Archiver dans la Catégorie 'COACHING DE VIE'
ENTRE L’ÂME ET L’EGO
La fable de l’âme et de l’ego
Une âme en sa grandeur avait choisit la vie
Une âme en sa splendeur avait croisé l’amour.
Elle vibrait nuit et jour, respirait souffle court
Se débattant tant et bien dans un corps de paraître,
Suffoquant en silence, noyée d’incohérence,
Du plus profond d’elle même elle voulait apparaître.
Mais l’ego tout puissant la forçait au silence.
Un ego tout brillant, dominant, prétentieux
Avait pris le pouvoir dans un désert illusoire.
Habillé de mots, de leurres et de promesses,
Maquillé d’apparences, se nourrissant des autres,
Séduisant et malin, manipulateur à dessein,
Construit de fausses croyances et de désespérances,
Se prenant pour un autre et soumis au miroir,
L’ego se fortifiait pour garder son pouvoir.
Il s’était fait tyran, voleur de vies, d’amour,
Refusant le partage et préférant l’outrage,
Dédaignant l’être au profit de l’avoir,
Voulant tout contrôler, petit dictateur,
Tricheur, menteur et beau parleur
Il criait : « liberté ! » pour cacher ses peurs et son vide profond
Donnant parfois le change à quelques pauvres cons.
Il croyait tout savoir et pouvoir repousser
Chaque jour, sans cesse, sa triste vérité.
Il se savait condamné car sans identité ni âme
Il n’était qu’un menteur assis sur son propre drame.
Un soir n’en pouvant plus, l’âme se tourna vers lui et lui dit :
Je m’incline devant toi ego,
Devant ta victoire,
Toi l’ego qui m’a fuit et m’a parfois blessé,
Comme si il fallait me vaincre ou me désabuser.
Toi l’ego qui a tant peur d’être abaissé,
Toi pour qui le pardon est un manque de raison.
Oui je m’incline et bien humblement,
Et je te dis bravo,
Bravo l’ego tu as gagné la bataille,
La bataille de l’amour ! La bataille de la vie!
Bravo l’ego toi qui a peur des profondeurs de l’amour,
Toi qui refuse toute philosophie ou spiritualité.
Bravo l’ego !
Reste donc en surface,
Moi je reste à ma place.
Je te laisse avec ta fausse conquête et à ta future défaite,
Ce corps qui vieillit et qui va disparaître,
Cette vie chimérique et son cerveau limbique,
Je te laisse savourer le chemin qui ment.
Je te laisse déguster tout ce qui est parement.
Aussi pardonne moi, je te demande pardon de quitter ton chemin,
De choisir d’autres lieux parce que sans vanité,
Même si malheureuse, j’ai bien d’autres vies à espérer.
Salut l’ego, je préfère te quitter avant de te haïr,
Je préfère t’oublier avant de te maudire.
Mon âme n’est pas à toi, je m’échappe avec elle,
Mon amour n’est pas un combat,
Ma seule arme c’est l’amour, il ne se soumet pas.
Et en un dernier souffle l’âme déclama :
Alors toi l’ami, toi là bas ici bas,
Prends soin de toi, prends soin de moi,
Ton corps n’est qu’une enveloppe qui transporte mon message,
Ton corps n’est qu’une enveloppe qui peut se déchirer.
Je ne suis qu’une âme dont le bonheur est d’aimer.
Alors toi l’ego, de nos âmes exploite les valeurs,
De nos âmes puise ta profondeur,
Tu sais mieux que moi l’ego
Qu’entre maître et valet il n’y a pas de vainqueurs.
De nos âmes devient le héros.
Didier Reinach
1 commentaireL’EGO, L’ÂME ET LE SOI
L’ego, l’âme et le Soi d’après Jung par Laura Winckler et Frédéric Blanchard
Article paru dans la revue 178 de Nouvelle Acropole avec l’aimable autorisation de la Nouvelle Acropole.
L’ego
L’ego est le siège de la conscience : c’est lui qui permet de se sentir séparé de la mère et du reste du monde et d’être une entité pouvant à son tour affecter le monde.
