillages, gestion à très court terme, défense de ses intérêts personnels bien avant ceux du collectif et j’en passe !
A l’intérieur de ces organisations, les plus brillants, hommes ou femmes, ceux qui pensent, qui posent des questions, qui veulent faire évoluer les choses sont souvent mis sur la touche. Cela me rappelle une chanson de Guy Béart, la Vérité…
mais bon ! Le plus grave me semble-t-il, ajoutai-je avec une certaine ferveur, c’est la pauvreté de la pensée, la presque incapacité des gens à penser, à analyser, à comprendre au delà des fausses croyances mercantiles. Nous sommes dans l’absence, le vide, l’absence de sens, le vide des croyances, un désert de réflexion, un niveau de bêtise abyssal.
Essayé de parler d’éthique, de moralité, d’exemplarité, de culture, de leadership avec certains dirigeants et ils vous rejettent immédiatement.
Tous ces sujets dérangent, remettent en cause, obligent à réfléchir, obligent à regarder, non pas la vérité, car la vérité chacun se la fabrique à son goût, mais la réalité.
C’est vrai que les femmes gagnent du terrain en matière de réflexion, d’éducation, de pensée, de débat. 60% d’entres-elles contre 40% pour les hommes sont à l’université. Ce n’est qu’un début… Est-ce triste pour les hommes ? Tant pis pour eux !
Quand ils auront fini de se regarder le nombril, lorsqu’ils lèveront la tête et qu’ils s’apercevront qu’ils ne possèdent plus que des vestiges et des ruines de leur utopique pouvoir phallique, il sera trop tard ! Ils seront obligés de faire face à la réalité, d’embaucher des femmes, d’accepter leur vision, de reconnaître leur talent de se confronter à elles et là, je pense qu’ils ne sont pas prêts.
Je dois dire que j’attends même avec impatience le jour ou les investisseurs et les actionnaires leur confieront les postes clés.
Puis marquant une pose, j’en profite pour avaler à mon tour ce fromage délectable en l’accompagnant de vin non moins délicieux.
Il en profita alors pour prendre la suite.
En fait si je te rejoints, Didier, mon constat est que notre plus grand déficit vient de la défaillance totale de notre système d’éducation. Là, à ce stade, dans ce domaine, tout est à revoir, tout est à repenser. Nous sommes face à une désertification de l’individu. Nos structures développent l’ignorance, le mépris et elles vident les personnes de toute capacité de se développer.
- je suis d’accord, repris-je aussitôt. Bien des personnes en difficultés psychologiques ne possèdent pas les moyens d’exprimer leur mal être, elles n’ont pas les capacités à raisonner, certaines même ne possèdent pas les mots et le vocabulaire pour donner du sens à leur vie !
Je constate dans les entreprises, avec les départs à la retraite des baby-boomers, que leurs remplaçants, même correctement diplômés, ne sont que d’excellents techniciens. Ils n’ont pas les moyens d’être des leaders qui motivent, qui impliquent, qui passionnent. Ils n’ont aucun sens de la confrontation, du débat, de la créativité. Ils n’ont jamais réfléchi sur leurs valeurs et leur éthique, sur le sens de leurs responsabilités. A peine en poste ils résonnent en pouvoir et en logique mathématique. Remarquez, ajoutai-je, on ne saurait les blâmer, l’école et les universités les ont coupé de toutes ces possibilités intellectuelles.
Tiens, si vous le permettez, faisons un exercice de créativité !
Comment fonder une nouvelle éducation ?
Je te suis, Didier, et pliant sa serviette sur la table indiquant par la même que le souper était fini, il se leva et, je te propose un bon cigare au salon, nous allons disserter là dessus.
à suivre…
Didier Reinach
1 commentaireLa femme est l’avenir de l’homme !
La mort pour comprendre la vie… suite
Jeudi 30 décembre 2010 19h30
Cela fait maintenant plus de deux heures et demi que je déguste l’instant comme un enfant qui découvre le goût sucré de son premier bonbon. Ce moment ne s’explique pas, je n’ai pas les mots, enfin mon vocabulaire est peut-être trop pauvre sans doute pour exprimer ce que je vis à chacune de mes rencontres avec lui. Un sentiment de bien-être qui m’apporte l’impression d’être, d’exister tout simplement, ce sentiment unique que nous apporte la présence et l’échange avec certaines personnes exceptionnelles. Cette générosité sans pareil, intimement liée à ce plaisir de partager sereinement nos émotions, le plaisir de philosopher, de débattre, de penser.
Ces moments sans pareil que je n’échangerai pour rien au monde, des heures entières, délectables, subtiles, profondes où parfois même, nous nous confrontons en exprimant nos passions et de nos idées, où nous osons parler de notre vécu, exprimer nos blessures et nos faiblesses en abaissant nos fausses cuirasses qui se désagrégeront peut-être avec les années.
Ces moments trop rares à notre époque, par-ce que peut-être, trop de gens encarcannés dans un orgueil mal placé, enveloppés aussi que nous sommes de temps à autres, de turbans douteusement scintillants et néanmoins dégradables, pour protéger notre pudeur dans un monde de voyeurs ou pour garder le contrôle imposé par nos fausses croyances.
J’étais dans mes pensées, flottant dans un état mi extase mi passion, lorsque debout devant sa bibliothèque, il en tira un livre.
Je suis désolé Didier. Peut-être me trouves-tu légèrement professoral ou quelque peut normatif avec mes théories, mes remarques, mes pensées sur la vie, mais j’essaye tout simplement d’être moi, de partager mes passions.
Certes Didier, exprimer qui nous sommes avec émotion, avec passion, avec notre cœur c’est bien plus souvent se mettre à nu devant l’autre, c’est posséder une grande confiance et une grande force en soi, seulement vois-tu, Didier, ce qui donne un certain sens à la vie, je crois, c’est de posséder cette confiance et cette force pour exprimer les mots, user du bon vocabulaire, construire la bonne expression, choisir les bons comportements pour pouvoir ouvrir son cœur, le laisser se raconter, lui permettre de nous révéler, pour y laisser entrer le bonheur.
Comme un musicien pour lequel chaque note est un bonheur et pour qui la partition est un élixir de jouvence, je sentais qu’il voulait donner à sa pensée un discours et une attitude digne de ses émotions.
Didier, tout le monde court après le bonheur tout en l’empêchant de pénétrer, de s’approcher. Il faut être parfois bien nu, déposséder, blessé pour ne plus se défendre contre le bonheur qui veut nous envahir chaque jour. Les gens ont peur du bonheur car cela oblige à lâcher prise pour le découvrir, le rencontrer, l’accepter et vivre une histoire d’amour avec le bonheur.
Malgré tout ce que je t’ai raconté tout à l’heure, Didier, je suis un homme profondément heureux, je me considère comme un inconditionnel du bonheur.
Passons à table si tu le veux bien, je crois que la soirée n’est pas finie.
Et avec le sourire d’un clown qui vient de faire une grosse farce, avec ses yeux d’un bleu acier pétillant de malice et avec cette classe habituelle, il m’indiquait de nous diriger vers la salle à manger. Je n’avais pas prévu une si longue soirée mais puisque il me l’offrait, j’allais me l’autoriser, me laisser faire, accepter tout simplement. J’avais l’impression de recevoir et d’accepter un cadeau immense, inattendu, tout en me demandant ce que j’avais fait pour mériter autant de sollicitude. Peut-être le droit au bonheur ?
Je le suivais admirant sa souplesse étonnante du fait de son âge et son élégance coutumière dans son costume en alpaga gris admirablement coupé. Il est de ses hommes que les années n’atteignent pas, possédant un moral intact, certainement celui de ses 20 ans et une philosophie de vie indestructible, construite, je n’en doutais pas, au fil de ses lectures dont sa bibliothèque, à mon sens, n’exhibait que quelques échantillons de ses passions littéraires. Et puis ses voyages, pour affaires ou pour le plaisir, ses voyages qu’il organisait à chaque fois avec une minutie d’explorateur de l’humain, ses voyages grâce auxquels il faisait des rencontres avec d’autres cultures riches de différences et d’histoires millénaires, avec d’autres personnages de tous les milieux sociaux et de toutes les croyances. Il est dans l’ouverture, l’acceptation, la confiance, le respect, que de denrées rares de nos jours !
