Archiver dans la Catégorie 'CRÉATIVITÉ'
LE MYTHE DE LA CAVERNE ET LE MANAGEMENT ou COMMENT TOUT MANAGEUR ET TOUT GESTIONNAIRE PEUVENT DEVENIR DES STRATÉGES
De l’antiquité jusqu’au 19e siècle, l’étude des sciences humaines et de la philosophie avait pour vocation de donner des repères dans l’action et de permettre une meilleure connaissance de la nature humaine. On y apprenait l’analyse, la pensée, la dialectique, le sens de la confrontation le tout supporté par des valeurs comme l’opiniâtreté, le respect, la discipline, l’intégrité, la rigueur, la patience, la maîtrise de soi, la créativité…
Il était du devoir de tout citoyen et de tout dirigeant de s’y intéresser et d’y exceller. Aujourd’hui, ces disciplines ou les quelques une que l’on enseigne encore, lorsqu’elles quittent enfin le sanctuaire de l’université, servent tout au plus de méthode d’épanouissement personnelle à des individus en quête de sens.
Cette situation est hautement problématique. Il serait de l’intérêt de toute organisation de revenir à ces disciplines pour augmenter sa performance sociale, économique et humaine. Afin d’explorer cette relation entre la gestion contemporaine et la philosophie, qu’il suffise d’évoquer le mythe de la Caverne de Platon.
Ce mythe est un moment clé d’un ouvrage de Platon qui s’intitule La République et qui porte sur la bonne gouvernance. La thèse de Platon est que le bon gestionnaire n’est pas un expert de processus, mais celui qui produit un «bien» pour son environnement. Le bon gestionnaire n’est pas celui qui cherche le profit, mais celui dont les décisions ont une valeur ajoutée pour sa communauté. Le produit ou le service a pour fonction d’«améliorer» la vie de ceux auxquels il est destiné.
Le mythe a pour fonction d’illustrer les difficultés que rencontre celui qui veut contribuer au mieux-être de sa communauté et offrir des services et des produits innovants. Il fonctionne de la manière suivante :
Des hommes vivent, depuis leur enfance, dans une demeure souterraine en forme de caverne. Les hommes dans la caverne se croient libres, mais en réalité, ils sont prisonniers. Ces hommes ont les jambes et le cou enchaîné de sorte qu’ils ne peuvent bouger et qu’ils peuvent seulement voir devant eux. La lumière du soleil ne pénètre pas dans la caverne. La seule source d’éclairage est un feu qui est à l’arrière des prisonniers. Entre les prisonniers et le feu, il y a des dizaines de statuettes représentant des êtres humains, des animaux et diverses autres formes naturelles. La lumière du feu sur les statuettes projette des ombres sur un mur qui est face aux prisonniers. Ainsi, les prisonniers n’ont jamais vu autre chose que des ombres. Pire : les prisonniers sont fascinés par ces ombres qu’ils prennent depuis leur enfance pour des réalités. Leurs croyances et leurs valeurs se sont construites dans un monde qu’ils croient réel mais qui n’est qu’un assemblage de subterfuges.
Aucun prisonnier ne voudra quitter cet état à moins qu’on le force car toutes les fausses valeurs et les fausses croyances qui l’anime génèrent de la peur. Si néanmoins cette situation se produit, voici ce qui arrivera. Tout d’abord, le prisonnier ne voudra pas bouger. Il va falloir le forcer à se redresser, à marcher vers la sortie, à regarder la lumière du jour.
Au début, le prisonnier va continuer à croire que les ombres ont plus de réalité que le monde qu’il découvre. Toutefois, il va finir par réaliser que le monde extérieur a plus de réalité que le monde de la caverne. Finalement, il va constater que la vraie source de sa vision est le soleil. Sans le soleil, même la caverne ne pourrait exister. S’il retourne dans la caverne pour enseigner la vérité à ses camarades et les libérer, ceux-ci vont se moquer de lui et même le tuer.
La lecture de ce mythe est instructive pour le gestionnaire, et ce, pour trois raisons :
Premièrement, le mythe permet de discerner les connaissances qui sont le plus utile pour l’entreprise, d’identifier les chaines et les ombres.