L’ego adulte développe des capacités visant à satisfaire divers besoins, physiologiques, de sécurité ou d’insertion sociale.
L’enfant jeune est faible, vulnérable et dépendant de ses parents et de son environnement. A ce stade, son ego n’est pas encore formé.
Par la suite, ce dernier commence à remplacer les parents et acquiert des fonctions protectrices.
Sa deuxième tâche consistera à relier l’individu au monde environnant, lui apprenant à survivre, puis à s’insérer socialement et à réussir dans la vie.
Certaines épreuves permettront de fortifier l’ego.
Notre ego ou notre moi est la partie consciente de nous-mêmes qui se différencie de l’océan des potentialités de l’inconscient collectif.
Pour s’affirmer il devra rompre, d’une certaine façon, avec le milieu d’où il est issu.
L’ego est un outil, l’image de notre moi, notre persona, un masque.
Cependant, une fois complètement développé, il doit être vidé de son contenu afin de devenir l’enveloppe qui héberge et porte l’âme (l’acteur), sans que la rencontre entre ces deux dimensions soit vécue comme un drame.
Cela suppose un ego bien développé et correctement formé, conscient de ses limites et de ses qualités, tel que l’acquiert le Héros pendant la préparation de son périple : l’optimisme de l’innocent, l’entraide de l’Orphelin, le courage du Guerrier, la générosité du Bienfaiteur.
Cette personnalité bien intégrée en elle-même et dans son environnement sentira alors l’appel de l’âme, d’une force qui la conduira vers la quête de son destin. C’est seulement à ce moment-là que peut commencer la traversée.
L’âme
L’âme, pour se réaliser sans encombre, a besoin de la coopération et de la présence de l’ego qui a du bon sens et les pieds sur terre. Disons que Don Quichotte se fera accompagner de Sancho Pança pour partir en quête du trésor ou des mystères de la vie.
Pour Jung, l’âme symbolise souvent notre psyché ou le point par lequel s’expriment les archétypes de l’inconscient collectif. Elle est la partie de notre psyché qui nous connecte avec ce qui est éternel et procure la sensation de sens et de valeur à notre vie.
Nous commençons à nous occuper de l’âme lorsque nous ressentons le besoin de comprendre le sens de la vie, le sens de notre vie, que nous cherchons à nous relier au cosmos.
Elle rend possible le sens de l’unité.
Malheureusement, dans nos sociétés où on la refuse, elle est contrainte de s’exprimer à travers les fissures ou les failles de la vie, dans certains moments de trouble ou de souffrance, ou bien lorsque nous traversons les grandes crises de l’existence : les transitions entre l’enfance et l’adolescence, entre l’adolescence et l’âge adulte, lors de l’entrée dans la maturité puis dans la vieillesse, enfin face à la mort.
Dans ces moments liminaux, donc de passage, où il n’y a plus ni certitudes, ni sécurité, l’âme parvient alors à s’exprimer, dans la souffrance parfois ou à travers des comportements négatifs et autodestructeurs.
De nombreuses sociétés traditionnelles ont élaboré des mythes et des rites, notamment d’initiation, pour aider à ces mues de l’âme.
Le but de l’initiation étant essentiellement de comprendre avec le langage de l’âme, par le vécu, ce que signifient les expériences de la vie.
La traversée du Héros est une initiation aux réalités du périple de l’âme. Elle nous demande de contrôler notre vie pour ensuite nous en détacher, abandonner la peur du vide, de la mort, et être prêts à expérimenter la totalité de la vie. Pour cela, il nous faut élargir l’étroit champ de vision de l’ego, nous détacher des sentiments, de la quête mais tôt ou tard il nous faut atteindre les mystères centraux de la vie et apprendre la mort, la passion, la naissance, la création, en tant que mystères.
Sans l’âme, nous sommes pareils à des automates : nous effectuons tous les mouvements possibles, mais ils manquent de sens.
L’initiation nous offre l’opportunité d’expérimenter le sens de la vie et, grâce à elle, d’apprendre la quête de dépassement du Chercheur, le détachement du Destructeur, l’engagement de l’Amant et, finalement, l’union avec notre propre âme qui permet la naissance d’un nouveau Soi, le Créateur.