Il respire la richesse, la richesse humaine, la vraie richesse du cœur, me dis-je spontanément. Même s’il me parle beaucoup, je le vois qui écoute en même temps, captant mes gestes, mes expressions. Je m’imaginais que fort de ce charisme, il avait du avoir bien des conquêtes féminines. Il est homme, solide, présent, délicat, il est passion et émotion, terriblement ancré dans la réalité, rationnel et philosophe, débatteur et créateur, aimable et précis, décidé, le tout avec une diplomatie et une autorité non contestable.
Je comprends avec aisance que ses employés aient pleurés lorsqu’il a vendu son entreprise. Mon Dieu ! Travailler avec un patron de cette qualité pendant des années et le regarder partir, c’est pire qu’un deuil.
C’est vraiment un grand bonhomme qui pourrait être un modèle extraordinaire pour bien des gens et je suis là, face à lui, cadeau du ciel, cadeau que cette rencontre merveilleuse qui me nourrit, cadeau que chacune de ces rencontres. C’est drôle comme la grandeur de certains cadeaux de ce genre…mais passons à table !
Didier, je nous ai fait préparer un canard aux navets dont tu me diras des nouvelles !
Je sais que tu aimes le canard, moi aussi d’ailleurs… j’ « adoooore », dit-il d’une voix de stentor éclatante des plaisirs à venir.
Votre fille n’est pas des nôtres ? Lui demandais-je alors.
Ma princesse d’amour est de service auprès de son organisation caritative, elle est de plus passionnée par ses activités professionnelles, je ne la vois pas souvent et c’est bien normal, les parents donnent la vie et éduquent leurs enfants pour qu’ils soient solides, plein d’amour et, grâce à l’amour, libres, créateurs et autonomes. J’ai une admiration sans borne pour elle. J’ai une chance extraordinaire d’avoir une fille de cette qualité. Sa mère était aussi une femme remarquable. Partie un peu trop tôt elle aussi…
Un silence s’établit sereinement comme une prière, un bénédicité implicite et complice pour remercier la vie malgré toutes les épreuves ou grâce à toutes ces épreuves dont chaque dénouement est souvent une évolution personnelle. Remercier la vie m’avait-il dit quelques heures plutôt. Remercier la vie de la qualité de nos rencontres, de la qualité de nos amis.
Puis relevant la tête avec ce sourire perpétuel… il continua,
L’amour Didier, le moteur de la vie. Aimer sans être naïf, aimer sans attendre en retour, aimer sans calculer, simplement pour vivre l’instant, aimer pour pouvoir respirer sans retenu. Aimer sans dépendance, aimer pour être libre d’aimer, juste respecter l’amour, l’amour, la seule force que la physique quantique ou moderne n’a jamais pu expliquer.
Laisse moi te dire quelques vers d’un de mes poètes préféré, Louis Aragon. J’aime la poésie, l’exprimer, la réciter, c’est comme donner à son cœur les clés du ressentir, ajouta-t-il.
« De la femme vient la lumière et le soir comme le matin, autour d’elle tout s’organise. »
Et ceux –ci…
« L’avenir de l’homme est la femme
Elle est la couleur de son Ame
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans Elle, il n’est qu’un blasphème »
Et ce dernier : « Je t’aime et que ce mot fait mal quand il est dit sans toi. »
En l’écoutant réciter ses vers avec autant de bonheur, avec sa voix grave tout en étant douce et ferme, grave et mélodieuse, je ne savais plus si il aimait plus la poésie, les femmes ou le canard.
Retiens bien le premier vers Didier, « De la femme vient la lumière et le soir comme le matin, autour d’elle tout s’organise. »
C’est de notre avenir dont j’ai envie de parler si cela te dit.
Notre avenir, celui de l’humanité qui je le crois est désormais, plus que jamais, si elles n’essayent pas d’imiter les hommes, entre les mains des femmes.
Certes, me diras-tu, depuis toujours, elles possèdent ce pouvoir, mais en ces temps qui arrivent, tu verras que les prochains plus grands leaders seront des femmes.
Combien savent que les femmes ont joué un grand rôle dans la construction de l’humanité.
Tiens, regarde, par exemple, l’église a dû son expansion en Europe aux rôles que les femmes ont tenu auprès de leurs époux. Elles furent les premières converties et c’est grâce à elles que l’église pu rallier les plus anciens souverains, rois et même les barbares comme Clovis, roi des Francs. C’est Clotilde, la femme de Clovis qui le fît se convertir. On pourrait dire aujourd’hui que c’est grâce à Clotilde que la France devint cette puissance catholique que l’on a connue.
Autre exemple, dans les années 350 que Fabiola, une aristocrate romaine, créé le premier hôpital au monde. Bien des années plus tard. Les hôpitaux de Tonnerre et de Beaune en France seront aussi les œuvres de femmes exceptionnelles. Elles purent lier à la fois la beauté, la splendeur architecturale de leur époque avec le dévouement et la médecine.
Je continue ???
- Avec plaisir !
Sans doute, dans tes cours de philosophie, un de tes professeurs t’aurait raconté que les premiers traités d’éducation furent écrits par Rabelais ou par Montaigne ? Eh bien c’est faux ! Le premier traité d’éducation fut écrit en 841 par Dhuoda qui était la femme du Duc de Septimanie pour son fils Guillaume.
Peut-on ajouter les exemples politiques, militaires, scientifiques?
Blanche de Castille, Jeanne d’Arc, Catherine de Médicis, Marie-Thérèse d’Autriche, Catherine de Russie, Golda Meir, Simone Veil, Aliénor d’Aquitaine, Françoise Giroud, Indira Gandhi, Mère Térésa, Marie Curie, Lucie Aubrac et je ne site que celles qui me viennent en tête, le bourgogne aidant.
Alors quand je te cite ce vers : « De la femme vient la lumière et le soir comme le matin, autour d’elle tout s’organise. », cela n’est plus un vers, c’est simplement une réalité.
Certes, bien sûr, je m’enflamme, tu le comprendras certainement, j’y mêle mon amour de la femme, mon histoire personnelle et aussi des faits concrets de patron d’entreprise et de stratège. La plupart des experts en stratégie n’ont lu que des livres de guerre, de stratégie, ils se sont nourris d’histoires et de formations écrites et faites par les hommes.
Tu reprendras bien un peu de cet excellent canard et de ce fabuleux Vosne-Romanée me dit-il en regardant la bouteille comme un enfant de chœur lorgnant avec concupiscence sur le vin de messe réservé à monsieur le curé.
Prenant une gorgée de ce vin incroyable, j’éclatais de rire devant cette scène d’une simplicité et d’une complicité qui me ravissait. Qu’il était parfait, ce vin qui s’écoulait dans ma gorge en me réveillant les papilles, s’accrochant en fond de bouche en explosant tous ces arômes enfin libérés de quelques années de transformation. Toutes ces saveurs de fruits rouges accompagnées d’un je ne sais quoi que mon incompétence œnologique m’empêche d’exprimer. Ah! Ce vin qui me rappelle d’autres instants inoubliables, ceux passés, souvent secrètement en compagnie de ma grand mère.
- Je vois que tu apprécies ces plaisirs avec toujours autant de joie, ressers-toi de canard s’il te plaît ! Après j’ai quelques fromages de chèvres qui se marieront parfaitement avec ce nectar. Nous n’avons pas fini la soirée, il y a tellement de sujets à débattre, d’idées à brasser. Le monde est vaste, riche, heureusement imparfait, donc plein d’opportunités, revenons-en aux femmes, vaste sujet essentiel, pierre angulaire de l’humanité.
Puis reprenant son discours,
Crois-en mon expérience, Didier. Les vraies femmes, celles qui ont parfaitement intégré leur potentiel, celles qui n’ont pas de comptes à régler avec un féminisme révolutionnaire et castrateur, celles qui n’ont pas besoin d’enfermer leurs hommes dans une petite boîte au confort artificiel, mais qui au contraire savent en tirer les plus beaux fruits, celles qui ne ressentent pas le besoin de jouer les mâles, alors ces femmes là possèdent un pouvoir quasiment illimité. Ce sont ces femmes là qui vont, je l’espère, prendre en main notre humanité. C’est grâce à elles que nous sommes des hommes.