Selon Platon, la réalité est composée de deux mondes : le monde des idées et le monde sensible (c’est ce qu’illustre la distinction entre la caverne et le monde extérieur). C’est le monde des idées qui donne un sens au monde sensible. Le monde des idées consiste en nos valeurs morales alors que le monde sensible est constitué de nos perceptions.
L’idée de Platon est aisément compréhensible les valeurs morales telles que l’amour, le bonheur, la justice, le beau, guident nos actions. Selon cette théorie le bien est la valeur morale la plus importante. Cela se conçoit aisément : si vous demandez aux individus ce qu’ils cherchent pour eux-mêmes ils vont vous parler du bien (le bonheur), pour leurs amis, ils vont vous parler du bien (l’amitié), pour leur communauté, ils vont vous parler du bien (la justice).
L’approche de Platon s’applique pleinement au monde de l’entreprise. La chose la plus importante pour une organisation ce ne sont pas ses processus qui sont en constant changement comme nos perceptions sensibles, mais les valeurs de l’entreprise. Ce sont sa mission, sa vision, ses valeurs qui donnent un sens au travail des hommes et des femmes qui y consacrent une partie de leur vie. Ces mêmes valeurs qui agissent comme un aimant tant sur les employés que sur les clients à la seule condition qu’il y ait cohérence entre le discours et les comportements. Ces valeurs qui sont des briseurs de chaines, des générateurs d’évolution, de compréhension et de motivation.
Deuxièmement, le mythe donne une indication sur une des tâches les plus importantes à accomplir pour une organisation : permettre aux employés de s’approprier les valeurs de l’entreprise. Le mythe de la caverne part de l’idée très simple que seule l’éducation peut nous libérer des chaînes qui nous asservissent. L’éducation c’est à dire l’explication, l’échange, la savoir, la communication, l’exemplarité entre autre.
Seule l’éducation peut nous permettre de sortir du mensonge dans lequel nous vivons. L’ascension du monde d’ombre de la caverne vers le royaume de lumière du monde extérieur est le bien le plus désirable qu’il soit. De même que le monde du jour éclairé par le soleil est plus vrai que la nuit qui règne dans les profondeurs de la caverne, de même que le monde intelligible éclairé par l’idée du bien est plus réel et plus vrai que le monde sensible.
Ainsi, le but de l’éducation pour Platon est de détourner l’âme du monde sensible qui n’est que perception et virtualité, vers le monde intelligible et vers la contemplation de l’idée du bien. De même, l’objectif principal du gestionnaire devrait être d’éduquer ses employés à la compréhension maîtrise des valeurs de l’organisation.
Troisièmement, Platon, comme le gestionnaire, sait que cette entreprise est semée d’embûche. Le mythe de la caverne part d’une vision pessimiste et tragique de la société : les êtres humains chérissent la prison qui les opprime et s’ils rencontrent quelque part quelqu’un pour les guider vers la liberté, plutôt que de le suivre et l’écouter, ils vont préférer le ridiculiser et même le tuer. On peut ici évoquer Socrate qui est l’exemple parfait de celui qui a été condamné pour avoir osé se battre pour la liberté et la vérité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne
Ce texte qui a été écrit il y a environ 2309 ans est un véritable outil stratégique d’analyse de situation et de mise en créativité d’une organisation comme d’une personne en elle même.
Il est la métaphore même de bien des situations organisationnelle et humaine. Il me semble être en partie une des clés de ce fameux combat, ou de ce fameux travail de renaissance de la créativité, de libération de son âme, de rééducation de son ego, que l’on retrouve dans les études de Carl Gustave Jung sur l’ego, l’âme, le soi.
Veut-on évoluer ? Veut-on changer nos croyances ? Quelles sont les valeurs qui nous portent. Quel est ce combat entre l’âme, l’ego et le moi, entre celui de nos valeurs profondes et celles qu’on nous impose ?
Benjamin Bélair
avec la participation de Didier Reinach
Développer la valeur de votre entreprise
Développer la valeur de votre entreprise
Crise économique, de crise écologique, de crise sociale ?