Le Soi
Le Soi est l’expression de l’intégrité, le point final du processus d’individuation. La traversée est achevée, le trésor retrouvé, et nous sommes de retour dans le royaume qui se transformera en fonction d’un nouveau principe ordonnateur.
L’essence du Soi est le paradoxe, car il nous permet de vivre ce qui est singulier et unique en nous et, en même temps, met notre ego en relation avec la dimension transpersonnelle.
A son niveau, le vie n’est plus perçue comme une lutte mais comme une source d’abondance. Nous devenons les rois et les reines de nos propres domaines et si nous sommes fidèles à notre Etre intérieur (le Soi), nous faisons fleurir la terre desséchée.
Le soi est donc profondément blessé si l’ego et l’âme sont déconnectés. Sa réalisation demande d’assumer pleinement nos responsabilités et de les intégrer à notre conscience.
Si l’éveil de l’ego fait surgir le particulier de l’universel, le multiple de l’unité, le retour au Soi permet de réintégrer le particulier à l’universel, le multiple à l’Un. Par la force de restitution et le lien créé par l’homme avec Dieu et toute la création, l’être refait en lui l’unité perdue.
Tout grand Gouvernant a besoin d’un Magicien pour prédire le futur, pour soigner les malades, pour créer des rituels qui relient les hommes au cosmos et maintiennent la liaison permanente avec la dimension spirituelle de la vie. Il peut aussi avoir à ses côtés un Sage qui lui donne des conseils objectifs et le sort de sa subjectivité. Et aussi un Bouffon, capable de réjouir le château et de dire au Gouvernant de terribles vérités. Le Gouvernant le Mage, le Sage et le Bouffon s’aident mutuellement et contribuent, grâce à leurs talents, à produire un royaume salutaire, prospère et joyeux. Ils symbolisent les quatre aspects du Soi intégré.
L’ombre
Nous nous savons tous porteurs d’une ombre, sorte de personnage dont la silhouette se compose de tout ce que nous refoulons et qui ne cadre pas avec l’apparence sociale que nous voulons nous donner. Cette ombre est le dragon qui se nourrit, dans l’homme mûr et bien sous tous les rapports, de tout ce que son moi refuse à intégrer consciemment. C’est le premier aspect de chaque archétype à reconnaître si l’on veut avancer dans le processus d’individuation.
La difficulté réside dans le fait que l’ombre est généralement repoussante mais qu’elle porte en elle la régénération de la vie consciente. Elle repousse et fascine, et se laisse ainsi facilement projeter sur autrui pour éviter d’avoir à reconnaître qu’elle fait partie de nous-mêmes.
L’ombre peut se manifester par des omissions (actes manqués…) ou par des actes impulsifs, commis par inadvertance. Elle est avant tout personnelle, mais s’enracine aussi, comme l’illustre image quasi universelle du diable, dans l’inconscient collectif. Tout peuple a son diable, trop souvent projeté sur ceux qu’il ne parvient pas à intégrer dans sa vision du monde.
L’ombre pose un problème moral à l’individu car elle peut contenir aussi bien des qualités que des défauts.
La morale commune, ou celle qui a baigné l’individu dans sa jeunesse, est le plus souvent incompétente pour juger de la vraie nature de l’ombre : constructive ou destructive ?
Plus qu’une morale conventionnelle et sociale qui rassure par ces concepts arrêtés de ce qui est bien ou mal, c’est d’une philosophie du risque, du combat intérieur et de la responsabilité des choix qu’il implique, que l’homme a besoin dans cette aventure.
Il ne dépend que de lui que l’ombre soit son amie ou son ennemie. Elle ne devient hostile que si elle est ignorée ou traitée avec incompréhension ; elle ne peut se transmuter que si le moi accepte l’aide du Grand Homme : du Soi. La quête du Soi est à l’image de celle du Grâal ou de toute quête initiatique de l’immortalité au sens spirituel du terme.
