Didier Reinach

Pour créer de la valeur !

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LE MYTHE DE LA CAVERNE ET LE MANAGEMENT ou COMMENT TOUT MANAGEUR ET TOUT GESTIONNAIRE PEUVENT DEVENIR DES STRATÉGES

De l’antiquité jusqu’au 19e siècle, l’étude des sciences humaines et de la philosophie avait pour vocation de donner des repères dans l’action et de permettre une meilleure connaissance de la nature humaine. On y apprenait l’analyse, la pensée, la dialectique, le sens de la confrontation le tout supporté par des valeurs comme l’opiniâtreté, le respect, la discipline, l’intégrité, la rigueur, la patience, la maîtrise de soi, la créativité…

Il était du devoir de tout citoyen et de tout dirigeant de s’y intéresser et d’y exceller. Aujourd’hui, ces disciplines ou les quelques une que l’on enseigne encore, lorsqu’elles quittent enfin le sanctuaire de l’université, servent tout au plus de méthode d’épanouissement personnelle à des individus en quête de sens.

Cette situation est hautement problématique. Il serait de l’intérêt de toute organisation de revenir à ces disciplines pour augmenter sa performance sociale, économique et humaine. Afin d’explorer cette relation entre la gestion contemporaine et la philosophie, qu’il suffise d’évoquer le mythe de la Caverne de Platon.

Ce mythe est un moment clé d’un ouvrage de Platon qui s’intitule La République et qui porte sur la bonne gouvernance. La thèse de Platon est que le bon gestionnaire n’est pas un expert de processus, mais celui qui produit un «bien» pour son environnement. Le bon gestionnaire n’est pas celui qui cherche le profit, mais celui dont les décisions ont une valeur ajoutée pour sa communauté. Le produit ou le service a pour fonction d’«améliorer» la vie de ceux auxquels il est destiné.

Le mythe a pour fonction d’illustrer les difficultés que rencontre celui qui veut contribuer au mieux-être de sa communauté et offrir des services et des produits innovants. Il fonctionne de la manière suivante :

Des hommes vivent, depuis leur enfance, dans une demeure souterraine en forme de caverne. Les hommes dans la caverne se croient libres, mais en réalité, ils sont prisonniers. Ces hommes ont les jambes et le cou enchaîné de sorte qu’ils ne peuvent bouger et qu’ils peuvent seulement voir devant eux. La lumière du soleil ne pénètre pas dans la caverne. La seule source d’éclairage est un feu qui est à l’arrière des prisonniers. Entre les prisonniers et le feu, il y a des dizaines de statuettes représentant des êtres humains, des animaux et diverses autres formes naturelles. La lumière du feu sur les statuettes projette des ombres sur un mur qui est face aux prisonniers. Ainsi, les prisonniers n’ont jamais vu autre chose que des ombres. Pire : les prisonniers sont fascinés par ces ombres qu’ils prennent depuis leur enfance pour des réalités. Leurs croyances et leurs valeurs se sont construites dans un monde qu’ils croient réel mais qui n’est qu’un assemblage de subterfuges.

Aucun prisonnier ne voudra quitter cet état à moins qu’on le force car toutes les fausses valeurs et les fausses croyances qui l’anime génèrent de la peur. Si néanmoins cette situation se produit, voici ce qui arrivera. Tout d’abord, le prisonnier ne voudra pas bouger. Il va falloir le forcer à se redresser, à marcher vers la sortie, à regarder la lumière du jour.

Au début, le prisonnier va continuer à croire que les ombres ont plus de réalité que le monde qu’il découvre. Toutefois, il va finir par réaliser que le monde extérieur a plus de réalité que le monde de la caverne. Finalement, il va constater que la vraie source de sa vision est le soleil. Sans le soleil, même la caverne ne pourrait exister. S’il retourne dans la caverne pour enseigner la vérité à ses camarades et les libérer, ceux-ci vont se moquer de lui et même le tuer.