Je n’adhère absolument pas à ces terminologies. Nous sommes, je le pense, je le crois profondément dans une crise de valeurs.
Je crois que l’être humain de tout temps a été porté par des valeurs et que ces valeurs lorsqu’elles étaient positives, humanistes se sont révélées riches de sens, de croyances, de motivations, d’implication, de créations.
Ces valeurs humanistes ont fait la gloire et la réussite de grandes nations depuis plus de 3000 ans.
Ce sont ces mêmes valeurs humaines que nous perdons de vue chaque jour et dont nous éloignons avec une superbe certitude de matador prétentieux.
Aussi et fort de 25 années de pratiques professionnelles,
Je crois que le capitalisme est un modèle qui peut évoluer et qui peut créer, supporter, défendre, développer des valeurs humaines fondamentales.
Je crois fermement que les progrès à venir, notre évolution, la cohésion sociale et la paix reposeront sur des valeurs humanistes.
Je crois sincèrement qu’il est urgent de réintégrer, de développer ces valeurs humanistes dans les organisations publiques et privées.
Beaucoup pensent que les valeurs humanistes sont des vieux trucs ringards qui ne sont plus d’actualité. Pour autant elles sont à l’origine des plus grandes civilisations, des époques les plus glorieuses. Elles ont nourris des leaders connus et inconnus qui ont participé à construire des mondes riches de sens.
Pourquoi défendre les valeurs humanistes et en faire un projet de société ou un projet d’entreprise ?
- Les valeurs humaines sont des croyances qui nous sont propres, qui nous portent, nous transportent.
- Ce sont des monnaies d’échanges dans nos relations avec les autres
- Ce sont des instruments de partage et d’enrichissement individuels et collectifs.
- Ce sont des moteurs de croissance, des sources de bien être, de motivation, d’engagement.
- Les valeurs humanistes sont les clés de la créativité.
Valeurs humaines et humanistes ?
Le respect, le partage, l’écoute, la confiance, l’égalité, la liberté, la créativité, le dialogue, l’honnêteté, la justice, l’équité…
Et plus précisément, selon chacun, nous pouvons décliner chaque valeur,
- Le respect des autres, le respect de l’environnement, le respect des richesses naturelles, le respect du savoir, le respect des ainés…
- La partage, le partage du savoir, le partage du temps…
- La liberté…
Je suis surpris de constater, lorsque j’échange avec des personnes, combien il leurs est difficile d’exprimer leurs valeurs.
Pourquoi remettre les valeurs humaines au centre des organisations ?
- Savez vous que les organisations les plus performantes, les plus efficaces sont les OSBL (organismes sans but lucratifs) ayant des valeurs, un projet, une vocation ?
- Savez vous que le salaire est la cinquième composante de la motivation en entreprise ?
- Savez vous qu’un salarié heureux dans sont travail et attaché aux valeurs de l’entreprise commencera à éventuellement réfléchir à changer de job si… si on vient lui e proposer un autre, si le salaire offert constitue, déductions fiscales faites, à au moins 30% de gain matériel en plus ?
- Savez vous que les équipes les plus performantes et les plus créatives sont rassemblées autour de valeurs humaines fortes.
- Savez vous que les générations X et Y que l’on prétend « enfants gâtés », zappeurs, infidèles, sont en générales à la recherche de valeurs humanistes, d’émotions positives, d’une aventure professionnelle humainement enrichissante ?
Parce que dans un monde sans valeur, naissent le désespoir, le stress, l’angoisse, l’absentéisme, la paresse, la fuite, les tensions.
Parce que lorsque les valeurs sont fausses et manipulatrices elles sont le berceau du cynisme et de la violence.
Alors ?
- Parce que la gestion de la relève s’avère de plus en plus difficile,
- Parce que la rétention des talents exige des conditions de travail particulières,
- Parce que la créativité est une force stratégique incontournable qu’il nous faut conserver pour continuer à gagner dans les années à venir,
- Parce que les tensions sociales peuvent s’amenuiser autour de valeurs partagées,
- Parce que les syndicats comme les patrons se trompent de valeurs dans leurs négociations,
- Parce que les politiques ont une responsabilité dans l’expression des valeurs,
- Parce que ce courant des valeurs humanistes va bouleverser la consommation dans les années à venir,
Faites de votre entreprise, de votre organisation un épicentre passionné de création de valeurs.