Depuis la nuit des temps les femmes ont toujours été les inspiratrices, les muses, les sages. Depuis la mythologie grecque, faut-il s’en rappeler et avoir l’humilité de ne pas l’oublier, derrière chaque grand homme il y a bien souvent une femme. Combien de créateurs dans de nombreux domaines, peinture, musique, poésie, science, littérature, j’en oublie… doivent-ils leurs œuvres aux femmes ?
Bien sûr ce que j’appelle un grand homme est quelqu’un qui a contribué de façon significative au bien être, au développement d’une cause, d’un idéal, d’un métier, d’une collectivité.
Ces femmes que j’évoque, savent nous interpeller, enrichir nos réflexions, regarder au delà de nos ego, nous susurrer à l’oreille des pensées pleines de succès. elles ont le don de faire vibrer nos émotions, de nous mettre en action et toujours et sans cesse, elles savent en tirer les fruits essentiels.
Il faut le reconnaître et leur rendre grâce, Didier, face à la force physique et aux bassesses des hommes, elles ont toujours su développer la subtilité, l’intelligence, la finesse. Non sans blessures parfois, il faut l’admettre.
Les plus fortes d’entre-elles sont celles qui se sont confrontées à la philosophie, au raisonnement, au débat, aux dissertations, à l’histoire, alors celles là possèdent en plus, la stratégie, la vraie séduction, la magie de la phrase, les mots et les idées se soumettent à elle. Elles possèdent le sens politique et surtout un vrai leadership complétement inné.
Reprenant son sourire malicieux et levant la tête comme pour se remémorer certains souvenirs qui furent certainement plaisants pour ne pas dire coquins, il continua,
Elles ont toujours su nous piloter, nous conseiller en nous donnant du plaisir pour bien souvent, nous amener là où elles veulent.
Et pourquoi ne pas aller là où elles souhaitent si c’est un plaisir, si elles y voient plus clair que nous, si cela se passe dans l’amour et l’intelligence, dans le dialogue et la communication et si le résultat final est positif, partagé, répondant aux aspirations des deux.
Quand je repense à ce que j’étais jeune et à ce que je suis maintenant, quel chemin j’ai parcouru grâce à ma femme et à d’autres par la suite. Mon âge est extraordinaire car avec le temps qui passe c’est comme une sorte de conscience qui naît, une réalité, une évidence qui se construit de jour en jour.
N’as-tu jamais pris le temps, un jour de soleil, de fermer les yeux en te tournant vers la lumière, en respirant profondément, de te dire : « Mon Dieu que c’est bon d’être là, que c’est bon d’avoir vécu toutes ces choses là, que c’est bon d’avoir reçu tant de richesses humaines, merci mon Dieu ! »
J’idéalise peut-être car je suis un amoureux et un romantique qui s’est longtemps caché derrière un masque de fer que mes larmes et mes soupirs ont finis par détruire comme la pluie et le vent sur un vieux morceau de métal mal traité.
Regarde bien ce qui se passe, Didier. Certes, selon ma fille, certaines se comportent comme des hommes, elles vivent dans le pouvoir, la conquête, le paraître. Comme beaucoup d’hommes elles pourraient y perdre leur âme mais je les crois plus intelligentes. Elles en reviendront. La nature est plus forte que tout, elles portent l’amour en elle.
Aujourd’hui elles accèdent et elles accéderont je le souhaite de plus en plus à des postes clés, à des responsabilités.
As-tu lu le livre de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales ?
- Oui il y a déjà un certain temps
Le moyen-âge a été une de leurs époques les plus glorieuses
Attends ! Je vais chercher le fromage.
- Ne bougez pas, dites moi où il est.
Laisse, tu es mon invité, nous reprenons cette conversation tout de suite après. Je veux aussi prendre un livre dans ma bibliothèque.
à suivre…
Didier Reinach
1 commentaireLa mort pour comprendre la vie ???
Jeudi 30 décembre 2010, 17h.
Il est là, assis dans ce fauteuil de cuir tanné par les années. Il est là tranquille, fumant sa pipe qui dégage cette odeur de miel et de tabac des indes. Il y a aussi cette longue fumée bleue qui s’envole en volutes arabesques, tout ceci me rappelle ces longues soirées passées à philosopher, à comparer, à réfléchir autour d’un verre d’armagnac ou whisky tourbé.
L’odeur du cuir, de la lavande et ce tabac auquel ce joint avec délectation le goût de ce Macallan de 50 ans d’âge, provoquent chez moi comme un apaisement, une sorte de lâché prise, de paix intérieure doublé du plaisir de l’instant. Toute cette ambiance et la façon qu’il a de parler me donne l’impression d’être reçu au sein des seins, d’être comme un élu, choisi par ce monsieur que j’admire et qui a tant à m’enseigner.
Il fait partie de ces gens dont on dit qu’ils n’ont pas d’âge, il n’ y a aucun doute, il fait parti des sages. Chaque rencontre est un plaisir, une sorte de récollection énergisante, comme la rencontre du passé et de l’avenir pour que l’instant présent soit créateur de sens et de valeurs d’existence.
Assis-toi, Didier, écoute moi quelques instants.
Je suis au seuil de ma vie et je voudrai te dire, te transmettre, t’expliquer. Cela fait 20 ans que nous nous rencontrons, tu es un peu comme mon fils. Le mien est mort, il y 45 ans aujourd’hui. C’est grâce à lui que je suis devenu ce que je suis, ce n’est pas moi que tu dois remercier de ces instants précieux passés ensemble, mais lui, mon fils qui fût pour moi un amour si grand. Tu ne l’a jamais connu, je ne t’ai jamais parlé de lui, par pudeur sans doute et parce qu’à chaque fois que je parle de lui, cela fait remonter mon chagrin et ma tristesse. Je lui dois beaucoup, c’est peut-être lui qui t’a mis sur mon chemin, je ne sais pas.
Sa mort a sauvé ma vie, me dit-il avec les yeux humides remplis d’une émotion encore très présente, ces yeux généralement pétillants de malice et d’intelligence qui, à ce moment, semblent revivre ce souvenir.
J’étais un prétentieux, continue-t-il, un orgueilleux, je courais après l’argent, la gloire. La réussite était mon maître, je voulais briller, je voulais paraître, je voulais être LE maître. Je voulais faire de ma vie une histoire glamour, construire un scenario à faire baver tous les ego. Ma femme ne vivait que dans le «syndrome de Barbie», être belle en tout temps, admirée, adulée, fascination de façade et du brillant en cascade. Elle était dans le contrôle et la maîtrise permanente. Elle jouait mon jeu tout en aimant le sien, mais en fait, tout était creux. Nous étions des morts vivants.
Et puis il est mort, putain, merde, pardonne-moi ce langage, il est mort et j’en pleure encore. Il est mort subitement, il est parti sans prévenir, frapper par la connerie. La connerie de ceux qui croient qu’ils sont au-dessus de tout, qu’ils maîtrisent tout, qu’ils peuvent tout se permettre. Il avait 35 ans.
Se penchant légèrement en avant dans son fauteuil comme pour me livrer un secret il ajouta :
Ce jour là, c’est toute ma vie qui a changé. J’ai découvert que je vivais dans un vide immense, un vide enivrant que je m’occupais à combler dans l’hyperactivité, par le pouvoir et l’argent, la séduction et les conquêtes. Je n’avais pas compris l’essentiel de ma vie !
Depuis que nous échangeons tous les deux Didier, nous parlons du monde, de ses magnifiques possibilités, de la créativité. Nous imaginons des solutions, nous élaborons des stratégies et des scénarii et nous nous plaisons à croire qu’un jour les êtres humains deviennent intelligents, sereins, tout simplement des humains pourvus d’humanité.
Toutefois ce que je constate au travers des réalités que l’être humain se plaît à se mutiler et à s’entre tuer avec une imbécillité totalement démesurée.
Heureusement que Dieu à créé la femme car depuis 3000 ans la mécanique est toujours la même. Des civilisations naissent et d’autres meurent, toujours pour les mêmes raisons. Seule la femme au milieu de ces souffrances continue à donner la vie et à donner de l’amour. Enfin la plus grande majorité d’entres-elles car de ce côté là aussi les choses évoluent.