La lecture de ce mythe est instructive pour le gestionnaire, et ce, pour trois raisons :

Premièrement, le mythe permet de discerner les connaissances qui sont le plus utile pour l’entreprise, d’identifier les chaines et les ombres.
Selon Platon, la réalité est composée de deux mondes : le monde des idées et le monde sensible (c’est ce qu’illustre la distinction entre la caverne et le monde extérieur). C’est le monde des idées qui donne un sens au monde sensible. Le monde des idées consiste en nos valeurs morales alors que le monde sensible est constitué de nos perceptions.

L’idée de Platon est aisément compréhensible les valeurs morales telles que l’amour, le bonheur, la justice, le beau, guident nos actions. Selon cette théorie le bien est la valeur morale la plus importante. Cela se conçoit aisément : si vous demandez aux individus ce qu’ils cherchent pour eux-mêmes ils vont vous parler du bien (le bonheur), pour leurs amis, ils vont vous parler du bien (l’amitié), pour leur communauté, ils vont vous parler du bien (la justice).

L’approche de Platon s’applique pleinement au monde de l’entreprise. La chose la plus importante pour une organisation ce ne sont pas ses processus qui sont en constant changement comme nos perceptions sensibles, mais les valeurs de l’entreprise. Ce sont sa mission, sa vision, ses valeurs qui donnent un sens au travail des hommes et des femmes qui y consacrent une partie de leur vie. Ces mêmes valeurs qui agissent comme un aimant tant sur les employés que sur les clients à la seule condition qu’il y ait cohérence entre le discours et les comportements. Ces valeurs qui sont des briseurs de chaines, des générateurs d’évolution, de compréhension et de motivation.

Deuxièmement, le mythe donne une indication sur une des tâches les plus importantes à accomplir pour une organisation : permettre aux employés de s’approprier les valeurs de l’entreprise. Le mythe de la caverne part de l’idée très simple que seule l’éducation peut nous libérer des chaînes qui nous asservissent. L’éducation c’est à dire l’explication, l’échange, la savoir, la communication, l’exemplarité entre autre.

Seule l’éducation peut nous permettre de sortir du mensonge dans lequel nous vivons. L’ascension du monde d’ombre de la caverne vers le royaume de lumière du monde extérieur est le bien le plus désirable qu’il soit. De même que le monde du jour éclairé par le soleil est plus vrai que la nuit qui règne dans les profondeurs de la caverne, de même que le monde intelligible éclairé par l’idée du bien est plus réel et plus vrai que le monde sensible.

Ainsi, le but de l’éducation pour Platon est de détourner l’âme du monde sensible qui n’est que perception et virtualité, vers le monde intelligible et vers la contemplation de l’idée du bien. De même, l’objectif principal du gestionnaire devrait être d’éduquer ses employés à la compréhension maîtrise des valeurs de l’organisation.

Troisièmement, Platon, comme le gestionnaire, sait que cette entreprise est semée d’embûche. Le mythe de la caverne part d’une vision pessimiste et tragique de la société : les êtres humains chérissent la prison qui les opprime et s’ils rencontrent quelque part quelqu’un pour les guider vers la liberté, plutôt que de le suivre et l’écouter, ils vont préférer le ridiculiser et même le tuer. On peut ici évoquer Socrate qui est l’exemple parfait de celui qui a été condamné pour avoir osé se battre pour la liberté et la vérité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne

Ce texte qui a été écrit il y a environ 2309 ans est un véritable outil stratégique d’analyse de situation et de mise en créativité d’une organisation comme d’une personne en elle même.

Il est la métaphore même de bien des situations organisationnelle et humaine. Il me semble être en partie une des clés de ce fameux combat, ou de ce fameux travail de renaissance de la créativité, de libération de son âme, de rééducation de son ego, que l’on retrouve dans les études de Carl Gustave Jung sur l’ego, l’âme, le soi.

Veut-on évoluer ? Veut-on changer nos croyances ? Quelles sont les valeurs qui nous portent. Quel est ce combat entre l’âme, l’ego et le moi, entre celui de nos valeurs profondes et celles qu’on nous impose ?