Didier Reinach
Créateur de valeurs
Expert en marketing RH
La génération XY et le zapping des valeurs…
La génération X Y est-elle une génération de zappeurs ???
À y bien réfléchir, il me semble que ce phénomène soit provoqué par une défaillance grave de beaucoup d’entreprises et peut-être même du monde socio-économique en général.
Zappeurs ! J’entends ce mot revenir souvent dans la bouche des patrons qui me parlent de leurs difficultés de recrutement et de leur problème à retenir des talents.
Mais pourquoi sont-ils zappeurs ?
La génération X Y semble être une génération de valeurs. Étonnant ? À y bien réfléchir…
Nourrit au sein de la matérialité dans un monde du paraître, gavés de technologies, stimulés par des processus binaires, baignés dans un monde devenu un super marché du plaisir immédiat, cette génération souffre d’un déficit de valeurs que le monde économique, politique et social est incapable de lui apporter.
Éduqués dans des écoles coupées du civismes, de la culture générale, de la dialectique, de la pensée critique (sauf pour quelques heureux privilégiés), que voulez vous que cette génération vivent au fond d’elle même ?
Enfants gâtés ? Matériellement peut-être pour une partie d’entre eux, mais enfants auxquels on a coupé les racines, auxquels on a voulu faire croire que le monde était parfait !
Dents blanches, haleine fraiche, image de marque, effets de style, vie marketée, ils s’essayent dans tout ce fatras, ils recherchent leur existence par des comportements qui en choquent certains, des comportements sans explication, parfois, sans mots, sans expression.
Les X et les Y sont à la recherchent de leur âme, ils ont des valeurs différentes de la génération des baby boomers, ils veulent vivre ces valeurs, les partager, les rencontrer. Ils voudraient aussi pouvoir les exprimer dans leur quotidien. Les exprimer avec des mots, émettre leurs idées, mais combien sont-ils à manquer de vocabulaire, de modèles, d’exemples, de dialectique, de rhétorique pour exprimer leurs valeurs ?
Alors ? Et si les comportements de zapping étaient l’expression de cette recherche de valeurs ?
Tout comme les baby boomers ont développé des comportements bien à eux en fonction de leurs valeurs ?
Les X et les Y veulent participer, comme leurs aînés, à la construction de leur monde, avec leurs croyances. Pas le monde de leurs parents, pas un monde imposé, la construction de leur monde. Et c’est ici que la problématique apparaît.
Parmi les entrepreneurs actuelles, il y a ceux qui croient dans leur modèle et qui ne comprennent pas qu’il faille s’adapter, pour autant ces mêmes entreprises s’adaptent à leur marché.
Ceux qui essayent de séduire les XY avec un marketing RH adapté, livrant plus ou moins leurs promesses. Oserait-on faire la même chose avec la promesse produit vis à vis des clients ?
Ceux qui se posent des questions sur un éventuel nouveau modèle avec parfois des beaux succès.
S’il existe une solution, c’est de bien reposer les valeurs de l’entreprise, de faire évoluer la culture. Ces valeurs humaines qui sont le moteur de l’adhésion, de la participation, de la motivation. Ces valeurs qu’il faut traduire en actions, en comportements de la part de l’encadrement. Ces valeurs qui nourrissent, qui font grandir lorsqu’il y a cohérence.
Ces valeurs sont sources de créativité et de progrès.
Créer de la valeur, c’est, « aussi simple » que de former, d’échanger, de communiquer sur les valeurs.
L’analyse des périodes glorieuses de l’histoire, de la montée en puissance de certaines civilisations, de la vie des vrais leaders, quelque soient les époques, démontre que les valeurs humaines ont toujours été à l’origine du succès, fût-il individuel ou collectif.
Alors ?