Aujourd’hui je te regarde et je t’écoute, tu formes des leaders, des vrais, des leaders nobles, des femmes et des hommes capables de passion, osant avoir des ambitions pour leurs congénères, pour leur pays, pour leur peuple, pour leurs entreprises. Des hommes et des femmes qui ont envie de réfléchir, de penser, de s’enrichir intérieurement, d’oser et d’entreprendre avec des valeurs, de défendre une éthique. Quelque part je me dis que tu as raison, mais d’un autre côté je me demande si tu ne perds pas ton temps ?
C’est vrai qu’en relisant l’histoire et en ayant changé de vie grâce à la mort de mon fils, j’ai appris qu’on ne peut rien construire de durable sans de vrais convictions, sans tout simplement exprimer ses passions, ses visions et ses valeurs qui n’ont rien à voir avec l’argent ou la gloire et dont l’argent et parfois la gloire, n’en sont que parfois, la conséquence.
Former, réunir, conseiller, travailler avec des hommes et des femmes possédant des convictions, de l’éthique, des valeurs humanistes fortes, des croyances saines et une motivation est un vrai bonheur que j’ai vécu pendant 35 ans et je te comprends.
Tu as parfaitement compris les opportunités pour les personnes et les entreprises au travers d’un vrai leadership, noble, passionnant. Mais mon cher Didier, même si tu as raison, lorsque je regarde le monde à mon âge, je m’interroge.
Combien penses-tu qu’il existe de personnes qui aient envie d’être un ou une leader noble, éthique, qui aient envie de s’engager, de partager leur passion, d’entraîner avec eux des gens de talents, de donner du sens à leur vie et à celles des autres ? Dis-moi, combien en croises-tu chaque année ?
Il m’interpellait avec une force et une évidence totale. Je sais que quelque part il a raison. Cet homme possède une force et une façon de réfléchir assez exceptionnelle, des évidences peut-être, mais un discernement et un recul qui lui donne une façon d’anticiper sur l’avenir. Il se leva de son fauteuil et tapant sa pipe sur son cendrier pour en vider la cendre il reprit,
Tu sais, je pense que les hommes se croient toujours plus forts, plus malins, plus intelligents que leurs prédécesseurs. Ils ne veulent pas qu’on les fasse penser, réfléchir, grandir… Ils n’ont pas envie de se remettre en question. Il me pointa du doigt et ajouta,
Se remettre en question c’est risquer l’inconnu et il faut être bien équipé intellectuellement pour oser se remettre en question. Si je te disais combien de personnes, qui se prétendaient être des amis, n’ont pas hésité à mentir, à tricher, pour ne pas payer leur dû, pour s’enfuir face à leur réalité.
Se tournant alors vers sa bibliothèque en bois massif qui respirait la cire et le cuir, exposant avec une certaine force l’intégralité de ses murs remplis de livres du monde entier,
Bien que nous soyons rendus, je le crois, en terme de comportements et de croyances, exactement au même niveau que lors de la décadence et de la chute de l’empire romain, personne ne voit réellement ce qui se passe et même si tu leurs expliques, personne ne voudrait te croire et encore moins t’entendre.
Je ne sais pas si c’est l’âge ou si je suis désabusé, mais je crois que tout le monde s’en moque. L’homme d’aujourd’hui n’a aucune conscience de demain et ne se sent aucune responsabilité des conséquences de ses actes d’aujourd’hui, enfin, sauf quelques uns que l’on qualifie d’oiseau de mauvais augure.
Les hommes font des enfants, les élèvent sans culture, sans philosophie, sans profondeur, ils en font des psychopathes de la matérialité et de la consommation, ils leurs organisent égoïstement et sans vergogne un avenir plein de déchets et de dettes qu’un jour, il faudra trier et payer. Ce ne sera pas un héritage mais un « déshéritage » que les enfants devront payer.
Si certains peuples sont riches aujourd’hui c’est parce que nos parents ont travaillé forts. Or nous sommes en train d’hypothéquer et de brader les bijoux de famille parce que certains démagogues en mal de pouvoir, rongés par l’ambition et la jalousie, nous font croire qu’on peut être riches sans effort et que la matérialité, l’aisance, la facilité est un dû.
Ils ont l’impudence de prétendre qu’on peut travailler moins et gagner plus ! Ils préfèrent l’endettement au travail.
Et comme à Rome, comme à Athènes lors de leur chute et en pleine décadence, le peuple y croit, le peuple se fait manipuler et se laisse embarquer dans un bateau qui va sombrer !
Tu vois Didier, pendant 25 ans j’ai voulu aider le monde, mais le monde s’en fou ! En dehors de quelques hommes et femmes remarquables que j’ai eu bien du bonheur à servir et à conseiller, l’être humain d’une façon générale consomme sa vie.
En dehors de quelques personnes dont la seule ambition est de laisser un héritage d’humanité, les hommes consomment, dépensent, ils consomment la planète et même si il y a tout qui pette, il croit garder le contrôle et savoir mieux que les autres.
Mon fils est mort en m’envoyant ce message. Il est mort de ses fausses croyances, il est mort du paraître, il est mort de la frime. Sa mort m’a donné la vie… c’est à croire que c’est seul et seulement face à la mort que l’homme comprend la vie, c’est à croire que seule la mort donne un sens à ceux dont la vie est vide de sens.
Veux-tu encore de cet excellent whisky ?
- Non merci c’est gentil tout est parfait.
Si j’ai un message à te communiquer à présent, à toi Didier et à tous tes amis, c’est de vivre et de partager vos passions, de respecter la vie, de donner de l’amour, de regarder l’autre avec humilité, de posséder des visions, de comprendre ta mission, de dire merci.
N’oubliez jamais de dire merci. N’oubliez jamais de respecter, d’accueillir, d’écouter et de vous enrichir sans cesse de la créativité et de la philosophie, de comprendre le présent pour imaginer l’avenir.
Sans tout cela l’homme est vide, il est creux, il n’est porteur de rien. La vie n’est pas un mirage. Même si certains ont un compte en banque très plein, plus de 99% d’entres eux sont vides, vides de sens, vides de valeurs.
Avec la mort de mon fils, j’ai compris que la mort a un sens, celui de la vie. Je te citerai pour finir Claude de Saint-Martin qui fût un philosophe français. : « Dans la graine, la vie est cachée dans la mort ; dans le fruit, la mort est cachée dans la vie. »
1 commentaireUne passion raisonnée ou une raison passionnante ?
Certains disent, soyons raisonnables méfions nous de nos passions, d’autres osent parfois déclarer, soyons passionnées méfions nous de la raison.
Suite à plusieurs rencontres avec des dirigeants de grandes entreprises, le discours est principalement le même :
Nous devons re-développer la passion !
Ces entreprises importantes de Montréal ont un point commun, elles en arrivent à la même conclusion :
Le dénominateur commun entre la motivation, la mobilisation, la rétention des talents, la performance, la réponse à l’absentéisme comme au présentéisme, l’augmentation les résultats, s’appelleraient la passion.
Parmi celles-ci, pour 3 d’entre-elles, c’est un mot d’ordre du président.
Pour les autres c’est la conclusion à laquelle les départements des ressources humaines tombent en accord sans pour autant être écoutés par la haute hiérarchie.
Qui sont les producteurs de passion dans ces organisations ?
Essentiellement l’encadrement, les gestionnaires.
Comment faire ?
Certes l’exemple vient d’en haut donc, sauf pour 3 organisations, le serpent se mord la queue !
Pourtant !
Revisiter les descriptions de poste, les responsabilités, les critères de performances, introduire des éléments qualitatifs avec les éléments quantitatifs, utiliser le marketing RH et former les gestionnaires à cet ensemble…
Leurs apprendre le plaisir de construire et de gérer la passion pour avoir des employés passionnés…
Leurs donner une nouvelle dimension humaine qui leur apportera reconnaissance, respect et passion, ne serait-ce pas une belle stratégie ?
Leurs apporter une nouvelle culture du résultat fondée sur la mise en place de nouvelles responsabilités humanistes pour le développement de leur leadership et de celui de l’entreprise serait sans doute un programme respectable et très rentable.
