Didier Reinach

Pour créer de la valeur !

Archivé janvier, 2009

Changeons vite nos modèles d’affaires.

Que deviens chaque cent, où passe notre argent, qu’elle plus value tangible nous apporte  chaque fournisseur ? Ces questions sont à l’ordre du jour dans la plupart des entreprises.
Les plus stratégiques ne raisonnent pas forcément en coût à réduire mais en augmentation de la valeur ajoutée pour chaque cent.  Ainsi les meilleures entreprises, celles qui vont traverser cette crise, sont à la recherche de valeur ajoutée.
Pour cela elles veulent savoir ce que leurs fournisseurs font de leur argent. Le temps n’est plus aux bidouilles et tours de passe-passe mais à la réalité et au concret.
Les fournisseurs qui vont gagner ne sont pas ceux qui vous envoient des factures avec des libellés du genre : « travaux divers » = xxxxx $ mais bien plus les informations détaillées qui permettent de comprendre à quoi à servit chaque cent payé.
Ce changement drastique indispensable est tout d’abord un changement de comportement et de mentalité. Ainsi au delà du savoir que beaucoup mettent en avant, pour gagner demain il va falloir posséder des connaissances, un savoir faire et un savoir vivre pour valoriser son travail, ses diplômes, les procédures, les normes et autres expertises techniques.
De nouvelles méthodes de gestion de la relation client sont à développer. L’écoute, la gestion, le contrôle, la motivation et l’implication doivent se partager entre clients et fournisseurs.
Le développement de la conscience des enjeux, le développement d’une culture générale, le développement d’une compréhension des effets systémiques, de leurs causes et de leurs conséquences est une urgence sociétale.
Il est certain que les entreprises qui choisissent cette voie vont gagner.
Changer de modèle d’affaire, c’est aussi changer sa façon de voir, de penser, de croire, c’est oser imaginer et sans doute tout simplement répondre aux problèmes conscients et inconscients de nos clients.
Changer de modèle d’affaires c’est proposer à nos clients des solutions, des façon de faire qui vont valoriser notre expertise.
La création de la valeur ajoutée, le développement des talents n’est plus seulement une question de savoir, cela devient une affaire de connaissance et de bon sens.

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La crise, le plus grand hold up du siècle ?

On nous parle de la crise comme si personne ne l’avait vu venir. La période Bush n’a-t-elle pas été celle du plus grand pillage financier de la planète ? N’a-t-on pas assisté à l’enrichissement démesuré d’une catégorie de personnes sans scrupule ? Comment pouvait-on croire que cela allait durer ad vitam aeternam ?
Cette crise ressemble à un véritable holdup international commis en toute impunité au nom de la liberté, en exploitant la peur et l’incrédulité des peuples.
En développant une stratégie de paranoïa jusqu’à en faire une pathologie nationale, en utilisant le paraître et la consommation facile comme antidépresseur collectif, les gouvernements de biens des pays ont transformé les citoyens en esclaves du capital.
La féodalité est de retour si tant est qu’elle ne fût jamais disparue !
Les châteaux forts sont devenus des tours de bureaux, les logos remplacent les blasons, certains seigneurs, heureusement pas tous, pillent les caisses et  les employés, nouveaux serfs de cette féodalité ne sont pas liés par des contrats de travail, mais soumis à des contrats de crédit.
Les guerres engagées au nom de la liberté des autres ne servent-elles pas à piller leurs richesses?
Et personne n’aurait rien vu ni rien compris de tout cela alors que depuis des années le scénario se répète sans relâche ?
Maintenant il nous faut payer ! Nous avons préféré croire au père noël plutôt que de se poser les bonnes questions. Nous avons agit comme des enfants gâtés, manipulés avec maestria par des organisations dont le seul but était de « pomper » nos avoirs en nous faisant croire que grâce à cela nous allions Être !
Notre époque souffre d’un déficit de la pensée, d’une atrophie de la réflexion, d’une faillite culturelle, d’un manque crucial de culture générale qui ramènent les hommes et les femmes à l’état de mouton à tondre.
Cette crise « holdup » n’est pas la première dans ce monde, il est à souhaiter qu’elle soit la dernière et que les hommes et les femmes commencent à penser.
Aussi je m’interroge… N’est ce pas là, maintenant, le moment idéal pour rebâtir un monde sur des bases nouvelles ?
Fermer et supprimer ce qui ne marche plus pour construire différemment… On ira visiter les ruines comme on le fait encore avec les vestiges du passé… ?
Créer une nouvelle monnaie mondiale ou représentative du continent américain et abandonner le seul dollar US ?
En revenir à une consommation raisonnable, écologique, respectable ?
OK, je rêve diront certains, mais j’ai envie de rêver, de créer, de penser, de construire. N’est ce pas ce que Barak Obama c’est lui même autorisé ?
Crise ou holdup ? Cette situation me permet de croire que bien des consommateurs changeront peut-être de stratégie de vie et qu’ainsi les seigneurs pillards vont devoir eux aussi revoir leur stratégie pour passer éventuellement de celle du requin à celle du dauphin.

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