Benjamin Bélair
avec la participation de Didier Reinach

1 commentaire

LES FAUSSES CROYANCES

à propos de cette vidéo
http://blip.tv/file/716401

Bonjour Didier,

Je viens de prendre connaissance de ta vidéo sur les croyances;
Je me permets de t’envoyer un message car cela fait exactement echo à ma pratique lors de mes interventions en accompagnement au changement;
J’utilise un ensemble de concepts issus de la psychologie sociale, qui doivent également te parler: croyances limitantes (mes actions sont limitées par rapport à mes croyances: je ne postule pas à ce poste car il n’est pas fait pour moi), prédiction inductrice (mes comportements sont induits par mes prédictions et j’obtiens exactement ce que j’avais prédit: je pense que cela va mal se passer, et effectivement cela se passe mal), rationnalisation en acte (je rationalise mes actions contraire à ma volonté afin de les accepter);
Je travaille actuellement sur le thème de la promotion de la Diversité dans les entreprises, et je crois profondément qu’il y a en parallèle un travail à faire pour changer les représentations;
Cependant, et pour apporter la thèse inverse à tes propos: ces croyances permettent aussi de structurer la personnalité de l’individu; Je fais référence aux messages contraignants de l’Analyse transactionelle dits aussi “Drivers”;
Désolée, ce sont des commentaires à chaud, qui n’ont pas de lien en apparence, mais cela m’interesse d’en discuter avec toi à l’occasion;
si tu organises un débat sur le sujet, ça pourrait être l’occasion de pourquoi pas réfléchir à une collaboration sur le sujet;

En attendant, je te dis à bientôt

Florence

Merci Florence

Merci de tes excellents commentaires…
Oui les croyances permettent de structurer… je partage ton point de vue… le plus bel exemple sont les églises qui vendent de la croyance normative sous couvert de liberté d’être et de développement personnel de l’âme…. (bon je me calme….)… mais…. mais…. quand les croyances provoquent des blocages, deviennent des scénarii inadaptés à l’être, l’âme se débat… on passe de la psyché à la “psy cause”. Je pense que toute la différence est dans le comment structurer un construire une personne, une société.

Reprenant ton l’analyse transactionnelle, inculquer des croyances positives dans un discours adulte peut être porteur de succès si cela est fait dès la naissance.

Je crois que tout l’art de la méthode de créativité quand elle s’applique à soi comme aux autres… en synthèse, est de réduire les peurs et de développer l’amour afin de devenir aimant, s’aimant, aimantant sa face négative pour attirer du positive.

On rejoint la physique…
Vaste débat n’est-il pas ?
Merci d’ouvrir le débat.
Et… ne sois pas désolé, au contraire, le débat surtout contradictoire est porteur de créativité.

À bientôt certainement.

Didier Reinach

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L’art de la confrontation pour assurer un développement personnel positif, un développement organisationnel bénéfique.

Commençons par la définition du mot confrontation et de son verbe, confronter que bien des personnes confondent avec affronter.

Source antidote http://www.druide.com/

Les synonymes de confrontation

Comparaison — analyse, balance, collation, collationnement, comparaison, jugement, mesure, mise en regard, parallèle, rapprochement, recension.

Vérification — analyse, apurement, audit, censure, contrôle, épreuve, examen, expérience, expérimentation, expertise, filtrage, inspection, pointage, recensement, recension, récolement, reconnaissance, recoupement, révision, revue, suivi, supervision, surveillance, test, vérification.

Rencontre — abouchement, audience, conférence, entretien, entrevue, face à face, huis clos, interview, micro-trottoir, rencontre, rendez-vous, retrouvailles, réunion, tête-à-tête, vis-à-vis, visite.

Les synonymes de affrontement

Antagonisme — antagonisme, combat, compétition, concurrence, conflit, contentieux, contestation, controverse, débat, désaccord, différend, discorde, discussion, dispute, dissension, dissentiment, divergence, émulation, friction, heurt, incompatibilité, incompréhension, lutte, mésentente, mésintelligence, opposition, polémique, querelle, rivalité.[Familier] bagarre.