Il fût un temps, on apprenait la gestion du leadership dans la philosophie et dans la stratégie.
Je lis aujourd’hui que Georges Saint-Pierre champion de l’UFC a encore gagné. Il explique qu’il est féru de philosophie et de stratégie. Donc pas que du muscle le Monsieur ! Et en moins de quelques années il est devenu numéro 1.
Existe-t-il un rapport de cause à effet ? Personnellement cela m’interpelle!
N’oublions pas la fameuse phrase de Juvénal poète satirique latin de la fin du Ier siècle : « panem et circenses » ou « du pain et des jeux », expression relative aux mœurs du peuple sous l’Empire romain … » qui explique sans doute également le fonctionnement du monde depuis 1910 ans et qui nous permet, je le crois, d’expliquer une bonne partie de la situation actuelle.
Peut-être est-ce donc Monsieur Saint Pierre qui va transmettre le goût de la philosophie et de la stratégie. Ce goût si sucré pour les uns et amers pour les autres pour comprendre comment on se fixe des objectifs et comment on les atteint ?
Il faut parfois des exemples spectaculaires pour intégrer des évidences.
En tout état de cause, il semblerait bien qu’une fois de plus la stratégie et la philosophie permettent de développer le courage, la ténacité, le respect, l’engagement, la motivation, l’implication et d’atteindre des résultats…un vrai leadership particulièrement noble en quelque sorte !
Un peu comme une passion raisonnée ou une raison passionnante ?
À bientôt !
Didier Reinach
1-514-349-9685
Crise de croissance et pathologies du management
Commencer artisan, développer son entreprise, évoluer régulièrement pour grandir et devenir un grosse entreprise….
Tous les patrons sont-ils aptes à cet exercice ?
Beaucoup en rêve mais quel est ce rêve ?
D’une façon générale, l’évolution d’une TPE vers une taille plus importante repose sur la capacité que le fondateur a à déléguer, à faire confiance, à développer le potentiel et le talent de ses employés, à conquérir les cœurs et la raison.
Pour réussir…
Faut-il que le fondateur soit bon en tout et connaisse tout ?
Faut-il que le fondateur mette son nez partout et intervienne partout ?
Si dans la taille artisanal il en est parfois obligé, ou bien il se sent obligé de la faire, pour grandir il est cependant nécessaire de lâcher prise.
Grandir c’est assumer sa crise de croissance, c’est évoluer régulièrement dans ses pratiques, dans ses comportements, dans sa tête, c’est acquérir de nouvelles croyances, c’est se confronter à sa propre réalité.
Et c’est ici que nos pathologies, excusez le terme légèrement provocateur, embarquent !
Quel est notre rapport à l’argent ?
Quel est notre rapport au pouvoir ?
Quel est notre rapport aux autres ?
Quel est notre rapport à la réussite et avons nous définit ce qu’est la réussite pour les autres ?
Pourquoi créer une entreprise ?
Par passion ?
Par vocation ?
Pour faire de l’argent ?
Pour montrer à ma famille que nous sommes un héros des temps modernes ?
Pour être en première page des journaux ?
Le premier entretien de coaching révèle la réalité du fondateur et permet de trouver ses moteurs et ses objectifs personnels, de mettre à jour ses comportements et leurs cohérences avec les objectifs de l’entreprise. Cette situation est confrontante. Cependant c’est à cet instant là que les réactions du fondateur de l’entreprise apparaissent plus clairement.
Lâcher prise sans perdre le contrôle, faire confiance, s’entourer des personnes plus compétentes que nous dans leur domaine, donner du sens, entretenir l’âme de l’entreprise sont, entre autre, les qualités des dirigeants qui réussissent.
Laisser tomber le narcissisme du paraître, la soif de l’argent, la boulimie du pouvoir, la paranoïa des processus, la schizophrénie du management, l’orgueil de la décision, être juste focalisé sur la réalité.
Quelle réalité ? Notre réalité, celle de notre passion, celle de notre objectif.
Quel objectif, celui de notre entreprise ou celui de notre pathologie ?
C’est ainsi qu’en une soirée j’ai perdu 2 clients potentiels qui cherchaient un conseiller pour nourrir leurs pathologies.
Il y a des questions qu’il ne faut pas poser…
Didier Reinach
Pas de commentairesPrendre des risques
Peut-on intelligemment croire que nous pouvons tout contrôler, tout maîtriser ?
Dans un monde où le faux est à l’honneur, où se côtoient les faux leaders, les faux semblants, les fausses promesses, les faux sentiments, les fausses amitiés, les discours faux, sans compter les faux produits et tous les artifices esthétiques et chirurgicaux pour faire de nous des fausses images, prendre le risque d’être vrai devient un défi.
Un risque tellement grand que lorsqu’on est vrai, que certains se demandent ce que nous cachons.
Avancer chaque jour en affichant ses valeurs, en étant vrai, en exprimant son talent est pourtant un gage de force et de leadership… Mais à quel prix ?
Prendre le risque d’afficher son identité plus que son image, prendre le risque de dire ce qu’on pense et de penser ce qu’on dit est ce bien raisonnable ?
Vouloir tout analyser, tout prévoir pour faire face à toutes les situations est ce possible ?
Il me semble qu’à force de rechercher la sécurité permanente en tout temps et en tout lieu on finit développer une certaine paranoïa.
Il me semble que les gens qui sont vrais n’ont pas de craintes à afficher leurs couleurs et à défendre leur point de vue et leur décision.
Sauf erreur de ma part, on pardonnera toujours à quelqu’un de vrai d’avoir pris des risques en faveur de son équipe, de son entreprise, de son environnement pour autant que cela fût dans l’intérêt commun et sans qu’il y ait eu de victimes.
Nombre de dirigeants hésitent à prendre des risques à cause de leur image ou de leurs intérêts personnels, de leur ego, de leur statut. Des risques… Mais quels risques ?
Si à mon sens il y a des risques que nous pouvons prendre, ce sont ceux qui nous permettront de faire évoluer le monde qui nous entourent, ce sont ceux qui permettront de faire évoluer les modes de pensée, les comportements.
Qui nous le reprocherait ? Les envieux, les haineux, les jaloux, au moins cela aura l’avantage de les démasquer.
Être un leader vrai c’est prendre des risques et c’est posséder la capacité à s’en expliquer et défendre ses idées en cas de besoin.
Pour cela bien sûr il faut posséder moultes compétences et plus aucune école ne forme de vrais leaders…
Bref !!! À croire qu’il suffit d’occuper l’avant scène en contrôlant tout et en maîtrisant tout en tout temps et en tout lieu pour être un leader, on finit par avoir des guignols qui récitent leur texte et nous servent la soupe… Elle est fade !!!
Didier Reinach
Pas de commentaires11 points clés pour faire de la formation un outil fondamental de votre stratégie
Au même titre que les entreprises mettent en place des stratégies de communication, de vente, de production, la formation repose sur une réflexion stratégique, elle est l’un des moyens majeurs pour développer un vrai leadership organisationnel.
En outre la formation bien organisée est un bénéfice tangible pour les personnes, une forme de rémunération et de reconnaissance, un investissement clé pour des résultats durables.
Comment y parvenir ?
Exercice 1
Faites l’exercice de définir vos services, vos produits, votre image, votre identité, votre vision, votre mission, vos valeurs, vos marchés, votre plus-value sur vos marchés, vos ambitions, vos objectifs.
De ce fait vous vous êtes poser les bonnes questions pour établir une stratégie de formation sachant qui vous êtes, où vous allez et quel résultat vous voulez obtenir.
Ainsi vous pouvez :
Exercice 2
Regardez l’état de vos employés en terme de compétences, de comportements, de convictions, de créativité, d’adaptabilité, de performance pour établir la cohérence avec l’exercice 1
Et
Exercice 3 (le plus important)
Mesurez le degré de leadership (on parle ici du vrai leadership…) de vos gestionnaires afin d’évaluer les risques et les opportunités en terme d’encadrement, d’implication, de motivation, de créativité, de performance et de support aux employés pour atteindre vos objectifs.
La formation est l’art de préparer ses employés, de les accompagner, de les faire évoluer, de les fortifier.
La formation est un outil de rencontre, de communication, d’écoute, de compréhension, d’adaptation.
