Archivé novembre, 2009
Comment devenir riche ?
Dans son rapport que j’ai pu découvrir hier lors d’un lunch de la Fédération des Chambres de Commerce du Québec, Monsieur Robert Gagné, directeur du centre sur la productivité et la prospérité au Québec, nous a présenté des chiffres qui nous démontrent que le travailleur québécois est un des moins productifs en comparaison de 20 pays membres de l’OCDE. www.hec.ca/cpp
Hier soir à l’heure du journal télévisé sur radio Canada on nous présentait la dette du Québec.
Monsieur Parizeau relance le débat de l’indépendance du Québec. http://michelbrule.com/blog_parizeau/
Quel est le point commun de ces trois informations dont les deux premières s’adressent tout autant à bien d’autres pays ?
Le déficit culturel et intellectuel grandissant qui agit comme un véritable homicide. La société est lobotomisée.
En réduisant la culture générale de chaque personne, en faisant du light et du fast food intellectuel, en éradiquant les méthodes de compréhension, d’analyse, de pensée des manuels scolaires et universitaires, les gouvernements s’emploient les uns après les autres à réduire l’intelligence des citoyens, à supprimer leur faculté de penser, de réflexion, de créativité.
Avec cela, comment développer la productivité d’un pays avec des personnes auxquelles ont a supprimé le droit d’être, de penser, de réfléchir, de comprendre, avec des personnes qui parfois n’ont plus les mots pour s’exprimer, qui ne peuvent plus comprendre les effets systémiques de leurs comportements, qui ne peuvent pas associer plusieurs idées, plusieurs données ensembles ?
Comment développer du travail à valeur ajoutée lorsqu’il n’y a plus de projets, plus de valeurs qui cimentent l’espoir, plus de vision permettant de seulement imaginer que l’on puisse participer à créer un monde attractif, serein, courageux, intègre, patient, persévérant ?
Comment rembourser une dette dont l’origine est la lâcheté et le laxisme des politiques, la cupidité et l’orgueil des princes, la naïveté et la soumission des peuples ?
Comment rembourser une dette avec des lois spoliantes, sclérosantes, rétrogrades ?
Comment imaginer construire un pays indépendant, sans culture, sans richesses humaines, sans projet ayant du sens, avec une langue laissée en pâture qui n’est plus porteuse de valeurs.
Méchant défi !
Qu’un pays veuille prendre son indépendance, pourquoi pas, mais pourquoi faire ? Quel est son projet, non pas un projet de société mais un projet de civilisation.
- Ce n’est pas en investissant dans des fêtes populaires, qu’on investit dans la culture;
- Ce n’est pas en distribuant des subventions qu’on favorise la productivité et la créativité;
- Ce n’est pas en réagissant sans cesse à des besoins électoralistes qu’on construit un pays;
- Ce n’est pas en empilant des lois pour contenter les esprits chagrins qu’on créé une dynamique humaine;
- Ce n’est pas en organisant la paranoïa collective qu’on donne le goût de vivre.
Relisons nos classiques : du pain, des jeux… la chute de l’empire romain !
Et qu’est ce qui avait permis à Rome d’être aussi puissant ?
La culture grecque, une culture faite de valeurs humaines fortes !
Car bien qu’ayant physiquement conquis la Grèce, les romains furent envahis, possédés par cette culture grecque si forte, qu’elle se propagea en leur sein, les domina, les transforma, leur donna l’intelligence de devenir une république.
C’est cette république qui fît de Rome un empire et c’est l’orgueil, la cupidité, l’avidité des princes qui firent sa chute !
L’erreur des riches est de croire qu’en appauvrissant les peuples, aussi bien intellectuellement que matériellement, en les ligotant par le crédit, ils garderont leur pouvoir et leurs richesses.
C’est en investissant sur le développement des hommes et des femmes, sur leur capacité à créer, à être, qu’ils attireront les meilleurs et qu’ils augmenteront leur richesses.
Le premier qui s’y colle à gagner !
Didier Reinach
Pas de commentairesCrise de valeurs, les réponses s’organisent !
J’échangeais il y a quelques temps avec des amis américains et français qui me disaient ne plus supporter le comportement de ces patrons prétentieux, hautains et parfois incompétents qui se versent des primes honteuses alors que dans le même temps ils bloquent les salaires, licencie des employés.
Ces comportements insolents et plein de dédains vis à vis de leurs employés comme de leurs clients provoquent des réactions violentes et nous pouvons les comprendre.
Certains me disaient être étonnés qu’un fou furieux poussé à la ruine ne soit pas encore devenu un justicier armé pour régler ses comptes.
Par contre ce qui est de plus en plus évident c’est que la réaction s’organise.
Ainsi les uns vont supprimer leurs comptes dans les banques dont les patrons ont ce type de comportements, les autres ne veulent investir maintenant que dans des valeurs éthiques.
La définition du mot éthique est aussi simple que : Les dirigeants de l’entreprise doivent avoir un salaire raisonnable, être récompensé sur les résultats et la politique sociale.
Se mouvement va sans doute gagner du terrain et toucher d’autres produits et services que les banques.
On en parlera d’ailleurs lors du prochain 5 à 8 de l’APCM l’association des professionnels de la communication et du marketing http://www.communicationmarketing.org/activites/reseautage/5-a-8-think-tank.html
Je partage avec ces amis cette vision odieuse de primes inconsidérées, voire dans certains cas, ignominieuses.
Les primes ont du bon quand elles sont justifiées et que ce sont de vraies gratifications.
Cela me rappelle mes chères études classiques, la décadence de Rome, la chute de l’empire Grec entre autres, où l’on a pu découvrir combien et comment, les barbares (définition : dans l’Antiquité, tout étranger pour les Grecs et les Romains) et les rois ont pillés les richesses des empires. Comment ces comportements ont engendrés la violence et la haine.
À croire que ces dirigeants sans culture et sans valeur n’ont absolument rien compris de ce qu’ils sont en train de semer. Sont-ils des rois ou des barbares, des mercenaires peut-être qui au lieu de créer une force d’attraction organisent une force de détraction.
Tous les empires, toutes les civilisations qui ont pratiqué cette politique et ceux qui ont voulu conserver ce type de pouvoir par la force, ont un jour ou l’autre tous disparus.
Alors regardons comment se comportent nos fournisseurs, leurs dirigeants, informons nous, échangeons et faisons des choix éclairés.
Je crois qu’il est là notre vrai pouvoir, celui de choisir des produits et des services dont les dirigeants des dites entreprises partagent nos valeurs dans leurs comportements… pas seulement dans leur discours ! Et là je parle des dirigeants, pas des images, du marketing, du look, de l’emballage. Le comportements des dirigeants !
DIDIER REINACH
Créateur de valeurs
Conférences - Formation - Conseil
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