Combat — accrochage, action (de guerre), assaut, attaque, bagarre, bataille, choc, combat, conflit, échauffourée, empoignade, empoignement, engagement, escarmouche, ferraillement, feu, guérilla, guerre, heurt, hostilités, lutte, mêlée, opération, pugilat, rencontre, rixe.

[Familier] baroud, baston, bigorne, casse-gueule, casse-pipe, castagne, guéguerre, rif, rififi, riflette.

La définition du verbe confronter:

Comparer — comparer, mettre en balance, mettre en contraste, mettre en face.

La définition du verbe affronter:

Braver — braver, faire face à, faire front à, se mesurer à. Se mesurer à un adversaire — lutter, se battre, se mesurer. Dans une rencontre sportive — disputer la victoire à, disputer un match contre, jouer contre, rencontrer, se battre, se mesurer à.

La confrontation est donc bien une situation d’échanges, de partage de points de vue, d’enrichissement intellectuel, psychologique, matériel.

Dans le cadre de son développement personnel comme dans celui du développement organisationnel d’une entreprise la confrontation est une source de créativité indéniable et indispensable.

En rapport avec mon livre CRÉER, la mécanique de la créativité,

www.creer-lelivre.com,

je rappelle les éléments de base qui vont vous permettre de faire évoluer votre vie comme votre entreprise, qui vont vous permettre de développer des capacités, des aptitudes nouvelles.

Dans mon livre CRÉER, je présente les 4 C de la mécanique de la créativité. Pour vous permettre d’en profiter j’en fais ici une synthèse en insistant aujourd’hui sur le thème des croyances.

Nous vivons tous avec des croyances ancrées en nous, conscientes ou non. Ces croyances sont à la fois des filtres et des moteurs. Elles provoquent en nous des émotions positives ou négatives, elles génèrent des comportements à chaque fois en fonction des situations vécues.

Cependant ces croyances sont-elles vraiment les nôtres, celles que nous portons en nous, celles qui correspondent à l’aspiration de notre être de notre âme, de notre cœur ? Ou bien ces croyances sont elles celles de notre environnement, de nos parents, de nos professeurs.

Quelle valeur accordons nous à nos croyances personnelles, fondamentales et quelle place donnons nous aux croyances des autres, aux croyances imposées?

Par exemple

À titre personnel : si nous avons été élevé dans une famille normative dans laquelle le rationnel, le politiquement correct, la matérialité, la maîtrise des émotions, le calcul, la paraître étaient les croyances fondamentales…. et si au fond de nous nous aspirons à exprimer nos émotions, à vivre dans la vérité, si la matérialité nous sclérose et si le politiquement correct nous énerve, il se peut alors que nous vivions un conflit de croyances qui nous fasse trébucher.

Si notre environnement nous a fait croire que l’on ne pouvait aimer une personne que si elle avait un statu social au dessus du notre pour s’élever socialement, que si son compte en banque était garni, que si sa voiture était d’un modèle haut de gamme, que si on pouvait la manipuler et la faire entrer dans sa boîte à soi, mais qu’en fait nous ayons simplement envi de vivre nos émotions, nos sentiments, notre amour sans respecter pour autant une fiche technique imposée…. Ni des conditions bétonnées.

Au titre de l’entreprise :

Il se peut que l’environnement nous fasse croire ou nous ait fait croire que seule la logique financière est la solution de gestion, que posséder le pouvoir est la logique de développement, que seuls les diplômes et le savoir sont les clés de la réussite, que tout se gère avec des logiciels, des normes et des procédures.

Cependant si au fond de nous nous sommes convaincus que la créativité, l’écoute, le rencontre avec nos employés est une source de performance économique…

Dans les deux cas, celui de votre développement organisationnel ou celui de votre développement personnel, ce sera la notion de résultat tant sur le plan rationnel que sur le plan émotionnel qui vous guidera et vous fera faire le tri des bonnes et des mauvaises croyances.

Il n’y a pas une seule croyance, pas un seul credo de vie qui soit LE modèle. Il n’y a de bon credo que celui qui vous convient, celui qui vous nourrit, qui vous élève, vous fait vibrer, vous fait grandir, vous rend heureux.