La formation et l’encadrement de vos employés sont les moyens de renforcer, de faire évoluer votre culture d’entreprise, les comportements, les croyances, les valeurs, les compétences techniques et non techniques.
Exercice 4
Définissez vos axes de formation, les thèmes, les sujets, les besoins importants par population, par métier, par objectifs.
Exercice 5
Choisissez un/des formateurs
qui possèdent l’expérience et la connaissance des entreprises,
qui comprennent les effets systémiques des organisations,
qui soient capables d’adapter son ou ses contenus à votre identité et à vos objectifs pour enrichir votre culture et vos pratiques,
qui disposent de compétences en communication, en marketing et en ressources humaines pour y intégrer ces 3 dimensions.
Exercice 6
Définissez des objectifs de résultats qualitatifs et quantitatifs avec votre / vos formateurs pour mesurer le retour humain et matériel de votre investissement.
Exercice 7
Établissez des programmes et des cursus de formation sur une durée moyenne (12 à 24 mois) et confiez en la responsabilité aux gestionnaires des équipes.
Exercice 8
Formez vos gestionnaires à l’utilisation des outils de mesure marketing externes et à l’évaluation des employés (point 2). Formez les à mesurer les écarts et à évaluer les besoins (point 1).
Exercice 9
Donner à vos responsables RH les moyens de coacher et d’accompagner vos gestionnaires d’équipes.
Exercice 10
Anticipez sur les évolutions de vos marchés, évaluez les tendances sociologiques former vos responsables RH à ces informations.
Exercice 11
Revenez au point numéro 1 et confiez à vos responsables RH la mesure de la situation humaine de vos ressources, évaluez les écarts et revalidez votre plan de formation…
C’est ainsi, en impliquant les responsables ressources humaines dans la stratégie de votre organisation que vous leur donnerez les moyens de servir au mieux les intérêts des personnes et de l’organisation.
Didier Reinach
Pas de commentaires10% des leaders sont des vrais leaders
Le leader noble transforme le temps en richesses,
Il fait de lui son allié le plus précieux,
L’emportant en tout temps et en tous lieux,
Il fait du temps son bras séculier,
Qui lui donne la force d’avancer et de dire,
Qui lui confère la puissance des gestes et des mots,
Qui lui octroie l’art de convaincre et de créer.
L’art de transformer le temps en richesses,
Est l’art des leaders nobles,
L’art de ceux qui écoutent sans opprobe,
Car ne vous en déplaisent,
De l’analyse à la synthèse,
Les vrais leaders ont le temps de construire des succès,
De se mettre au service d’une ambition partagée,
De faire réussir tous ceux qui veulent s’impliquer.
Les vrais leaders ne font pas la une pendant une semaine,
Tout le monde les suit pendant toute une vie.
Les vrais leaders sont des alchimistes,
Producteurs d’un élixir fantastique,
Ils font de chaque seconde une pépite d’or,
De chaque être un talent précieux.
Didier Reinach
Pas de commentairesLes 10 clés pour devenir un leader noble…
Certains pensent que le leadership est une chose innée dont certains héritent à la naissance….
Grave erreur numéro 1
D’autres croient que pour être un leader il faut :
Posséder l’argent et le pouvoir
Avoir un titre et une fonction
Faire la une des journaux
Se mettre sans cesse en avant
J’en passe, je vous entends sourire !
Erreur… Erreur… Erreur vous le savez autant que moi !
Devenir un leader – article 1
Avoir une ambition, une vision plus large que son propre ego.
Que cela soit à titre personnelle ou professionnel cela peut-être une ambition pour sa famille, pour son couple, pour son entreprise, pour sa collectivité, pour son pays…
«Quand l’oeuvre des meilleurs chefs est achevée, le peuple dit : c’est nous qui avons fait ça.» Lao-Tseu
et les vrais leaders sont fiers d’entendre cela !
Devenir un leader – article 2
Posséder des valeurs humanistes comme le respect, l’engagement, la fidélité, le courage, l’opiniâtreté, la créativité, le partage, la vérité.
Les valeurs humanistes sont exprimées par des comportements tangibles, cohérents en relation directe avec son ambition.
C’est ici que l’on découvre les vrais et les faux leaders. C’est ici que nous faisons la différence entre ceux qui manipulent et ceux qui sont vrais.
Ceux qui portent ces valeurs en eux et les mettent au service du plus grand nombre et ceux qui s’en font un costume de séduction pour servir leurs intérêts personnels.
Comment appréhender ces croyances, les intégrer, en faire son fil rouge ?
Devenir un leader – article 3
Développer une culture personnelle fondée sur l’analyse, la dialectique, le débat, la contradiction, la confrontation au travers de supports fussent-ils classiques, modernes, populaires… Et ainsi construire ses formules, ses mots, ses métaphores, sa pensée pour s’exprimer avec son âme, défendre ce que l’on est, être fier d’être ce que vous êtes.
Être capables de se remettre en cause, de considérer les autres comme possédants des richesses et des talents complémentaires aux vôtres et pouvant les mettre au service de votre projet.
«J’ai la prétention de ne pas plaire à tout le monde.» – Sacha Guitry
Devenir un leader – article 4
Posséder une parole impeccable. Impeccable selon son étymologie signifie sans péchés… Im peccatus en latin. Un leader tient sa parole et ses engagements, il ne change pas les règles du jeu à son avantage.
Lorsqu’il a pris un engagement il le tient, le défend, il est modèle de probité. C’est ainsi qu’il construit la confiance. Une parole impeccable génère une énergie impeccable, elle accompagne des comportements impeccables, autant de nourritures impeccables pour ceux qui nous font confiance.
Une parole impeccable est au service du projet et de l’ambition pas au service de son ego et de son paraître, c’est en écoutant et regardant les personnes sous cet angle que vous ferez la différence entre les vrais et les faux leaders.
Devenir un leader – article 5
Savoir avec qui, comment et pour quoi agir
Le leader noble sait, grâce aux 4 premiers points quels seront ses meilleurs employés pour atteindre les objectifs fixés. Au-delà des diplômes, il évalue les comportements, l’implication et la motivation de ses «troupes» pour définir sur qui il peut compter et comment grâce à ses choix il va organiser stratégiquement les opérations pour obtenir le résultat escompté.
Devenir un leader – article 6
Stratégie – Créativité
Forts d’une identité reconnue et non d’une image fabriquée, forts d’une capacité à analyser, dialoguer, confronter, fort d’une volonté plus large que leur ego, portés par ses valeurs, le vrai leader attire les meilleurs, met en scène les opérations, rassure, motive, nourrit ses employés. De ce fait sa stratégie est acceptée, partagée, confrontée. Il bénéficie de feed back créateurs de valeurs et de solutions de la part de leurs équipes. Il rend les personnes autonomes et entreprenantes.
Il sait qu’il n’y a pas de stratégie sans créativité ni de créativité sans stratégie.
La valeur d’un homme ne se mesure pas à son argent, son statut ou ses possessions. La valeur d’un homme réside dans sa personnalité, sa sagesse, sa créativité, son courage, son indépendance et sa maturité – Mark W. B. Brinton
Devenir un leader – article 7
Les valeurs sources de cohérence, d’évolution, d’adaptabilité
Le leader noble est un modèle de cohérence et d’évolution. Parce qu’il accepte le dialogue, l’échange d’informations et la confrontation intelligente, il évolue.
Grâce à la confiance de l’équipe construite solidement sur des valeurs partagées, il génère implicitement l’actualisation permanente des compétences et assure l’évolution constante de l’organisation.
Devenir un leader – article 8
Assurer un management juste, des règles comprises de tous.
Disposant d’une parole impeccable, de comportements cohérents, de valeurs partagées, le leader noble fixe des règles justes, met en place des moyens d’évaluation de la performance qui sont acceptés de tous.
Ces outils habilement rattachés aux pratiques de ressources humaines de l’entreprise permettent de gérer les évolutions, d’anticiper le changement, de réaliser des entretiens d’évaluation sur des éléments concrets qualitatifs et quantitatifs.