- Parce que la gestion de la relève s’avère de plus en plus difficile,
- Parce que la rétention des talents exige des conditions de travail particulières,
- Parce que la gestion de la relève s’avère de plus en plus difficile,
- Parce que la rétention des talents exige des conditions de travail particulières,
- Parce que la créativité est une force stratégique incontournable qu’il nous faut conserver pour continuer à gagner dans les années à venir,
- Parce que les tensions sociales peuvent s’amenuiser autour de valeurs partagées,
- Parce que les syndicats comme les patrons se trompent de valeurs dans leurs négociations,
- Parce que les politiques ont une responsabilité dans l’expression des valeurs,
- Parce que ce courant des valeurs humanistes va bouleverser la consommation dans les années à venir,
Faites de votre entreprise, de votre organisation un épicentre passionné de création de valeurs.
Didier Reinach
Créateur de valeurs
Expert en marketing RH
LES FAUSSES CROYANCES
à propos de cette vidéo
http://blip.tv/file/716401
Bonjour Didier,
Je viens de prendre connaissance de ta vidéo sur les croyances;
Je me permets de t’envoyer un message car cela fait exactement echo à ma pratique lors de mes interventions en accompagnement au changement;
J’utilise un ensemble de concepts issus de la psychologie sociale, qui doivent également te parler: croyances limitantes (mes actions sont limitées par rapport à mes croyances: je ne postule pas à ce poste car il n’est pas fait pour moi), prédiction inductrice (mes comportements sont induits par mes prédictions et j’obtiens exactement ce que j’avais prédit: je pense que cela va mal se passer, et effectivement cela se passe mal), rationnalisation en acte (je rationalise mes actions contraire à ma volonté afin de les accepter);
Je travaille actuellement sur le thème de la promotion de la Diversité dans les entreprises, et je crois profondément qu’il y a en parallèle un travail à faire pour changer les représentations;
Cependant, et pour apporter la thèse inverse à tes propos: ces croyances permettent aussi de structurer la personnalité de l’individu; Je fais référence aux messages contraignants de l’Analyse transactionelle dits aussi “Drivers”;
Désolée, ce sont des commentaires à chaud, qui n’ont pas de lien en apparence, mais cela m’interesse d’en discuter avec toi à l’occasion;
si tu organises un débat sur le sujet, ça pourrait être l’occasion de pourquoi pas réfléchir à une collaboration sur le sujet;
En attendant, je te dis à bientôt
Florence
Merci Florence
Merci de tes excellents commentaires…
Oui les croyances permettent de structurer… je partage ton point de vue… le plus bel exemple sont les églises qui vendent de la croyance normative sous couvert de liberté d’être et de développement personnel de l’âme…. (bon je me calme….)… mais…. mais…. quand les croyances provoquent des blocages, deviennent des scénarii inadaptés à l’être, l’âme se débat… on passe de la psyché à la “psy cause”. Je pense que toute la différence est dans le comment structurer un construire une personne, une société.
Reprenant ton l’analyse transactionnelle, inculquer des croyances positives dans un discours adulte peut être porteur de succès si cela est fait dès la naissance.
Je crois que tout l’art de la méthode de créativité quand elle s’applique à soi comme aux autres… en synthèse, est de réduire les peurs et de développer l’amour afin de devenir aimant, s’aimant, aimantant sa face négative pour attirer du positive.
On rejoint la physique…
Vaste débat n’est-il pas ?
Merci d’ouvrir le débat.
Et… ne sois pas désolé, au contraire, le débat surtout contradictoire est porteur de créativité.
À bientôt certainement.
Didier Reinach
Pas de commentairesL’art de la confrontation pour assurer un développement personnel positif, un développement organisationnel bénéfique.
Commençons par la définition du mot confrontation et de son verbe, confronter que bien des personnes confondent avec affronter.
Source antidote http://www.druide.com/
Les synonymes de confrontation
Comparaison — analyse, balance, collation, collationnement, comparaison, jugement, mesure, mise en regard, parallèle, rapprochement, recension.
Vérification — analyse, apurement, audit, censure, contrôle, épreuve, examen, expérience, expérimentation, expertise, filtrage, inspection, pointage, recensement, recension, récolement, reconnaissance, recoupement, révision, revue, suivi, supervision, surveillance, test, vérification.