Votre credo de vie, les croyances qui vous animent positivement se sont les vôtres, pas celles de vos parents, de vos amies et de tout autre environnement ou églises.

En permanence, jour et nuit, 365 jours par an, nous filtrons, écoutons, trions, évaluons, recevons des informations de toutes sortes… ces informations animent nos 5 sens, capteurs principaux de notre environnement. Ces sens sont formatés aussi bien par les croyances reçues que nos croyances intimes.

Ainsi peut-être nous coupons l’os du jambon car notre mère le faisait, car sa mère le faisait, car sa grand-mère le faisait car son poêle était trop petit à l’époque pour entrer le jambon à cuire… mais le monde n’a-t-il pas changé?…. Et votre four aujourd’hui est-il vraiment trop petit?

Nos croyances sont elles de vraies croyances ou de fausses croyances?

Si vivre vos croyances vous causent des malaises, des échecs répétitifs, des émotions négatives sont elles de bonnes croyances?

Si répéter des scénarii de vie qui vous bloque par rapport à vos aspirations profondes ne faut-il pas rechercher la cause de ce conflit intérieur et construire de nouvelles croyances porteuses de résultat positif, ceux que vous voulez obtenir, par selon les objectifs de votre entourage.

À titre personnel comme à titre professionnel sommes nous en cohérence avec nos aspirations, nos émotions, nos visions, notre projet. Nos croyances sont-elles au service de notre réussite de vie?

Dans quel but agissons nous en nous appuyant sur ce que nous croyons être nos vraies croyances?

Pour répondre aux croyances de nos parents?

Pour répondre aux croyances de notre environnement?

Pour démontrer que nous sommes une gentille fille, un gentil garçon qui répond aux attentes des autres?

Par peur de ne plus être aimé par ceux qui n’ont pas les mêmes croyances?

Pour répondre à notre besoin d’appartenance, d’appartenir à une tribu, à une église qui nous rassure?

Par peur d’être libre ?

Par peur d’être jugé?

Par peur d’être rejeté?

Par peur de ne pas être parfait?

En filigrane de cette réflexion le mot amour revient souvent chez mes clients.

Faire les choses pour être aimé de son conjoint, de ses parents, de ses enfants, de ses employés, de ses clients…. N’est ce pas se mettre en état de dépendance affective?

Si on décline le mot amour, il y a le verbe aimer, le mot amant et celui que je retiens aujourd’hui aimant.

Un aimant!

Qu’est ce qu’un aimant?

Je vous invite à lire les pages suivantes :

http://www.sciencetech.technomuses.ca/francais/schoolzone/basesuraimant.cfm#scientists

Quels sont les éléments principaux que je retire de cette lecture?

J’ai coupé volontairement certains mots et en ai ajouté quelques uns pour donner un sens véritablement adapté à mon article, c’est-à-dire de pouvoir considérer l’être humain comme une entité aimant, magnétisable, attirante…

J’ai entre autre remplacé le mot domaine par le mot croyance.

Ainsi nous avons le texte transformé suivant :

Les atomes qui forment les matériaux facilement magnétisables sont disposés en petites unités appelées domaines ou croyance.

Chaque croyance, même de dimension microscopique, contient des millions de milliards d’atomes et chaque croyance agit comme un petit aimant.

Si un matériau magnétique (ici l’être humain) est placé dans un champ magnétique fort, chaque croyance, qui normalement pointe dans toutes les directions, s’oriente graduellement dans la direction du champ.

Les croyances augmentent aussi en dimensions en se nourrissant des croyances voisines. Lorsque la majorité des croyances sont alignés dans le champ, le matériau devient un aimant.

Quel est le principe du magnétisme? Les pôles identiques se repoussent et les pôles opposés s’attirent.

Ce que je retiens de ces informations qui confirme cette fameuse mécanique de la créativité, est que lorsque nos vraies croyances, nos croyances intimes sont bien élaborées, bien structurées, une fois le tri fait de ces croyances négatives et de celles positives, une fois que la majorité de nos croyances sont alignées dans le champs magnétique de notre projet, de nos aspirations, nous devenons un aimant.