S’engager dans cette voie, c’est donc déjà accepter le fait qu’une crise n’est pas une fatalité insurmontable mais l’opportunité d’une nouvelle naissance par un dialogue constructif avec l’ombre : de là peuvent naître de nouveaux comportements, plus ouverts, plus riches.
Une connaissance approfondie des mythes peut être d’une grande utilité car ils nous parlent, notamment des plus archaïques, un langage pas encore contaminé par une morale trop rationnelle et peuvent ainsi éveiller des images positives de dialogue avec l’ombre.
Laura Winckler et Frédéric Blanchard
http://www.na-strasbourg.fr/oinaf-013/articles/lego-lame-et-le-soi-dapres-jung.html
J’ai souhaité publier ce texte pour bien des amis, des relations, des clients qui sont confrontés à cette situation. Un ego dominant qui rend sourd, qui prétend, qui contrôle, qui maîtrise, qui refuse d’être le parrain de l’âme, de l’amour, de l’ouverture, de la créativité.
Pour toutes ces personnes qui vivent dans un rêve illusoire qu’il croit réel (voir l’article de Benjamin Bélair sur notre Blog : http://blog.reinach.net/?p=39, au delà de la réalité de leur âme et qui s’aventurent vers des échecs écrits d’avance.
Ce fameux ego qui, formaté par un entourage sur lequel l’enfant n’a pas de prise, entretenu par un monde sachant le manipuler et l’exploiter, ne se vide pas, ne rompt pas avec son environnement premier et s’orchestre une histoire anesthésiante pour soumettre l’âme et éviter la souffrance et/ou la perte de pouvoir. Cet ego qui va refuser les étapes du Héros, l’accueil et le partage, en rejetant la faute vers l’extérieur, ignorant toute richesse intérieure.
Ces personnes ne sont pas responsables de ce qu’ils vivent ni d’avoir eu un ego mal formaté à leur âme. Nous sommes nombreux à avoir vécu ses épreuves et nous seront encore nombreux à les vivre encore.
Mon seul constat est que nous sommes toujours face au choix de la douleur, la douleur de la remise en cause au présent ou la douleur de l’échec au futur.
Ce n’est hélas qu’une vérité statistique qui vient nous frapper un jour, mais qui vient nous frapper souvent fort pour éviter le fameux : “je m’échappe” de l’âme ce “je m’échappe” qui est parfois mortel.
Didier Reinach
Abandonnique, abandonnisme ? L’amour impossible ?
Suis-je abandonique, est-il abandonique… est ce que j’attire les abandoniques ?
Revoir les définitions dans :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abandonnisme
http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/6biennale/Contrib/affich.php?&mode=long&NUM=29
http://www.aidepsy.be/en_savoir_plus_abandonnisme
http://www.medix.free.fr/sim/nevrose-angoisse.php
http://femmesaujourdhui.com/relationships/addiction.html
Depuis le mise en ligne de ma réflexion sur : faut il prendre un amant, j’ai reçu des courriels qui contenaient bien des questions dont celles-ci :
- Suis-je abandonique ?
- Mon ou ma partenaire est-elle ou est-il abandonique ?
- Est-ce que j’attire les abandoniques ?
J’ai cherché des éléments de réponses issus de discussions diverses avec des hommes et des femmes ayant des vies souvent différentes.
À la question suis-je abandonique ?
Vous êtes en relation amoureuse, heureux et heureuses, les papillons sont là. Les émotions de l’amour vous prennent. Vous vivez avec votre conjoint, votre partenaire et voici que des pensées vous assaillent, vous avez peur qu’il ou qu’elle vous abandonne.
Peut-être êtes vous dans un début de relation ou juste une rencontre qui vous attire et que vous repoussez.
Peut-être interprétez vous certains ses comportements comme des marques d’abandon, comme un risque qu’il vous laisse. Peut-être vous mettez à douter de cet amour. Peut-être que la relation que vous vivez, alors qu’elle correspond à votre rêve le plus intime, vous provoque des angoisses. Peut-être que vous ressentez le besoin de défendre votre intimité. Par moment vous ressentez le besoin de protéger très fort votre bulle, votre espace. Les éléments qui provoquent ces réactions sont-ils fondés ou bien sont ils le fruit de vos pensées elles même reliées à votre vécu, à des scénarii inconscients de votre enfance?