Rencontre — abouchement, audience, conférence, entretien, entrevue, face à face, huis clos, interview, micro-trottoir, rencontre, rendez-vous, retrouvailles, réunion, tête-à-tête, vis-à-vis, visite.
Les synonymes de affrontement
Antagonisme — antagonisme, combat, compétition, concurrence, conflit, contentieux, contestation, controverse, débat, désaccord, différend, discorde, discussion, dispute, dissension, dissentiment, divergence, émulation, friction, heurt, incompatibilité, incompréhension, lutte, mésentente, mésintelligence, opposition, polémique, querelle, rivalité.[Familier] bagarre.
Combat — accrochage, action (de guerre), assaut, attaque, bagarre, bataille, choc, combat, conflit, échauffourée, empoignade, empoignement, engagement, escarmouche, ferraillement, feu, guérilla, guerre, heurt, hostilités, lutte, mêlée, opération, pugilat, rencontre, rixe.
[Familier] baroud, baston, bigorne, casse-gueule, casse-pipe, castagne, guéguerre, rif, rififi, riflette.
La définition du verbe confronter:
Comparer — comparer, mettre en balance, mettre en contraste, mettre en face.
La définition du verbe affronter:
Braver — braver, faire face à, faire front à, se mesurer à. Se mesurer à un adversaire — lutter, se battre, se mesurer. Dans une rencontre sportive — disputer la victoire à, disputer un match contre, jouer contre, rencontrer, se battre, se mesurer à.
La confrontation est donc bien une situation d’échanges, de partage de points de vue, d’enrichissement intellectuel, psychologique, matériel.
Dans le cadre de son développement personnel comme dans celui du développement organisationnel d’une entreprise la confrontation est une source de créativité indéniable et indispensable.
En rapport avec mon livre CRÉER, la mécanique de la créativité,
je rappelle les éléments de base qui vont vous permettre de faire évoluer votre vie comme votre entreprise, qui vont vous permettre de développer des capacités, des aptitudes nouvelles.
Dans mon livre CRÉER, je présente les 4 C de la mécanique de la créativité. Pour vous permettre d’en profiter j’en fais ici une synthèse en insistant aujourd’hui sur le thème des croyances.
Nous vivons tous avec des croyances ancrées en nous, conscientes ou non. Ces croyances sont à la fois des filtres et des moteurs. Elles provoquent en nous des émotions positives ou négatives, elles génèrent des comportements à chaque fois en fonction des situations vécues.
Cependant ces croyances sont-elles vraiment les nôtres, celles que nous portons en nous, celles qui correspondent à l’aspiration de notre être de notre âme, de notre cœur ? Ou bien ces croyances sont elles celles de notre environnement, de nos parents, de nos professeurs.
Quelle valeur accordons nous à nos croyances personnelles, fondamentales et quelle place donnons nous aux croyances des autres, aux croyances imposées?
Par exemple
À titre personnel : si nous avons été élevé dans une famille normative dans laquelle le rationnel, le politiquement correct, la matérialité, la maîtrise des émotions, le calcul, la paraître étaient les croyances fondamentales…. et si au fond de nous nous aspirons à exprimer nos émotions, à vivre dans la vérité, si la matérialité nous sclérose et si le politiquement correct nous énerve, il se peut alors que nous vivions un conflit de croyances qui nous fasse trébucher.
Si notre environnement nous a fait croire que l’on ne pouvait aimer une personne que si elle avait un statu social au dessus du notre pour s’élever socialement, que si son compte en banque était garni, que si sa voiture était d’un modèle haut de gamme, que si on pouvait la manipuler et la faire entrer dans sa boîte à soi, mais qu’en fait nous ayons simplement envi de vivre nos émotions, nos sentiments, notre amour sans respecter pour autant une fiche technique imposée…. Ni des conditions bétonnées.
Au titre de l’entreprise :
Il se peut que l’environnement nous fasse croire ou nous ait fait croire que seule la logique financière est la solution de gestion, que posséder le pouvoir est la logique de développement, que seuls les diplômes et le savoir sont les clés de la réussite, que tout se gère avec des logiciels, des normes et des procédures.