Devenir un leader – article 9
Le leader gestionnaire des valeurs, de la compétence et de la performance
Parce qu’il a une vision stratégique des personnes et des forces internes et externes en présence le leader décrit avec ses employés leurs facteurs de leadership. Il les raccroche aux descriptions de postes. Il mesure avec eux les évolutions, note les éléments de succès, constate la motivation et l’implication sur des critères qualitatifs, il évalue les écarts. Il connaît les forces et les faiblesses de son équipe en toutes circonstances.
Devenir un leader – article 10
Le leader noble est un responsable créateur de valeurs
Obsédé par le développement personnel et professionnel de ses équipes pour l’atteinte des résultats, le leader noble n’a de cesse que de soutenir, aider, renforcer, conseiller ses employés.
Il sait où il va et pour quoi il y va.
Il connaît le niveau de ses équipes, il a évalué le chemin qui est a parcourir, il en mesure de décider avec qui, comment organiser les opérations.
Il crée de la valeur pour les personnes comme pour l’organisation.
Il se forme à la noblesse du leadership.
Didier Reinach
Pas de commentairesLes RH sont le centre de gestion des profits des entreprises
Oui ! ….
C’est pour cela que je prône depuis 15 ans la mise en place d’une véritable direction marketing des RH.
La création d’équipes ayant en charge les talents, la gestion des compétences, l’évolution de la culture d’entreprise et du leadership.Des équipes qui auraient l’honorable mission de gérer de vraies stratégies de RH.
A-t-on jamais vu des directions marketing s’occuper des produits et/ou des services avec des petites mesurettes et agir en réaction à des situations sans vision globale ?
Il est temps de donner aux RH les moyens de développer l’âme et l’énergie de l’entreprise tout comme le marketing développe l’image et la performance des produits et services.
Parce qu’en 2010 organiser des conférences disparates 3 fois par an, monter des formations sans avoir un plan précis sur 2 ou 3 ans et choisir tour à tour des méthodes ou des concepts différents les uns des autres, en espérant à chaque fois le miracle de la potion magique, est une aberration.
De toutes les entreprises avec lesquelles j’ai pu travailler vraiment en profondeur, les gagnantes possèdent une stratégie formation.
Cette stratégie a des impacts financiers très importants :
Par exemple, Volkswagen a étudié et démontré que la relation client et la qualité de service ne commençait à progresser qu’à partir de 6 jours de formation par an et par personne. Cela représente 3% du temps travaillé avec des résultats sur le service après vente de l’ordre de plus de 15%.
Concernant le taux d’absentéisme on sait aujourd’hui qu’une politique RH intelligente associée au développement d’un leadership noble peut réduire ce taux de 50%.
Exemple : une entreprise X, pour laquelle je ne travaille pas, qui ne comprends pas l’intérêt d’une une stratégie marketing RH et qui vit dans la peur du syndicat…
Elle a 5000 employés avec un taux d’absentéisme moyen de 15% et un taux de rémunération horaire moyen de 20$…
5000 employés
Multipliez par 2000 H / an / personne = 10 000 000 d’H par an.
À 15% d’absentéisme = 1 500 000 H perdues. À 20 $ de salaire moyen = 30 000 000 $ perdus / an.
Voyons maintenant le coût d’une rotation de personnel élevée :
Certaines compagnies d’assurances ont des taux de rotation de 30% ches les vendeurs. Former un vendeur en assurances, le certifier, coûte en moyenne 60 000 $.
Imaginez un réseau de 300 vendeurs….
300 x 30% = 90 x 60 000 $ = 5 400 000 $
Ajoutez y le coût du recrutement = 90 x 10 000$ = 900 000 $…
Total 6 300 000 $ d’investissement ANNUEL…
En investissant seulement 20%, c’est à dire 1 260 000 dollars ou 4 200 dollars par vendeur et par an dans une stratégie RH… On peut réduire le taux de rotation de 30 à 15% = une économie de 1 890 000 $…
Regardons un investissement formation pour fortifier la culture, pour augmenter la performance des organisations…On sait qu’un plan de formation bien orchestré peut permettre d’augmenter la performance de 10% et la marge de 2% à 5%…
Mais au fait… C’est quoi un plan de formation ?
C’est comme une étude de marché, c’est, en synthèse, une action marketing qui consiste à définir qui nous sommes, quels sont nos atouts, quel est notre contexte et l’objectif vers lequel on se dirige.
Grâce à cette analyse on peut alors décider comment on va y aller, avec quels outils et avec qui !
Le sur mesure s’impose. L’investissement est d’autant plus stratégique que l’entreprise acquière et développe ses propres méthodes et concepts, les adapte à son identité et à ses objectifs, créé des parcours de formation, possède de véritables tactiques, un formidable savoir-faire.
Et je n’ai parlé ici que de bénéfices financiers. Je vous laisse imaginer les bénéfices humains et leurs conséquences positives sur le psychologique, la santé, la consommation, le rayonnement de l’entreprise !!!!
Alors si les patrons ne comprennent pas… Peut-être faudrait-il en parler aux actionnaires ?
Pas de commentairesLeadership & Marketing
Peut-on aujourd’hui faire du marketing sans intégrer la dimension humaine, sans prendre en compte les émotions, les forces psychologiques ?
Alors que le monde évolue, que de nouveaux comportements se façonnent, que des pans entiers de notre économie vont devoir se recréer est-il normal de ne pas raisonner en leadership ni d’intégrer dans cette évolution la dimension des ressources humaines.
Il y a quelques années la direction des ressources humaines s’appelait direction du personnel. On a changer le nom mais a-t-on changer les façons de faire ?
J’ai parfois et même souvent l’impression que les ressources humaines ne sont pas comprises comme étant des ressources naturelles.
À l’heure ou le monde écologique se penchent avec une ferveur quasi dogmatique sur l’importance de la sauvegarde de la faune et de la flore, de la protection des ressources naturelles, je n’ai jamais entendu l’un de ces partis nous parler de la sauvegarde des ressources humaines.
Pour autant les évolutions en cours appellent à un nouveau leadership, ce leadership humaniste, le leadership noble fondé sur des valeurs et des comportements mobilisateurs, nourrissants, enrichissants.
L’enjeux marketing des prochains mois et des prochaines années est à mon sens un enjeux de leadership.
Leadership de la marque, de la communication, des produits, mais aussi leadership de gestion des ressources humaines.
Pas un leadership de l’ego construit sur des images, sur le paraître, sur la manipulation, pas un leadership qui met en avant des personnes sur des couvertures de magazine, qui étale les fortunes des uns pour faire rêver les autres, pas un leadership de petits chefs en mal de pouvoir ou de reconnaissance, un leadership qui possède de la profondeur, des valeurs.
Le marketing a l’écoute du marché, des tendances, des mouvances, le marketing créatif et mobilisateur, le marketing organisateur et producteur de richesses se doit aujourd’hui de développer, de mettre en place et d’utiliser un leadership noble.
Ce marketing intimement lié à un leadership noble possédera les moyens de faire évoluer les organisations en leur sein, de faire évoluer les cultures d’entreprises, de faire évoluer les modes de pensée et les comportements tout comme il fait évoluer les produits, les images, les marchés.
Les premiers touchés par cette transformation vont être toutes les personnes dites en «front line» c’est à dire en contact direct avec le client et les premiers responsables qui devront en assumer la responsabilité sont leur encadrement.
L’alliance du marketing et du leadership c’est la naissance d’un marketing RH, la création d’un nouveau centre de pilotage de l’entreprise, le partage des compétences entre les RH et le marketing.
Les experts de ces 2 disciplines ont entre les mains l’âme de l’entreprise, les agences de communication et de publicité qui vont survivre posséderont cette expertise et seuls les vrais leaders nobles et convaincus vont gagner cette situation qui n’est pas une nouvelle guerre mais bien plus la construction d’une histoire d’amour.
On ne sauve pas le monde en faisant la guerre, en créant des lois, en imposant des processus.
Seuls les vrais leaders ont traversé les époques.
Ce sont toujours les cultures les plus fortes, donc les plus valorisantes, les plus enrichissantes humainement qui finissent par l’emporter.
Exploitons le marketing pour créer un vrai leadership !
Didier Reinach
Pas de commentairesCulture et valeurs sources de profits…
Juste une vidéo….
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Merci à Benjamin Bélair et à Sergio de Minicis pour leur travail et leur inspiration.
