Archivé juin, 2010
Leadership & Marketing
Peut-on aujourd’hui faire du marketing sans intégrer la dimension humaine, sans prendre en compte les émotions, les forces psychologiques ?
Alors que le monde évolue, que de nouveaux comportements se façonnent, que des pans entiers de notre économie vont devoir se recréer est-il normal de ne pas raisonner en leadership ni d’intégrer dans cette évolution la dimension des ressources humaines.
Il y a quelques années la direction des ressources humaines s’appelait direction du personnel. On a changer le nom mais a-t-on changer les façons de faire ?
J’ai parfois et même souvent l’impression que les ressources humaines ne sont pas comprises comme étant des ressources naturelles.
À l’heure ou le monde écologique se penchent avec une ferveur quasi dogmatique sur l’importance de la sauvegarde de la faune et de la flore, de la protection des ressources naturelles, je n’ai jamais entendu l’un de ces partis nous parler de la sauvegarde des ressources humaines.
Pour autant les évolutions en cours appellent à un nouveau leadership, ce leadership humaniste, le leadership noble fondé sur des valeurs et des comportements mobilisateurs, nourrissants, enrichissants.
L’enjeux marketing des prochains mois et des prochaines années est à mon sens un enjeux de leadership.
Leadership de la marque, de la communication, des produits, mais aussi leadership de gestion des ressources humaines.
Pas un leadership de l’ego construit sur des images, sur le paraître, sur la manipulation, pas un leadership qui met en avant des personnes sur des couvertures de magazine, qui étale les fortunes des uns pour faire rêver les autres, pas un leadership de petits chefs en mal de pouvoir ou de reconnaissance, un leadership qui possède de la profondeur, des valeurs.
Le marketing a l’écoute du marché, des tendances, des mouvances, le marketing créatif et mobilisateur, le marketing organisateur et producteur de richesses se doit aujourd’hui de développer, de mettre en place et d’utiliser un leadership noble.
Ce marketing intimement lié à un leadership noble possédera les moyens de faire évoluer les organisations en leur sein, de faire évoluer les cultures d’entreprises, de faire évoluer les modes de pensée et les comportements tout comme il fait évoluer les produits, les images, les marchés.
Les premiers touchés par cette transformation vont être toutes les personnes dites en «front line» c’est à dire en contact direct avec le client et les premiers responsables qui devront en assumer la responsabilité sont leur encadrement.
L’alliance du marketing et du leadership c’est la naissance d’un marketing RH, la création d’un nouveau centre de pilotage de l’entreprise, le partage des compétences entre les RH et le marketing.
Les experts de ces 2 disciplines ont entre les mains l’âme de l’entreprise, les agences de communication et de publicité qui vont survivre posséderont cette expertise et seuls les vrais leaders nobles et convaincus vont gagner cette situation qui n’est pas une nouvelle guerre mais bien plus la construction d’une histoire d’amour.
On ne sauve pas le monde en faisant la guerre, en créant des lois, en imposant des processus.
Seuls les vrais leaders ont traversé les époques.
Ce sont toujours les cultures les plus fortes, donc les plus valorisantes, les plus enrichissantes humainement qui finissent par l’emporter.
Exploitons le marketing pour créer un vrai leadership !
Didier Reinach
Pas de commentairesCulture et valeurs sources de profits…
Juste une vidéo….
cliquez sur le lien
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Merci à Benjamin Bélair et à Sergio de Minicis pour leur travail et leur inspiration.
Didier Reinach
1-514-349-9685
Pas de commentairesActionnaires et salariés… même combat ?
Le président dit : il faut changer nos habitudes et faire évoluer la culture d’entreprise, notre façon de penser.
Les VP pensent : Normal il est nouveau, pas grave dans 5 ans il partira ailleurs.
L’encadrement se dit : à 5 ans de la retraite il est urgent de ne pas prendre de risques.
Les employés eux sont d’accord avec le président.
Chercher l’erreur !
Les analyses démontrent que la plupart des employés font bien leur travail et aimeraient le faire dans de meilleures conditions. En clair que l’encadrement leur fasse confiance et qu’il les encourage, qu’il les reconnaissent et les écoute.
Bien des employés estiment qu’ils pourraient faire mieux et plus si on leur en donnait la possibilité… Mais à quoi bon quand la hiérarchie ne montre pas l’exemple et ne donne pas envie et parfois même bloque le système.
En bref le déficit de l’encadrement est l’une des principales cause de statisme, de sclérose et de non performance.
Il y a ceux qui partent en retraite bientôt et ceux qui arrivent sans être formés au rôle fondamental de manager-leader.
Il semblerait qu’à peine 20% de ceux qui occupent des postes d’encadrement puissent faire leur métier dans de bonnes conditions.
Les arguments ?
Ils sont noyés dans les réunions, les rapports, les planifications, les jeux de pouvoir…
Imaginons un coach sportif qui passerait sont temps dans ce type d’activités ?
Je me demande si les actionnaires et les commanditaires d’une équipe sportive accepteraient longtemps un tel déficit d’encadrement et de leadership… Pour autant les actionnaires des entreprises eux s’en contentent.
Je pense qu’un de ces jours, il va falloir que les employés communiquent directement avec les actionnaires pour leur expliquer le fabuleux manque à gagner.
Alors ?
Actionnaires et salariés ?
Même combat ?
Pourquoi pas ?
Et si les actionnaires eux-mêmes faisaient l’audit RH de leurs investissements ?
Et si les primes de l’encadrement étaient calculées sur les évaluations faites à leur sujet par les employés?
Avec des idées de ce genre, je vais encore me faire des amis…!!!
Didier Reinach
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