Cependant si au fond de nous nous sommes convaincus que la créativité, l’écoute, le rencontre avec nos employés est une source de performance économique…
Dans les deux cas, celui de votre développement organisationnel ou celui de votre développement personnel, ce sera la notion de résultat tant sur le plan rationnel que sur le plan émotionnel qui vous guidera et vous fera faire le tri des bonnes et des mauvaises croyances.
Il n’y a pas une seule croyance, pas un seul credo de vie qui soit LE modèle. Il n’y a de bon credo que celui qui vous convient, celui qui vous nourrit, qui vous élève, vous fait vibrer, vous fait grandir, vous rend heureux.
Votre credo de vie, les croyances qui vous animent positivement se sont les vôtres, pas celles de vos parents, de vos amies et de tout autre environnement ou églises.
En permanence, jour et nuit, 365 jours par an, nous filtrons, écoutons, trions, évaluons, recevons des informations de toutes sortes… ces informations animent nos 5 sens, capteurs principaux de notre environnement. Ces sens sont formatés aussi bien par les croyances reçues que nos croyances intimes.
Ainsi peut-être nous coupons l’os du jambon car notre mère le faisait, car sa mère le faisait, car sa grand-mère le faisait car son poêle était trop petit à l’époque pour entrer le jambon à cuire… mais le monde n’a-t-il pas changé?…. Et votre four aujourd’hui est-il vraiment trop petit?
Nos croyances sont elles de vraies croyances ou de fausses croyances?
Si vivre vos croyances vous causent des malaises, des échecs répétitifs, des émotions négatives sont elles de bonnes croyances?
Si répéter des scénarii de vie qui vous bloque par rapport à vos aspirations profondes ne faut-il pas rechercher la cause de ce conflit intérieur et construire de nouvelles croyances porteuses de résultat positif, ceux que vous voulez obtenir, par selon les objectifs de votre entourage.
À titre personnel comme à titre professionnel sommes nous en cohérence avec nos aspirations, nos émotions, nos visions, notre projet. Nos croyances sont-elles au service de notre réussite de vie?
Dans quel but agissons nous en nous appuyant sur ce que nous croyons être nos vraies croyances?
Pour répondre aux croyances de nos parents?
Pour répondre aux croyances de notre environnement?
Pour démontrer que nous sommes une gentille fille, un gentil garçon qui répond aux attentes des autres?
Par peur de ne plus être aimé par ceux qui n’ont pas les mêmes croyances?
Pour répondre à notre besoin d’appartenance, d’appartenir à une tribu, à une église qui nous rassure?
Par peur d’être libre ?
Par peur d’être jugé?
Par peur d’être rejeté?
Par peur de ne pas être parfait?
En filigrane de cette réflexion le mot amour revient souvent chez mes clients.
Faire les choses pour être aimé de son conjoint, de ses parents, de ses enfants, de ses employés, de ses clients…. N’est ce pas se mettre en état de dépendance affective?
Si on décline le mot amour, il y a le verbe aimer, le mot amant et celui que je retiens aujourd’hui aimant.
Un aimant!
Qu’est ce qu’un aimant?
Je vous invite à lire les pages suivantes :
http://www.sciencetech.technomuses.ca/francais/schoolzone/basesuraimant.cfm#scientists
Quels sont les éléments principaux que je retire de cette lecture?
J’ai coupé volontairement certains mots et en ai ajouté quelques uns pour donner un sens véritablement adapté à mon article, c’est-à-dire de pouvoir considérer l’être humain comme une entité aimant, magnétisable, attirante…
J’ai entre autre remplacé le mot domaine par le mot croyance.
Ainsi nous avons le texte transformé suivant :
Les atomes qui forment les matériaux facilement magnétisables sont disposés en petites unités appelées domaines ou croyance.
Chaque croyance, même de dimension microscopique, contient des millions de milliards d’atomes et chaque croyance agit comme un petit aimant.
Si un matériau magnétique (ici l’être humain) est placé dans un champ magnétique fort, chaque croyance, qui normalement pointe dans toutes les directions, s’oriente graduellement dans la direction du champ.