Est-ce la première fois que cela vous arrive ou bien ces situations se répètent-elles souvent? Si cela est la première fois, si les facteurs déclenchants sont bien réels, il ne devrait pas y avoir de soucis à se faire. Si c’est un scénario qui se répète vous pouvez vous dire : « je tombe toujours sur le mauvais partenaire »…. Mais aussi qu’elle est donc mon scénario qui provoque ses situations.
- D’un côté vous avez la réponse amoureuse au rêve de votre vie, de l’autre côté vous n’en voulez pas ou plus.
- D’un côté vous ressentez un amour profond, de l’autre côté vous avez envie de hurler : « NON ».
- D’un côté vous avez envie d’être dans une relation de cette qualité, de l’autre côté vous aimeriez en trouver une autre qui vous fasse moins peur.
- D’un côté vous aimez cette relation et de l’autre côté vous avez envie « d’aller voir ailleurs ».
- D’un côté vous êtes en attentes de gestes, de paroles, de l’autre côté vous ne supportez plus de les recevoir.
- D’un côté votre cœur vous dit que cette relation le fait vibrer, de l’autre côté votre mental embarque pour en fait détruire le scénario du cœur?
Selon certains experts, le mental est construit par les parents, l’environnement social et plus précisément, le mental serait le dictat de la mère. Concernant l’abandonnisme, il semblerait que :
Selon :
http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/6biennale/Contrib/affich.php?&mode=long&NUM=29
La mère demeure mythique pour l’abandonnique.
L’abandonnique oscille alors entre une quête insatiable d’amour et un rejet destiné à détruire toute relation pouvant déboucher sur un éventuel abandon et mettre en péril cette mère idéale, seule personne susceptible de le combler.
Nous sommes donc ici dans une relation paradoxale ou le mental obéissant à la protection de la mère détruit l’amour vrai, l’amour vécu tant que le sujet n’a pas, entre autre, pris conscience que la mère n’est pas la seule personne susceptible de le combler amoureusement.
En terme d’attente de la mère idéale qui serait la seule susceptible de le combler, on peut assister alors à des transferts affectifs d’une autre nature comme des transferts matériels, de l’argent, des biens, l’utilisation des affaires de la mère.
Ce serait donc à ce titre que le mental nous produit de fabuleux scénarii pour interdire la relation amoureuse avec l’autre et nous obliger à l’abandonner.
Ceci n’est pas une absolue vérité scientifique à l’heure actuelle mais c’est une tendance lourde, une piste très sérieuse à ne pas négliger.
Il y d’autres raisons qui font que certains deviennent abandonniques ou bien des zappeurs de relations amoureuses.
Le mot amour aurait-il été utilisé dans votre enfance pour vous faire du chantage ou vous manipuler?
Le mot amour et tout ce qui tourne autour en terme de comportement verbal ou non verbal auraient-ils été exploité pour vous contenir, vous soumettre, vous empêchez d’être, vous réduire en fait à ce que voulait vos parents.
On retrouvera des paroles ou des comportements du genre :
Si tu ne m’obéis pas je ne t’aimerai plus
On s’aime hein ! On ne se quitte pas ! Sous entendant si on se quitte c’est qu’on ne s’aime plus….
Fais ce que je te dis parce que je t’aime… sous entendant ou vécu comme tel par l’enfant comme voulant dire : si tu ne fais pas ce que je te dis, je ne pourrai pas t’aimer.
Ces scénarii souvent involontaires, parfois conscients et manipulatoires de la part des parents provoquent des peurs, des stress, des failles de fonctionnement. Les neurosciences ayant mis en évidence le rôle des émotions sur la qualité de fonctionnement des connections des synapses, on peut donc envisager que de telles comportements pourraient même créer des déséquilibres, voire des lésions fonctionnelles mais c’est un autre sujet.
Ceci étant, le sujet qui a vécu ce genre de situations peut avoir du mal à supporter une relation amoureuse trop vraie, trop forte.