Didier Reinach
1-514-349-9685
Pas de commentairesActionnaires et salariés… même combat ?
Le président dit : il faut changer nos habitudes et faire évoluer la culture d’entreprise, notre façon de penser.
Les VP pensent : Normal il est nouveau, pas grave dans 5 ans il partira ailleurs.
L’encadrement se dit : à 5 ans de la retraite il est urgent de ne pas prendre de risques.
Les employés eux sont d’accord avec le président.
Chercher l’erreur !
Les analyses démontrent que la plupart des employés font bien leur travail et aimeraient le faire dans de meilleures conditions. En clair que l’encadrement leur fasse confiance et qu’il les encourage, qu’il les reconnaisse et les écoute.
Bien des employés estiment qu’ils pourraient faire mieux et plus si on leur en donnait la possibilité… Mais à quoi bon quand la hiérarchie ne montre pas l’exemple et ne donne pas envie et parfois même bloque le système.
En bref le déficit de l’encadrement est l’une des principales cause de statisme, de sclérose et de non performance.
Il y a ceux qui partent en retraite bientôt et ceux qui arrivent sans être formés au rôle fondamental de manager-leader.
Il semblerait qu’à peine 20% de ceux qui occupent des postes d’encadrement puissent faire leur métier dans de bonnes conditions.
Les arguments ?
Ils sont noyés dans les réunions, les rapports, les planifications, les jeux de pouvoir…
Imaginons un coach sportif qui passerait sont temps dans ce type d’activités ?
Je me demande si les actionnaires et les commanditaires d’une équipe sportive accepteraient longtemps un tel déficit d’encadrement et de leadership… Pour autant les actionnaires des entreprises eux s’en contentent.
Je pense qu’un de ces jours, il va falloir que les employés communiquent directement avec les actionnaires pour leur expliquer le fabuleux manque à gagner.
Alors ?
Actionnaires et salariés ?
Même combat ?
Pourquoi pas ?
Et si les actionnaires eux-mêmes faisaient l’audit RH de leurs investissements ?
Et si les primes de l’encadrement étaient calculées sur les évaluations faites à leur sujet par les employés?
Avec des idées de ce genre, je vais encore me faire des amis…!!!
Didier Reinach
Pas de commentairesL’amour ou la douleur…. pour gérer le changement ?
Une énergie nouvelle est en train de prendre forme. Ne la sentez vous pas qui germe ? Comme de minuscules graines de vie, d’amour, d’espoir, cette énergie nouvelle pousse sans bruit avec une force extraordinaire. Elle dispose en cela, de façon naturelle, instinctive, biologique de toute la puissance du terreau fertile que représente la décomposition organique des structures actuelles.
Bien sûr très peu de personnes y croient, même si beaucoup ressentent que quelque chose de nouveau prend racine.
Il est interdit d’en parler, d’oser expliquer, de démontrer. Selon les institutions en place, mieux vaut taire la vérité.
Il vaut mieux décrire l’analyse de certaines situations comme une période difficile, un mauvais moment qui va passer en expliquant que l’on maîtrise, que l’on contrôle et tenter dans un dernier soubresaut de faire croire que demain tout ira bien grâce à des lois et des procédures. On peut essayer, manipuler les sondages, personne n’y croit !
Personne n’y croit car personne ne croit dans la loi. La loi n’est pas un credo. Les croyances que nous avons, que nous acceptons, sont celles que nous portons, que nous partageons avec l’autre que l’autre nous apporte, nous fait vivre.
Le système capitaliste va-t-il s’écrouler en miettes comme le communisme il y a quelques années ? Cela fait rire bien du monde ! Cela fait réagir bien des personnes de pouvoir. Sarcasmes et revers de manches…
Entre scandales, pots de vin, trafic d’influence, manipulations médiatiques toute une catégorie d’hommes et de femmes se croient au dessus des lois, gonflés de certitudes, organisant le spectacle de leur propre décadence. Certains de leur pouvoir ils vont, dans les mois à venir, renforcer leur prégnance, rigidifier leurs comportements et ainsi accélérer leur chute.
Il y a un an environ j’écrivais, à l’analyse de la situation et des comportements visibles, ce qu’il pouvait se produire. J’avais osé dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Même si le temps présent m’accorde raison, mon dieu que cela est futile et triste d’avoir raison.
L’écroulement des plus brillantes civilisations a connu exactement les mêmes phases, les mêmes instants et les mêmes comportements que ceux que nous vivons actuellement.
Mais l’être humain est ainsi fait que privé de sa culture, démuni de sens, coupé de son âme, il baigne dans son orgueil, se nourrit de son ego, ou tout simplement devient aveugle et sourd, gavé de matérialité et de fausses promesses, de faux semblants, par de faux prophètes et de faux leaders.
L’ensemble des mesures prises sur le plan économique ne sont que des pansements de fortune sur un cancer profond, néanmoins les experts disent le contraire.
Pour autant :
- L’écroulement de l’euro, du dollar,
- La révolte de certains peuples,
- Le radicalisme religieux ou la bêtise doctrinal de certaines églises,
- L’enchaînement des peuples par le crédit, nouvelle prison libre d’accès à tous les volontaires,
- Les destructions écologiques planétaires traitées avec mépris par ceux qui les provoquent,
- Le pillage des richesses naturelles et financières par une petite catégorie de personnes au détriment des autres,
sont des éléments qui font évoluer les consciences, les mentalités, les comportements de ceux qui subissent, qui voient, entendent…
Les individus sont en train d’acquérir, sans en être conscient pour l’instant, un pouvoir phénoménal.
Demain des tribus de valeurs pourront détruire des entreprises entières sans bouger de chez eux. Ceci tout simplement parce que des dirigeants d’entreprises refusent de changer, de changer de comportements, de réviser leurs croyances, de créer une nouvelle façon de faire.
Et pour changer il y a deux façons toutes simples, dans la douleur ou dans l’amour.
À vous de choisir votre voie ou votre voix, sachant, l’histoire l’explique, que la qualité de l’énergie que vous mettrez en œuvre sera votre destinée.
Alors, Adolf Hitler ou Nelson Mandela ?
Deux films à voir : La chute du 3ème Reich et Invictus…
Bon week end à tous
Didier Reinach
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Quel est le degré de noblesse de votre leadership ?
- Parce qu’il y a les vrais et les faux leaders
- Parce qu’il y a ceux qui se pavanent dans les médias et ceux qui exercent leur leadership avec noblesse
- Parce qu’il y a ceux qui pillent le système et ceux qui développent et font évoluer le système
- Parce qu’il y a ceux qui sont menés par leur ego et ceux qui sont menés par leur âme
- Parce qu’il y a ceux qui ont un projet au service de la ou de leur communauté et ceux qui ont un projet à leur service
- Parce qu’il y a ceux qui ont compris que le monde change et ceux qui ne veulent pas que leur monde change
- Parce qu’il y a ceux qui raisonnent en pouvoir et ceux qui résonnent de leur charisme
- Parce qu’il y a ceux qui disent oui et ceux qui disent non
- Parce que tous les faux leaders disparaissent dans l’oubli alors que tous les vrais appartiennent à l’histoire
- Parce que nous vivons une situation extraordinaire
- Parce que nous sommes à l’instant même de l’histoire où les vrais leaders, les leaders au sens noble du terme, peuvent jouer un rôle exceptionnel pour conquérir des marchés, remodeler les organisations, insuffler du sens, créer des valeurs, fédérer des talents et faire revivre les valeurs humanistes qui ont permis de construire des empires, des civilisations, des entreprises, des organisations…
Alors… Quel est le degré de noblesse de votre leadership?
Cette noblesse qui exprime un sentiment et une attitude ouverte au monde, libérale, créative, généreuse, engagée pour une cause, une entreprise. Cette noblesse portée par des valeurs dans le but de faire progresser les femmes, les hommes et les organisations avec intelligence.
Cette noblesse attractive, fédératrice, inspirante, motivante, impliquante qui nourrit les personnes, donne du sens à leur vie, développe des convictions, fait évoluer les esprits et les comportements…
Faites le test en téléchargeant le document ci-joint.
Didier Reinach
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Quel est le degré de noblesse de votre leadership?
Pas de commentaires