Les croyances augmentent aussi en dimensions en se nourrissant des croyances voisines. Lorsque la majorité des croyances sont alignés dans le champ, le matériau devient un aimant.
Quel est le principe du magnétisme? Les pôles identiques se repoussent et les pôles opposés s’attirent.
Ce que je retiens de ces informations qui confirme cette fameuse mécanique de la créativité, est que lorsque nos vraies croyances, nos croyances intimes sont bien élaborées, bien structurées, une fois le tri fait de ces croyances négatives et de celles positives, une fois que la majorité de nos croyances sont alignées dans le champs magnétique de notre projet, de nos aspirations, nous devenons un aimant.
Nous attirons alors ceux qui nous seront complémentaires, ceux avec lesquels nous avons quelque chose à construire, du business, des émotions, de l’amour, de la passion, une famille, une équipe, une entreprise.
Ceci va nous apporter de l’amour. L’amour de nous même, l’amour des autres, le plaisir de déguster l’amour d’être ce que nous sommes, ce que nous devenons.
À quoi sert donc la confrontation dans tout cela ?
La confrontation de vos croyances, de vos idées avec les autres va vous servir à faire le tri, à valider vos croyances à les orienter dans la direction de vos souhaits, de vos désirs, de vos aspirations, à les enligner vers le résultat rationnel et émotionnel que vous voulez obtenir.
Faire le tri de vos croyances, c’est évaluer les types de pensées qu’elles génèrent, c’est définir les comportements quelles provoquent et les conséquences que cela a avec votre rêve, vos ambitions, votre projet.
La confrontation va vous permettre de rencontrer des gens qui vous attirent ou d’attirer des personnes qui vous sont complémentaires.
Comme un aimant, en cette situation de confrontation, si vous êtes en phase positive avec votre projet, si vos croyances génèrent chez vous des comportements en cohérence avec vos ambitions, vous allez pouvoir vous confronter avec des personnes complémentaires qui vont vous enrichir. Certes ce sera parfois déconcertant, incompréhensible, nouveau, déstabilisant, inconfortable mais enrichissant.
Si vous êtes en phase négative, c’est-à-dire si vos croyances provoquent des comportements inadaptés avec vos objectifs, alors vous serez attirés ou vous attirerez des personnes qui ne vous apporteront rien, qui renforceront vos croyances négatives et logiquement vous repousserez consciemment ou non celles qui vous pourraient vous être complémentaires.
Cette mécanique est valable tant du point de vue professionnel que personnel.
Il conviendra dans cette confrontation avec les autres de ne pas écouter que le discours des personnes avec lesquelles vous vous confrontez, mais d’entendre, de regarder, de ressentir leurs comportements et les résultats qu’elles obtiennent.
Cette démarche de confrontation est une des clés de votre créativité, cette créativité dont nous avons tous tant besoin pour construire nos vie, nos passions, nos entreprises de toutes sortes….
Je vous souhaite à tous et à toutes une très belle créativité porteuse de résultats…
Didier Reinach
514 349 9685
Pas de commentairesCRÉATIVITÉ ET CULTURE GÉNÉRALE
La culture générale, la connaissance de l’histoire de notre monde, la littérature, la réflexion philosophie, tous ces thèmes sont-ils, entre autres, nécessaires pour que les personnes deviennent créatives et créatrices ?
L’évolution des organisations, la gestion des employés, la vision stratégique, les valeurs socio-économiques dépendent-elles de compétences culturelles, de connaissances philosophiques ?
Qu’est-ce qui fait que certaines personnes disposent d’un charisme, d’une dynamique et savent le transmettre à leurs équipes avec passion ?
Quand un VP plein d’énergie ne trouve pas ses mots pour mobiliser ses troupes, quand une directrice marketing n’a pas la culture générale nécessaire pour se positionner dans un marché haut de gamme, quand des employés n’ont plus que des gestes violents en l’absence des mots pour exprimer leur stress et leurs angoisses….?
Peut-on se poser la question du problème de la culture générale ?
Didier Reinach - 514 349 9685 - www.reinach.net
Pas de commentaires