Il lui faudra faire des efforts ou selon ses croyances, il pourra aussi appeler cela des sacrifices. Or dans un monde ou l’effort n’est pas enseigné, ou le prêt à consommer est proposé comme LA solution, même dans la relation amoureuse… la personne qui est sujette à ces comportements aura tendance à mettre la faute sur l’autre et à se débarrasser du problème et donc de l’autre avec plus de facilité même s’il doit souffrir de la séparation, de sa propre rupture. L’abandonnique peut également créer volontairement ou non des situations qui poussent l’autre à partir, qui pousse l’autre à l’abandonner. Le but final étant l’abandon.
Reconnaître la situation et ses comportements cela demande une grande intelligence émotionnelle et une remise en cause profonde que parfois bien des ego, des fonctionnements mentaux orgueilleux ou des comportements d’autruche (la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité) ne pourront réparer.
Revenir en arrière et dire je t’aime, je suis parti mais j’ai fait une erreur ou encore je t’ai poussé à partir mais j’ai un problème, n’est pas vraiment à la portée de tous pour l’exprimer, ni à la portée de l’autre pour l’accepter après les blessures de la séparation.
Le mental qui semble donc être la voix de la raison, ou bien celle de la mère dans certains schémas pathologiques, prend donc le pouvoir sur le cœur. Les scénarii de la destruction du cœur sont multiples. Ils répondent au moins à deux besoins. Conserver la relation avec la mère mythique seule capable, par de l’affection ou de la matérialité de combler le déficit amoureux. Se libérer d’une prison imaginaire qui porte les noms amour, amant, aimer, partager, se donner, confiance en l’autre…etc….
L’abandonnique pourra donc mettre en place des comportements d’évasion, multiplier les relations amoureuses qui n’engagent à rien et qui permettent de se sentir libre et toujours séduisant ou bien se construire une vie forteresse en se répétant très fort “Vive la liberté !”.
L’abandonnique pourra vivre le malaise permanent de rater quelque chose ailleurs, des maux de têtes, des migraines comme si il était enfermé dans son mental, des maux de cœur, des crampes comme les prisonniers coincés dans leur cellule, le besoin irrépressible de répondre à ses moindres besoins avec parfois un sentiment de déprime quand il y a répondu.
L’abandonnique vivrait, des insatisfactions permanentes pour des choses qui peuvent sembler banales à l’autre, des comportements de contrôle et de maîtrise qui permettent de maîtriser sont intimité.
Ces réactions peuvent être soudaines, brutales et donner à l’autre l’impression que rien ne va plus pour qu’il décide (l’autre) de rompre la relation…
Ainsi l’abandonique peut-il abandonner ou créer une situation pour qu’il soit abandonné et dans les deux cas avoir raison c’est-à-dire répondre à sa pathologie.
Voici des situations dans lesquelles on retrouve des phrases comme :
Je t’aime mais cela ne fonctionne pas comme je veux…
Je t’aime mais je ne crois pas que cela soit possible…
Ce qui n’a rien à voir avec… je t’aime, voici ce que je ressens, que peut-on faire ensemble pour que je trouve une réponse car je crois dans notre amour.
Dans le, “que peut-on faire”, c’est sur que cela engendre des efforts, de sortir parfois de sa zone de confort, de se remettre en cause, de se confronter, de demander de l’aide à l’autre.
Mais… n’est ce pas un peu cela la vie de couple pour grandir ensemble et faire grandir l’amour que nous vivons et dans lequel nous croyons ?
L’amour reste bien l’énergie la plus fantastique, la plus constructive, la dimension humaine créatrice la plus merveilleuse. Aussi quelque soit nos bibittes, communiquons, échangeons, confrontons nous, ne ratons pas cette dimension unique et surtout, ne ratons pas nos enfants, donnons leur cette nourriture essentielle qu’est l’amour pour qu’ils grandissent et soient aptes à construire un monde meilleur…
À bientôt et merci de vos réactions.
Didier Reinach - www.reinach.net - 514 349 9685 - www.creer-lelivre.com
Pas de commentaires