Nous attirons alors ceux qui nous seront complémentaires, ceux avec lesquels nous avons quelque chose à construire, du business, des émotions, de l’amour, de la passion, une famille, une équipe, une entreprise.

Ceci va nous apporter de l’amour. L’amour de nous même, l’amour des autres, le plaisir de déguster l’amour d’être ce que nous sommes, ce que nous devenons.

À quoi sert donc la confrontation dans tout cela ?

La confrontation de vos croyances, de vos idées avec les autres va vous servir à faire le tri, à valider vos croyances à les orienter dans la direction de vos souhaits, de vos désirs, de vos aspirations, à les enligner vers le résultat rationnel et émotionnel que vous voulez obtenir.

Faire le tri de vos croyances, c’est évaluer les types de pensées qu’elles génèrent, c’est définir les comportements quelles provoquent et les conséquences que cela a avec votre rêve, vos ambitions, votre projet.

La confrontation va vous permettre de rencontrer des gens qui vous attirent ou d’attirer des personnes qui vous sont complémentaires.

Comme un aimant, en cette situation de confrontation, si vous êtes en phase positive avec votre projet, si vos croyances génèrent chez vous des comportements en cohérence avec vos ambitions, vous allez pouvoir vous confronter avec des personnes complémentaires qui vont vous enrichir. Certes ce sera parfois déconcertant, incompréhensible, nouveau, déstabilisant, inconfortable mais enrichissant.

Si vous êtes en phase négative, c’est-à-dire si vos croyances provoquent des comportements inadaptés avec vos objectifs, alors vous serez attirés ou vous attirerez des personnes qui ne vous apporteront rien, qui renforceront vos croyances négatives et logiquement vous repousserez consciemment ou non celles qui vous pourraient vous être complémentaires.

Cette mécanique est valable tant du point de vue professionnel que personnel.

Il conviendra dans cette confrontation avec les autres de ne pas écouter que le discours des personnes avec lesquelles vous vous confrontez, mais d’entendre, de regarder, de ressentir leurs comportements et les résultats qu’elles obtiennent.

Cette démarche de confrontation est une des clés de votre créativité, cette créativité dont nous avons tous tant besoin pour construire nos vie, nos passions, nos entreprises de toutes sortes….

Je vous souhaite à tous et à toutes une très belle créativité porteuse de résultats…

Didier Reinach

www.reinach.net

www.creer-lelivre.com

514 349 9685

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Créateurs et Financiers… amoures impossibles ou couple maudit

Chocs sociaux, mondialisation, produits dangereux, comptes d’entreprises bidons, menteries et cachotteries. Pendant ce temps “on” nous parle d’éthique, on nous fait des promesses qui n’engagent que ceux et celles qui les écoutent. Bref, de dégringolade en déconfiture, y-a-t-il encore de l’essence, de l’esprit, de la créativité au milieu de tout cela ? Mais où se trouve donc le processus créatif ? Celui qui apporte de la plus value, de la marge, des marchés, de l’image, de la notoriété… mais aussi de la reconnaissance, de la santé pour les individus et les organisations ? Vous avez envie de créer, vous, au milieu de tous ces imbroglios ? Je rentre chez moi, je me mets sous la couette, j’espère que demain j’aurai encore mon boulot, que startrek passera toujours à télé et que ma pizza sera toujours au fromage ! Simpliste ? Quelles organisations offrent à leurs collaborateurs la possibilité de participer, de créer, de développer des convictions, de la cohérence, mais aussi de la performance pérenne ? Et pourtant !

Le processus créatif essentiel à la réussite de chacun et de tous est facile à mettre en œuvre. Qu’est ce que la créativité ? Quoiqu’en disent certains financiers, c’est une action terriblement concrète, une œuvre de Picasso, de Mozart, une méthode, un produit… quoi de plus évident comme acte créatif ? C’est l’alliance des compétences techniques et de l’imaginaire, du savoir et de l’intuition… ou tout simplement de la logique avec l’esthétique. Les capacités du cerveau sont infinies et même exponentielles. Lorsque Steve Job créé APPLE son intuition et son savoir le guide vers un succès… mais le manque de rigueur administrative et financières mettent l’entreprise en péril. Lorsque John Sculey reprend la direction, sa logique et son sens de l’organisation vont permettre de sauver momentanément APPLE.

Mais les problèmes reviennent… Nous retrouvons là les deux expressions majeures des hémisphères gauches et droits de notre cerveau et nous voyons bien que l’alliance des deux est une source de réussites financières… d’ailleurs après maints essais, Steve Jobs revient et réinsuffle de la créativité… nous connaissons la suite. Qu’en est-il de marques comme Chanel, Dior ? Les entreprises citées sont nées sur la personnalité de leurs patrons, sur la créativité, l’expérience technique d’un métier, sur le charisme. Ces hommes et ces femmes ont été porteurs d’une culture, d’une ambiance, d’une image, d’une notoriété. Les entreprises ont suivi, elles sont parfois centenaires et continuent à rapporter des millions de dollars. Mais il en va de même dans l’industrie. Quand les Européens lancent AIRBUS, qui y croyaient ? Mais aussi Sony, Honda, et bien d’autres après des échecs, ont compris ce fameux processus créatif, cette nécessité de manager la cohérence entre la culture, la communication, le management et le marché.

Les créateurs et les financiers sont-ils condamnés à vivre comme un couple maudit ? Les financiers pensent souvent que la seule gestion suffit. Pour autant il n’y a pas de finance s’il n’y a pas de flux… Il n’y a pas de flux s’il n’y a pas d’argent en circulation… il n’y a pas d’argent en circulation s’il n’y a pas de produits ou services vendables…. Et il n’y a pas de produits ou services vendables qui ne furent créés un jour… Nous en revenons donc à la source, la créativité est à l’origine des flux financiers… l’adéquation est donc simple, un grand financier c’est bel et bien quelqu’un qui sait faire pousser les idées et qui sait les exploiter.

L’exercice n’est pas simple, peut-on être en même temps créatif et financier… Mais non ! acceptons nos différences comme des richesses complémentaires… que le créatif embauche un financier en faisant appel à un “messager” un intermédiaire chargé de garantir la bonne entente du couple… Que le financier accepte les créatifs comme un investissement à défaut d’un coût ! Mais ici c’est encore plus simple… les entreprises sont pleines de collaborateurs créatifs et performants. Il suffit alors d’investir de façon stratégique dans les ressources humaines… et la performance se multiplie.

Qu’est-ce qu’un acte créatif ? Dans l’entreprise, cela peut-être simplement un changement de bureau, faire attention aux autres, changer de lieu de réunion, demander l’avis de certains, avoir des gestes différents, re-qualifier la relation client, embaucher des moutons à 5 pattes, rechercher le talent avant le diplôme. Oser autrement mais simplement, privilégier les actions faciles et peu chères. Pas de grands chantiers, pas de mégalomanie hystérique… faire simple, jouer sur des détails, gérer l’évolution du contexte de l’entreprise, des mentalités. Peut-être introduire de l’humour quand il y a trop de rigueur, éventuellement mettre de l’émotion dans les chiffres, appeler à la joie dans les succès, expliquer ses victoires et les reproduire, accepter ses échecs et oser en faire une histoire drôle, néanmoins sanctionner mais avec le sourire…et récompenser avec vigueur. Tout cela vous semble fou ? Non c’est simplement humain et la matière grise qui transforme la vie en rose est avant tout humaine. La créativité végète à tous les étages de l’entreprise privée et publique.

L’être humain est un formidable creuset de créativité. La créativité est la force, la réussite, la dynamique d’une organisation. Le processus créatif est même utilisé en médecine dans certaines pathologies. Face aux transformations actuelles, aux secousses médiatiques, la créativité intelligente, concrète, pragmatique est le ciment d’une nouvelle expansion. Alors restez simples, soyez créatifs

Didier Reinach - 514 349 9685 - www.reinach.net

Article paru le 05 sept. 2002

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